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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:54

TGV 150Après plus de 200 heures de réunion et 60 séances de travail, les 4 commissions des "Assises ferroviaires" ont présenté, jeudi 15 décembre 2011, leurs recommandations pour la modernisation du secteur ferroviaire français.


Les travaux des 4 commissions

Commission n°1 : "Le ferroviaire français au cœur de l’Europe" présidée par Gilles SAVARY

Le principe d’une ouverture progressive et maîtrisée du transport ferroviaire de voyageurs à la concurrence a été acté selon le dispositif suivant, conformément aux préconisations de la commission :

  • La préparation d’une loi fondatrice dans le ferroviaire, pour permettre aux autorités organisatrices qui le souhaiteraient -la région pour les Train Express Régional (TER) et l’Etat pour les Trains d’Equilibre du Territoire (TET)- de mettre en concurrence l’exploitation de tout ou partie de leurs lignes voyageurs. l’Etat pourrait par exemple ouvrir à la concurrence quelques lignes TET, à l’issue de la convention actuelle qui le lie à la SNCF.
  • Dans la perspective de cette ouverture, l’élaboration d’un cadre social harmonisé pour les employés du ferroviaire sera engagée, afin de garantir une compétition équitable entre les opérateurs ferroviaires. Dans ce cadre, Monsieur Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, président de la section sociale du Conseil d’Etat poursuivra la mission que le Gouvernement lui a confiée afin de préciser les voies et moyens de construction de ce cadre social.
  • L’ouverture de négociations par les partenaires sociaux pour aboutir à une convention collective des salariés du transport ferroviaire de voyageurs.
  • L’ouverture à la concurrence du TGV pourrait s’envisager ultérieurement. Le Gouvernement pourrait alors se prononcer sur cette date dès qu’un accord politique sur le 4ème paquet ferroviaire aura été trouvé, probablement en 2013.
  • S’agissant de l’Ile-de-France, le système est actuellement trop complexe pour envisager une ouverture à brève échéance : les ministres ont souligné la priorité de traiter au préalable des questions organisationnelles pour améliorer à très court terme la qualité de service, comme l’a demandé le Président de la République, Nicolas SARKOZY dans son discours le 5 décembre au CNIT.

Commission n°2 : "La gouvernance du système ferroviaire" présidée par Véronique MORALI.

  • Demande aux services de l’Etat en lien avec la SNCF et RFF de remettre au Gouvernement au printemps 2012, un projet opérationnel d’unification du gestionnaire du Réseau Ferré National, rassemblant tout ou partie des fonctions exercées actuellement par RFF, l’ensemble de la DCF et de SNCF INFRA.

Ce projet sera soumis pour concertation aux entreprises ferroviaires, aux autorités organisatrices de transport et à l’ARAF et alimentera le modèle que devra défendre la France à Bruxelles au printemps dans le cadre de la préparation d’une nouvelle directive européenne ouvrant le transport ferroviaire à la concurrence.

  • Confirmation de la réforme de la gestion des gares : un décret, qui vient de recueillir l’accord du Conseil d’Etat, sera signé rapidement.

Commission n°3 : "L’économie du ferroviaire" présidée par Nicolas BAVEREZ.

Ce groupe de travail a permis une prise de conscience collective des enjeux de financement du système ferroviaire. Elle appelle à des décisions fortes et coordonnées afin de mettre fin au déséquilibre financier actuel, qui s’élève à plus d’un milliard d’euros. Pour y parvenir les axes de travail suivants ont été retenus :

  • Repenser l’offre ferroviaire sur le territoire afin de rendre plus complémentaires les offres TGV, TET, TER ainsi que les dessertes en car, selon leur domaine de pertinence économique et écologique. Cette réflexion devra démarrer en 2012 et devra associer l’Etat, les collectivités territoriales ainsi que SNCF et RFF.
  • Donner une priorité absolue à l’entretien et à la rénovation du réseau et poursuivre l’effort sans précédent entrepris par le Gouvernement sur le réseau ferré national.
  • Engager une hiérarchisation dans le temps des grands projets ferroviaires figurant au SNIT, compatible avec les contraintes à court et moyen terme des finances publiques.
  • Aider la SNCF et les grands industriels à rester des champions nationaux et internationaux du ferroviaire : en soutenant l’amélioration de leur productivité, créant les conditions de la croissance.
  • Déléguer des compétences tarifaires aux régions ainsi que fixer une trajectoire d’évolution modérée des péages d’infrastructures dans le temps afin de permettre à chacun de construire une vision industrielle de long terme.

