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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 11:48

bouchons.jpgLa hantise des Toulousains ? Les bouchons sur le périphérique. Jean-Luc Moudenc l'a bien compris. Pour désengorger la rocade, il remet au goût du jour le projet de deuxième anneau de circulation. Son groupe, Le Grand Toulouse ensemble, souhaite le lancement d'une étude par le Grand Toulouse, dans le cadre du plan de déplacements urbains.

 

« La situation du périphérique engorgé ne s'arrange pas ! Il faut faire quelque chose. » Face aux problèmes de la circulation et aux bouchons à répétition, Jean-Luc Moudenc, candidat UMP aux législatives et président du groupe Le Grand Toulouse Ensemble, réclame une étude par la communauté d'agglomérations. « Pour nous, il y a deux solutions à étudier. Un deuxième anneau de rocade qui capterait le trafic de transit, extérieur à la ville. Et le développement de sites d'accueil des transports en commun, bus et train » décrit-il.

Cet anneau de contournement, placé à 15 ou 20 km de Toulouse permettrait de détourner 30 000 véhicules par jour. Lorsque la question de l'environnement se pose, Jean-Luc Moudenc n'hésite pas car « si le trafic est plus fluide, il est moins polluant. » Une solution avantageuse de tous points de vue, selon l'élu.

 

Immobilisme des politiques locaux

Pour le candidat, le constat est simple. « Depuis 2003, il n'y a eu aucune étude. Sauf qu'en neuf ans, il y a eu 200 000 habitants en plus. La hausse du trafic routier est estimée à 60,5% en 2020. » Il regrette que les institutions locales actuelles ne se saisissent pas du problème. D'autant plus que le Plan de déplacements urbains entre en discussion.

« Cette semaine, les Toulousains sont inquiets. Les travaux débutent à Saint Michel, rue Pargaminière et rue Gambetta. L'accès au centre va être bouché. Donc la rocade sera encore plus encombrée » explique Jean-Luc Moudenc.

Même si son idée de deuxième anneau de périphérique ne fait pas le consensus, il persévère et souhaite « qu'on étudie le problème. Dans 10 villes françaises, comme Lille ou Strasbourg, il y a des plans de détournement de la circulation. Pourquoi Toulouse est à la traine ? »

Toulouse Infos

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Publié par Pascale Binet - dans Toulouse pour Tous
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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 10:53

TGV_1198.jpgLes souvenirs ne s'indemnisent pas. Il faut du concret, des éléments d'appréciation tangibles. Pas de la nostalgie. Alors hier, à tour de rôle, Me Di Francesco, l'avocat de Lisea, la société concessionnaire de la ligne à grande vitesse, et Me De Lacoste-Lareymondie, pour le propriétaire des lieux, ont donc listé leurs arguments sonnants et trébuchants. Le premier propose une indemnisation à hauteur de 18.000 € pour les 5 hectares avalés par le passage de la ligne et le préjudice causé par la coupure des terres en deux ensembles. « La ligne passera à 300 m de l'habitation mais elle sera enterrée. Elle est derrière une butte, rien ne sera visible de la maison », tempère l'avocat de Liséa. « Et l'on parle de bois. Et Monsieur a déjà été indemnisé pour le peuplement au moment de l'occupation temporaire du terrain. » Évidemment, l'avocat du propriétaire est loin de voir les choses du même œil. « Il y a un choc important créé par cette situation et ce morcellement. Il y avait un ensemble cohérent de 17 hectares. L'agrément n'est plus du tout le même », assure Me De Lacoste-Lareymondie. « Il y a en plus une dépréciation causée à la partie qui n'est pas expropriée. Un agent immobilier nous dit que la valeur du bien immobilier s'en trouve dépréciée à hauteur de 30 à 50 %. » Il soulève que les allées entretenues ne peuvent être indemnisées comme des parcelles plantées… Au total, il fixe le préjudice subi à 148.000 €. De son côté, le commissaire du gouvernement attend de recevoir les éléments d'évaluation pour apprécier la dépréciation avancée.

La Nouvelle République

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 10:46

TGV_1197.jpgSaint-Gervais-les-Trois-Clochers. La LGV va couper sa propriété en deux. Le juge de l’expropriation était sur place, hier, pour fixer le montant de l’indemnisation.

Une vie et des souvenirs coupés en deux. A Saint-Gervais-les-Trois-Clochers, comme dans beaucoup d'autres lieux du département, la future ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (LGV SEA) va entailler des buttes, traverser des champs et des bois et, plus rarement, prendre la place de quelques habitations.

Sur la butte du Vigneau, c'est la propriété des Laugier qui est dans le fuseau du tracé. Une saignée au cœur des bois du domaine avec un ouvrage d'art en sortie pour enjamber la route. Cinq hectares de perdu et, surtout, une fracture.