Commission n°4 : "La filière ferroviaire française" présidée par Bruno ANGLES.

  • Création de Fer de France, une structure de coopération et de structuration de la filière ferroviaire française. Elle regroupera les constructeurs de matériel, l’ingénierie, les entreprises de travaux publics, les autorités organisatrices, les opérateurs, les gestionnaires d’infrastructure…

Elle permettra notamment de favoriser les solutions « exportables » en matière d’infrastructure et de matériels roulants pour promouvoir les intérêts commerciaux de la filière à l’export, de définir les priorités en matière de R&D pour concevoir des solutions de transport intégrées innovantes, écologiques et sûres, de faciliter le développement des Entreprises de Taille Intermédiaires (ETI) dans les segments identifiés comme stratégiques.

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:50

TGV_1115.jpgLe 15 décembre dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et des Transports, a clôturé les Assises du ferroviaire.
 

Les quatre commissions ont rendu leur rapport sur les thèmes suivants : « le ferroviaire français au cœur de l’Europe », « la gouvernance du système ferroviaire », « l’économie du ferroviaire » et « la filière ferroviaire française ». La ministre a mis l’accent sur quatre grandes mesures.

Une ouverture à la concurrence « progressive et maîtrisée »

Elle prévoit une loi fondatrice pour engager une ouverture à la concurrence « progressive et maîtrisée » du transport ferroviaire. L’Etat, les Régions et les autorités organisatrices pourront ainsi recourir à la concurrence « pour tout ou partie de leurs lignes ». Celle des TGV et des trains franciliens pourrait s’envisager ultérieurement. Le gouvernement élaborera dans cette perspective un « cadre social harmonisé » pour les employés du secteur.

Une nouvelle gouvernance au printemps

En matière de gouvernance, RFF et la SNCF remettront au gouvernement le printemps prochain un « projet opérationnel d’unification » des différents acteurs de la gestion du réseau (RFF, la direction de la Circulation ferroviaire et SNCF Infrastructures). Les entreprises ferroviaires, les autorités organisatrices et l’Araf seront concertées sur ce projet. Celui-ci alimentera le modèle proposé à Bruxelles pour la rédaction de la nouvelle circulaire européenne relative à l’ouverture à la concurrence.

Priorité à la rénovation du réseau

Pour répondre au déséquilibre financier actuel (1 Md d’euros), l’entretien et la rénovation du réseau constituent « la priorité absolue » du gouvernement. Les grands projets ferroviaires seront hiérarchisés dans le temps, selon les contraintes de financements publics. Par ailleurs, le gouvernement entend aider la SNCF et les grands industriels à rester « des champions nationaux » en améliorant leur productivité et en créant « les conditions de la croissance ».

Création de « Fer de France »

Et pour renforcer la filière ferroviaire française, le gouvernement annoncé la création d’une structure de coopération et de structuration du secteur, « Fer de France ». Elle regroupera les autorités organisatrices et les acteurs de l’ingénierie, de la construction, des travaux publics, qui réfléchiront ensemble aux solutions innovantes « exportables » dans le monde.

RFF

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:27

region-01.jpgLa région Midi-Pyrénées a voté ce jeudi 22 décembre le budget pour l’année 2012. En légère augmentation, il s’établit à 1,17 milliard d’euros. "Un budget rigoureux et non un budget de rigueur", a insisté Martin Malvy, président du Conseil régional. Mais le président du Conseil régional prévient déjà que le budget 2013 sera difficile à boucler.

Les élus régionaux de Midi-Pyrénées se sont réunis ce jeudi 22 décembre en Assemblée plénière, sous la présidence de Martin Malvy. Objectif pour ce dernier rendez-vous de l'année 2011, le vote du budget 2012. Ce budget 2012 s’établit à 1,17 milliard d’euros, contre 1, 151 milliard d’euros en 2011. 430,1 millions d’euros seront consacrés à l’éducation, à la formation et à l’enseignement supérieur, 126 millions d’euros à la recherche et à l'innovation, à l’économie et à l’emploi, 315,2 millions d’euros au développement durable et aux transports et 97,6 millions à l’aménagement, l’animation des territoires et l’effort de solidarité.

Martin Malvy a souligné « l’ambition de ce budget, qui nous permettra de tenir tous nos engagements. Dire ce que l’on fera, faire ce que l’on a dit. Ce n’est pas l’exemple qui nous vient du sommet de l’Etat, particulièrement ces cinq dernières années. »

Alors que l’Etat français connaît une importante crise budgétaire, le président du Conseil régional préfère insister sur le faible taux d’endettement de Midi-Pyrénées : « Notre gestion rigoureuse nous permet d’être la deuxième région la moins endettée de France, 103€ par habitant pour une moyenne nationale de 241 € par habitant. »

Côté investissement, Martin Malvy a souligné que « malgré des recettes stagnantes, nous resterons dans le peloton de tête des 5 régions qui investissent le plus : 154 € par habitant en 2011. Les dépenses de fonctionnement ne progresseront que de 1,9 %. Cette dernière hausse n’est due qu’à des hausses mécaniques, dont les coûts en énergie pour les lycées, ou le fonctionnement des TER, alors que les dépenses de fonctionnement du Conseil régional lui-même baissent cette année encore de 2%. » Et d’ajouter : « Par habitant, nous sommes également la première région en matière d’investissements dans les lycées pour la période 2001-2009, la première en matière d’enseignement supérieur, la première dans le secteur des transports. »

Le budget 2013 sera plus difficile à boucler
Martin Malvy assure que cette légère hausse du budget se fera sans dégrader l’autofinancement qui permet aujourd’hui de financer les dépenses d’investissement. « La région conserve 250 millions d’autofinancement brut, assure l’ancien ministre. Je connais dix régions ayant un autofinancement inférieur à 100 millions d’euros. » Mais le président du Conseil régional prévient déjà que le budget 2013 sera plus difficile à boucler si « nos ressources venaient à diminuer encore et nos compétences augmenter ».

Dans ce budget 2012, 19,9 millions d’euros sont inscrits pour le financement de la LGV Tours-Bordeaux. Mais Martin Malvy prévient déjà : « si le gouvernement devait renoncer au projet de TGV, nous interromprions nos paiements et demanderions le remboursement des sommes versées. »

Gérard Trémège s’abstient
L’opposition menée par Gérard Trémège, maire de Tarbes, a décidé de s’abstenir concernant le vote du budget 2012. « L’investissement d’aujourd’hui, c’est le contribuable d’hier qui le paie, indique Gérard Trémège. Il y a des efforts maintenus dans le domaine des transports ou dans l’enseignement. Mais la région peut mieux faire en matière de développement économique. » L'élu fait remarquer que des chefs d’entreprise ne trouvent pas de financement pour leurs projets. « Tout le monde ne bénéficie pas comme la région de taux d’intérêts faibles pour leur emprunt, souligne Gérard Trémège. Il y a même des collectivités locales ayant du mal à trouver des prêts de la part des banques. » C’est pourquoi le vice-président du parti radical valoisien milite en faveur d’une agence régionale unique : « Ubifrance, réseaux de chambres de commerce et d’industrie, région… il y a une concurrence effrénée entre l’ensemble des organismes existants pour accompagner les entreprises dans leur développement à l’export. Cette profusion et cette confusion entraînent pour les entreprises françaises des pertes de part de marché à l’export. »

Les élus ont adopté le budget à 69 voix pour, 9 abstentions du groupe "Républicains et Territoires" issu de l'UMP et 13 voix contre.

Objectif News

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 18:03
TGV_1114.jpgLe président de la Région, Martin Malvy prévient. Il cessera de payer si la ligne n'est pas prolongée vers Toulouse.

Devant les difficultés financières de l'Etat, la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet aurait l'intention de demander une évaluation de la pertinence socio-économique des prochaines lignes à grande vitesse.
Si le tronçon Bordeaux-Toulouse devait être remis en cause, le socialiste Martin Malvy s'est dit prêt à exiger le remboursement de son argent.

 

Tours-Bordeaux ne serait pas concerné. Mais l'information a suscité l'inquiétude dans le Sud-Ouest parmi les collectivités qui ont accepté de participé au financement de Tours-Bordeaux. Ce maillon doit ensuite être prolongé par trois branches distinctes : vers Limoges (à partir de Poitiers), au sud de Bordeaux vers l'Espagne via le Pays basque et vers Toulouse.

 

" Nous avons été les enfants sages. On nous a dit : si vous voulez l'avoir (la LGV à Toulouse), faudra le payer. On a accepté de le payer (...) mais qu'on ne nous prenne pas demain pour des demeurés ou des provinciaux attardés", a lancé M. Malvy ce jeudi devant l'assemblée régionale.

" Si on n'a pas la garantie que le tracé se poursuit, s'il devait être interrompu à Bordeaux ou décalé dans le temps, je vous proposerais d'arrêter immédiatement le versement de nos paiements", a-t-il dit. M. Malvy a ajouté ensuite, en marge de la session, qu'il demanderait aussi " le remboursement de ce qui a déjà été versé, comme je l'avais fait et obtenu devant les tribunaux lorsque le gouvernement avait renoncé au Pendulaire entre Paris et Toulouse par Limoges après nous avoir amenés à en financer les études ".

Midi-Pyrénées s'est engagée à hauteur de 102 millions d'euros dans la construction de Tours-Bordeaux, chiffrée à 6,7 milliards (en euros constants).

>> consulter le site de RRF pour les informations sur la ligne LGV

>> le site du ministère de l'écologie du développement durable et des transports pour le détail sur les 3 tronçons

France3 Aquitaine
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Publié par Pascale Binet
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:56

TGV 150Les élus charentais ne sont pas les seuls à menacer de suspendre le financement de la LGV, le président PS de Midi-Pyrénées Martin Malvy a prévenu, lui aussi, jeudi le gouvernement que la région cesserait immédiatement de payer pour la LGV Tours-Bordeaux et exigerait le remboursement de son argent si la prolongation ultérieure de la ligne vers Toulouse était remise en cause.

M. Malvy s'est dit prêt à saisir les tribunaux dans une telle éventualité.

Il réagissait aux informations selon lesquelles la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, devant les difficultés financières de l'Etat et des collectivités, a l'intention de demander une évaluation de la pertinence socio-économique des prochaines lignes à grande vitesse.

Tours-Bordeaux ne serait pas concerné. Mais l'information a suscité l'inquiétude dans le Sud-Ouest parmi les collectivités qui ont accepté de participer au financement de Tours-Bordeaux parce que ce maillon doit ensuite être prolongé de trois branches distinctes: vers Limoges (à partir de Poitiers) et (au sud de Bordeaux) vers l'Espagne via le Pays basque d'une part, vers Toulouse d'autre part.

"Nous avons été les enfants sages. On nous a dit: si vous voulez l'avoir (la LGV à Toulouse), faudra le payer. On a accepté de le payer (...) mais qu'on ne nous prenne pas demain pour des demeurés ou des provinciaux attardés", a lancé M. Malvy devant l'assemblée régionale.

"Si on n'a pas la garantie que le tracé se poursuit, s'il devait être interrompu à Bordeaux ou décalé dans le temps, je vous proposerais d'arrêter immédiatement le versement de nos paiements", a-t-il dit.

M. Malvy a ajouté ensuite, en marge de la session, qu'il demanderait aussi "le remboursement de ce qui a déjà été versé, comme je l'avais fait et obtenu devant les tribunaux lorsque le gouvernement avait renoncé au Pendulaire entre Paris et Toulouse par Limoges après nous avoir amenés à en financer les études".

Midi-Pyrénées s'est engagée à hauteur de 102 millions d'euros dans la construction de Tours-Bordeaux, chiffrée à 6,7 milliards (en euros constants).
La Charente Libre

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:53

TGV_1113.jpgClément, Romain, Quentin suivent la formation en alternance aux métiers du BTP de la Cifop, ouverte à la rentrée, pour répondre aux besoins en main-d'oeuvre du chantier de la ligne à grande vitesse.

Sept cents mètres de long, 32 piles de pont. L'ouvrage est considérable. Les pros du BTP parlent d'une estacade, «c'est comme un viaduc mais moins haut». Il enjambera la Boëme, petit affluent de la Charente, du côté de Roullet. «Trois ans de travaux sont prévus» croit savoir Clément Bodinaud, qui a intégré la formation «responsable de chantier BTP par apprentissage» ouverte à la Cifop à la rentrée.

Le jeune Angoumoisin de 18 ans, titulaire d'un bac S, «attiré par les métiers du BTP», alterne cours à l'école et formation pratique chez Cosea, le constructeur. «Je voulais faire de l'alternance. Pour moi, c'est le meilleur apprentissage» lâche celui qui de longue date s'est «intéressé aux ouvrages d'art».

À l'école, il apprend «la résistance des matériaux, les maths, l'anglais.» En entreprise, il a fait des «travaux de métré». «On calcule les volumes pour le béton, le matériel. On fait les relevés d'eau par rapport à la nappe phréatique.» Basé au siège à Poitiers, il prendra ses quartiers à Roullet au lancement du chantier.

La LGV pour rebondir

Son camarade Romain Meersschaert travaille, lui, sur les sections 12 et 13 de la LGV, une bande de 45 km, de Roullet en direction du sud. «Je travaille sur les ouvrages d'arts, les ponts rails, les ponts routes, tous les franchissements» raconte avec enthousiasme le jeune homme de 21 ans, originaire de Champniers, qui souhaite rebondir après une formation de plombier et quelques mois de galère. «J'ai entendu parler de cette formation et de la LGV, c'est le chantier du siècle.»

En attendant le démarrage «au printemps 2012», il découvre la «topographie».

Bac électro-technique en poche, Quentin de Braquilanges, 19 ans, domicilié à Puymoyen, a choisi de se réorienter. «Je ne me voyais pas faire de l'électricité toute ma vie.» C'est en se rendant aux portes ouvertes de la Cifop qu'il a «par hasard» eu vent de la formation BTP. Le voilà investi dans le chantier LGV. «Dans le terrassement.»

L'avenir, tous y pensent fortement. «J'aimerais entrer au Cesi (Ecole d'ingénieurs en alternance) d'Angoulême» confie Clément Bodinaud qui se verrait bien continuer chez Cosea «pour la LGV au sud de Bordeaux». «S'ils nous proposent un CDI et une bonne paye, pourquoi pas! C'est un grand groupe» sourit Romain Meersschaert, amoureux de ballon rond, joueur à Champniers, qui se prend à rêver de travailler «pour la rénovation des stades» du championnat d'Europe 2016 en France. Il n'exclut pas non plus une poursuite d'études «au Cesi». «Tant que je peux poursuivre, je le fais.» «Le Cesi, ça peut m'intéresser» pense Quentin de Braquilanges. Marc Loebl, directeur de l'école d'ingénieur d'Angoulême, est ravi: «Cette formation, c'est une rampe de lancement avec le Cesi.»

La Charente Libre

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:38

TGV_1112.jpgDans la série des réactions provoquées par le pavé de la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet dans la mare déjà agitée du débat sur la « pertinence » des projets de ligne à grande vitesse, la dernière saillie en date est à mettre au crédit du duo Girardi-Faucon-Lambert. Les coprésidents de l'association d'élus ALTernatives LGV disent bien sûr oui à ce « moratoire. La priorité absolue est la modernisation des lignes ferroviaires existantes. C'est exactement nos arguments ! »

Vendredi, à Fargues-sur-Ourbise (18 heures), ALTernatives LGV présente aux élus cette étude à 60 000 € (*) qui va dans le sens de ce que les opposants disent depuis près de deux ans : la Bordeaux-Toulouse en LGV est trop chère, entre 7 et 8 milliards, 130 millions d'€ pour le seul conseil général (avec le tronçon Tours-Bordeaux). Raymond Girardi se souvient de 2002. « On avait voté près de 4 millions d'€ pour ce Tours-Bordeaux, on vient de voter 34 millions ! Et on entend RFF dire qu'on connaîtra le coût global à la fin des travaux. C'est inquiétant

[…] On demande au conseil général de voter contre. Le faux rêve est en train de s'effondrer. » La solution préconisée par les anti-LGV atteint les 2,7 milliards avec la rectification des tronçons Port Sainte-Marie et Moissac, 1,5 milliard sans. ALTernatives LGV maintient aussi qu'aménager les lignes existantes ne ferait perdre que six minutes par rapport à la LGV, et dix-sept sans la rectification de ces mêmes tronçons. « Dire qu'on ne peut aller à plus de 140 km/h de moyenne est un mensonge grotesque » affirme R. Girardi, en réponse à RFF « même si l'on sait qu'effectivement on ne peut pas atteindre les 240 km/h de moyenne d'une ligne à grande vitesse[…] Je pensais d'ailleurs que les voies existantes feraient mieux en matière de vitesse. Preuve qu'on n'avait pas tout à fait raison… ». ALTernatives LGV avait « une intuition, des arguments approximatifs confirmés avec précision par les techniciens. »ALTternatives LGV attend dans les prochaines semaines un volet complémentaire de l'étude, concernant la fréquentation commerciale de la ligne (12 arrêts annoncés à Agen). « Les voyageurs d'Auch et de Cahors iront à la gare nouvelle de Grisolles près de Montauban, pas à Agen. » L'étude doit être commercialisée elle aussi. Une centaine d'exemplaires à acheter dans les prochaines semaines. Il faut plus des trois heures annoncées entre Paris et Toulouse) à l'horizon 2 020 (ou 2 025) pour en prendre connaissance.

(*)À lire dans le détail dans une prochaine édition.

La Dépêche du Midi

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:32

TGV_1111.jpgLa région Midi-Pyrénées cessera immédiatement de payer pour la LGV Tours-Bordeaux et exigerait le remboursement de son argent si la prolongation ultérieure de la ligne vers Toulouse était remise en cause.Le président PS de Midi-Pyrénées Martin Malvy a prévenu jeudi le gouvernement que la région cesserait immédiatement de payer pour la LGV Tours-Bordeaux et exigerait le remboursement de son argent si la prolongation ultérieure de la ligne vers Toulouse était remise en cause.

M. Malvy s'est dit prêt à saisir les tribunaux dans une telle éventualité.

Il réagissait aux informations selon lesquelles la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, devant les difficultés financières de l'Etat et des collectivités, a l'intention de demander une évaluation de la pertinence socio-économique des prochaines lignes à grande vitesse.

Tours-Bordeaux ne serait pas concerné. Mais l'information a suscité l'inquiétude dans le Sud-Ouest parmi les collectivités qui ont accepté de participer au financement de Tours-Bordeaux parce que ce maillon doit ensuite être prolongé de trois branches distinctes: vers Limoges (à partir de Poitiers) et (au sud de Bordeaux) vers l'Espagne via le Pays basque d'une part, vers Toulouse d'autre part.

"Nous avons été les enfants sages. On nous a dit: si vous voulez l'avoir (la LGV à Toulouse), faudra le payer. On a accepté de le payer (...) mais qu'on ne nous prenne pas demain pour des demeurés ou des provinciaux attardés", a lancé M. Malvy devant l'assemblée régionale.

"Si on n'a pas la garantie que le tracé se poursuit, s'il devait être interrompu à Bordeaux ou décalé dans le temps, je vous proposerais d'arrêter immédiatement le versement de nos paiements", a-t-il dit.

M. Malvy a ajouté ensuite, en marge de la session, qu'il demanderait aussi "le remboursement de ce qui a déjà été versé, comme je l'avais fait et obtenu devant les tribunaux lorsque le gouvernement avait renoncé au Pendulaire entre Paris et Toulouse par Limoges après nous avoir amenés à en financer les études".

Midi-Pyrénées s'est engagée à hauteur de 102 millions d'euros dans la construction de Tours-Bordeaux, chiffrée à 6,7 milliards (en euros constants).

Le Sud Ouest

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:26

TGV_1110.jpgLes déclarations de Nathalie Kosciusko-Morizet sur la pertinence économique de la LGV suscitent des interrogations.Est-ce le début de la fin du projet LGV au sud de Bordeaux ? Impossible de répondre encore à cette question, mais force est de constater que les propos tenus par la ministre de l'Écologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, la semaine dernière lors des Assises du ferroviaire ont fait l'effet d'une bombe chez les partisans et les anti-LGV. En suggérant « de confier à une commission indépendante l'évaluation de la pertinence socio-économique des prochaines lignes à grande vitesse », la ministre a clairement sous-entendu que les projets futurs ne pourraient voir le jour que si leur rentabilité était avérée. Cette prise de position intervient quelques jours après la mise en place de l'observatoire des trafics, suite à la remise en cause des chiffres présentés par Réseau ferré de France (RFF).

Pour les militants anti-LGV, cette prise de position est une très bonne nouvelle. Car voilà des années qu'ils tirent la sonnette d'alarme en évoquant un « gouffre financier » : « La ministre touche du doigt ce que nous affirmons depuis le début : ce projet n'est pas rentable. Peut-être avions-nous raison trop tôt », raille le président du Cade, Victor Pachon.

Effet de la crise économique

Pour autant, personne n'ose croire que le dossier, chiffré en 2006 à 5,8 milliards d'euros entre Bordeaux et la frontière, va être abandonné. Dans quelques jours (9 janvier), le tracé définitif sera présenté en comité de pilotage à Bordeaux. « Nous avons en face de nous des lobbies et des politiques très puissants, dotés d'une vanité extrême », rajoute Victor Pachon.

La crise économique n'est certainement pas étrangère à ce nouveau discours gouvernemental. Pour autant, cette prise de position arrive un peu tard selon les élus basques qui militent contre la LGV, à l'instar du président de la Communauté de communes Sud Pays basque (CCSPB), Michel Hiriart : « Dès le départ, ce projet aurait dû être précédé d'études indépendantes socio-économiques et de trafic. On aurait vite compris que ce projet était démesuré par rapport au service rendu. » Dans quelques jours, la CCSPB va mettre en ligne l'étude commandée au cabinet suisse indépendant Citec. « Il y a un énorme décalage entre les chiffres annoncés par l'Espagne et la France sur le fret », prévient l'élu.

Depuis le début favorable à la construction de cette LGV, Max Brisson (UMP) ne trouve pourtant pas étrange que, dans la situation financière actuelle, l'État s'interroge sur la pertinence de ces grands projets qui représentent des dépenses considérables. « Mais le montage financier de la section Tours-Angoulême-Bordeaux engage l'État vis-à-vis des collectivités du sud de la région qui financent lourdement le tronçon nord. Or il y avait, de la part de l'État, un engagement de réciprocité. Chaque projet sera semble-t-il analysé à l'aune de sa nécessité. Et pour être un utilisateur régulier du chemin de fer, je peux assurer que ce projet est une nécessité, tant nous avons pris du retard au sud de Bordeaux dans le domaine de la qualité du service ferroviaire. »

MAM : « Du bon sens »

De son côté, Jean-Jacques Lasserre (sénateur Modem) ne cache pas avoir été étonné par les déclarations de NKM « que l'on est bien obligés d'écouter ». L'ancien président du Conseil général avoue avoir eu la surprise d'apprendre, la semaine dernière dans cette enceinte, que le tronçon Bordeaux-Hendaye ne serait financé que par des fonds publics.

« Il est probable que la situation financière de l'État le rende prudent. Je me suis toujours battu pour des dessertes de Bayonne et de Pau. Je crois que, dans cette ambiance de flottement de l'État, les collectivités doivent renégocier et suspendre leur participation à Tours-Angoulême-Bordeaux et bloquer les budgets sur la partie sud de la ligne. Depuis le début, je ne cesse de dire que la responsabilité des collectivités du sud ne doit s'exercer que sur cette portion du tronçon. »

La députée de la sixième circonscription, Michèle Alliot-Marie, qui s'est clairement positionnée contre ce projet, va plus loin en critiquant l'attitude des élus socialistes qui veulent défendre à tout prix le soldat LGV : « La proposition de Mme Kosciusko-Morizet est de bon sens. Les prévisions de trafic avancées pour la LGV en 2006 ont déjà dû être sensiblement baissées et ne tenaient pas compte des réalités de 2011. La crise économique européenne touche de plein fouet l'Espagne et le Portugal. Le monde arabe est plein d'incertitudes. MM. Rousset et Malvy contestent qu'on veuille évaluer la pertinence sociale et économique d'un projet. Est-ce à dire qu'ils financeraient un projet non pertinent économiquement et socialement ? »

Le Sud Ouest

collection régional USV : L’analyse réalisée en août 2010 par le Cabinet indépendant Claraco à la demande du collectif régional Union pour la Sauvegarde des Villages pointait déjà du doigt des incohérences autant sur la fonctionnalité que sur l’aspect financier d’une LGV au sud de Bordeaux. L’étude de 2011 maintenant aboutie du cabinet d’étude Claraco diligentée par des Elus du Lot et Garonne aboutit évidement au même constat et rejette l’utilité publique de cette LGV.
Selon Marc Ivaldi, économiste à la Toulouse School of Economics (TSE), spécialiste des transports, qui a participé aux Assises. « Nous préconisons qu’au-delà des 4 grands projets de LGV en cours (Tours-Bordeaux, ligne Bretagne – Pays-de-Loire, 2e phase de la ligne Est-Europe et le contournement de Nîmes et Montpellier), on soumette les prochains projets à une évaluation transparente et indépendante car nous n’avons pas assez d’infos pour juger de la pertinence de lignes supplémentaires….Personne aujourd’hui ne dispose de contre expertise. Or aujourd’hui, étant donné l’état des finances publiques, on ne peut plus se permettre de jouer à ce jeu-là. »
Pour Thierry Fourcassier porte parole du collectif régional Union pour la Sauvegarde des Villages « Si le projet « tout LGV » Bordeaux Toulouse est si rentable financièrement que certains veulent bien le laisser entendre, alors MM Rousset, Malvy, Cohen et Izard n’ont pas à craindre de soumettre ce projet à une évaluation indépendante.

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:22

TGV_1109.jpgCommandée par ALTernative LGV, l'étude révèle que le coût financier du projet Bordeaux-Toulouse est lourd face à un gain de temps évalué à 6 minutes.Aberrations. Contradictions. Exagérations. Bernard Faucon-Lambert et Raymond Girardi ne sont pas hommes à manier la langue de bois. Hier, au titre de coprésidents de l'association des élus d'ALTernative LGV (1), ils ont ouvert en grand les vannes en exposant enfin au grand jour « l'analyse comparative des options de modernisation des dessertes ferroviaires sur le tronçon Bordeaux-Toulouse ».

Réalisée par le cabinet d'études Robert Claraco et soutenue par le cabinet AC21, cette analyse, très attendue, est renforcée par les conclusions des Assises ferroviaires, rendues publiques vendredi.

Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre des Transports, a donc demandé une évaluation indépendante pour jauger la pertinence des investissements ferroviaires non engagés. En une phrase, faut-il construire le segment LGV Bordeaux-Toulouse ?

1. « Moratoire pour des raisons électoralistes »

« L'intervention de la ministre : c'est un effet d'annonce. On ne peut pas arrêter ce projet. D'où le moratoire pour des raisons électoralistes de 2012. Ça tranquillise tout le monde. En fait, la ministre réclame juste une réévaluation. Nous, nous appelons les élus comme les techniciens à sortir de leur bulle. Si les élus disent non au projet, tout s'arrêtera », commente Bernard Faucon-Lambert.

2. 2,7 milliards face à 7,2 milliards

ALTernative LGV prône le réaménagement des lignes actuelles. L'étude chiffre la différence avec le projet LGV.

« En cas de simple rénovation des voies existantes, il y a 17 minutes d'écart pour un coût de 1,5 milliard d'euros. L'écart est réduit à 6 minutes si les shunts (lignes droites) à Port-Sainte-Marie et Moissac sont réalisés. Là, le coût passe à 2,7 milliards à considérer les 7,2 milliards du projet TGV. Mais quoi qu'il arrive, il faudra réhabiliter la ligne existante pour un coût estimé à 1,5 milliard. De plus, notre projet fait gagner 37 minutes par rapport au temps actuel », explique Raymond Girardi.

3. Perte d'attractivité de la gare d'Agen

« Outre son externalisation du centre-ville, d'où sa perte d'intérêt, la nouvelle gare d'Agen perdra une autre clientèle. Les habitants de Cahors et Auch prendront le train depuis la nouvelle gare de Toulouse-Nord, c'est-à-dire à Montauban. Rappelons que 75 % des gens ne prennent jamais le TGV. Pensons d'abord à eux et donc à réhabiliter les lignes actuelles ! Aussi, le cabinet Claraco nous livrera prochainement une étude complémentaire sur le commercial pour connaître le coût réel du billet entre les deux projets. Sur l'aspect environnemental, il y aura 2 400 hectares nouveaux impactés à ajouter aux 175 hectares actuels », relève Bernard Faucon-Lambert.

Avant d'ajouter : « Quant aux retombées économiques, elles s'appuient sur des installations préexistantes à la LGV. Avec la ligne actuelle réhabilitée, le développement économique est conforté. »

4. « Le Conseil général ne doit pas financer »

ALTernative LGV demande que « le Conseil général refuse de financer le projet LGV, soit 150 000 millions d'euros, dont 34 pour le segment Tours-Bordeaux. En 2002, le Département avait été sollicité pour ce projet à hauteur de 3,8 milliards d'euros : 38 élus favorables, abstention de Guy Saint-Martin. J'étais le seul à avoir dit non », note Raymond Girardi.

(1) L'étude associe la Région, des collectifs d'élus de Lot-et-Garonne, Gironde et Tarn-et-Garonne.

Le Sud Ouest

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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