" Mon gendre veut l'appeler l'Allée LGV ! "

« Je suis coupé en deux », résume d'un ton à la fois lapidaire et non dénué d'humour le propriétaire des lieux, François Laugier. « Je suis la troisième génération. Les deux précédents propriétaires ont vécu 90 ans. La maison a été achevée en 1860. » Un pied à Angers, un pied au Vigneau, François Laugier défend son bien avec courtoisie, mais pied à pied. Hier, il fallait convaincre le juge de l'expropriation, Chantal Barral Jacob, venue spécialement sur les lieux pour un transport de justice. Une visite de terrain obligatoire en cas de désaccord quand il s'agit de fixer le montant de l'indemnité à verser à l'exproprié. En sortant du petit manoir, une grande allée grimpe vers une butte et rejoint la route reliant Châtellerault à Saint-Gervais. « La ligne à grande vitesse va couper tout cela en deux », résume Me De Lacoste-Lareymondie alors que le groupe chemine dans les bois. Cinq hectares d'un côté, sept de l'autre. La neige tourbillonne et une bise cinglante mord les oreilles. Un chevreuil passe. La nostalgie reste. « Ici, ce sont des souvenirs, les balades avec les enfants et les petits-enfants, les parties de pêche dans les deux petits étangs », raconte le propriétaire à la magistrate escortée de sa greffière. Elle note tant bien que mal, malgré le froid, les points soulignés à mesure que se déroule la visite. Un problème d'accès après la coupure du domaine en deux. Le déplacement d'un calvaire à prévoir… Et les souvenirs reviennent toujours au galop. « Une partie du site est désormais mise en culture. Il y a pas cinq ans, c'était un champ de courses. » Et le propriétaire de sortir, en plein bois, les affiches d'anciennes réunions. « Mon gendre a proposé qu'on appelle cette allée " l'Allée LGV " », raconte François Laugier. Il se soucie surtout de l'accès à la partie de ses terres qui seront situées derrière la voie ferrée. Et puis, il y a ce calvaire, qui est encore pour quelques mois dans l'alignement de l'allée au sortir du manoir. « En 2007, on m'a dit qu'on pourrait le déplacer. Je n'en suis plus si sûr. Alors je leur ai dit, prenez le socle. Je garde le bois ! » Son avocat renchérit dans l'humour : « Le calvaire, on le mettra devant la ligne. En signe d'expiation ! »

 

La Nouvelle République

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 10:21

TGV 151

 

Rapport d’information déposé en application de l’article 146 du règlement par la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, relatif à l’organisation ferroviaire dans le contexte européen et présenté par Hervé Mariton, député. « … Dans ce contexte d’impossible optimisation économique et financière, la programmation de nouvelles LGV semble dans ce contexte illusoire.

2. – Un système à bout de souffle

Au jour d’aujourd’hui, la situation se caractérise par au moins quatre effets pervers :

● Une inefficacité opérationnelle croissante : les difficultés opérationnelles ... »  lire la suite

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 09:51

TGV 150L'association layracaise « Ouvrons l'ŒIL » a tenu son assemblée en présence d'une large majorité de ses membres. Le président a, dans un premier temps, rappelé le but de l'association : sauvegarder le site de Layrac. Il a ensuite relaté le nombre important de rendez-vous et réunions tant avec le préfet, le président du conseil général et le conseiller général du canton, Réseau ferré de France à 3 reprises, M. Dionis du Séjour également par 3 fois, Mme l'architecte des Bâtiments de France, M. Tandonnet, sénateur, qu'avec un membre du cabinet de Mme Kosciusko-Morizet.

Comme l'association le demandait depuis plusieurs mois, une commission extra-municipale sur le sujet de la LGV Bordeaux-Toulouse a été créée par la municipalité courant janvier 2012. L'intégration officielle de l'association dans cette structure a été saluée. Le président a rappelé que l'association gardait malgré tout sa totale indépendance, ainsi que sa liberté de paroles et d'actions. Un long et fructueux dialogue s'est ensuite instauré portant sur les points forts à développer pour influer sur la décision de la ministre :

Les risques liés aux inondations avec la construction du remblai, le surcoût financier du tracé retenu par le COPIL du 9 janvier 2012, les conditions controversées du vote du conseil communautaire de la CAA le 30 juin dernier.

L'association est contactable par courriel : ouvronsloeil@orange.fr

Pour tous renseignements, contacts ou adhésions, tél. 06 08 68 72 08.

La Dépêche du Midi

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:19

Sarkozy-27.jpgMardi 7 février 2012 : le président de la République s’est rendu à Lavaur dans le Tarn pour un déplacement consacré à la politique familiale. Le chef de l'Etat a visité la crèche « Les bouts de choux ». Il a évoqué à cette occasion le plan 2008-2012 de création de 200 000 solutions de garde supplémentaires pour la petite enfance, et la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. A l'issue de cette visite, le président de la République s'est entretenu avec des parents, des associations familiales et des professionnels de la petite enfance, à la mairie de Lavaur. Puis il s’est rendu à la Halle d'Occitanie pour y prononcer un discours sur l'avenir de la politique familiale.

 

DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

 

 

Mesdames les Ministres,
Monsieur le député-maire, cher Bernard,
Mesdames et Messieurs,

Si je suis aujourd'hui à LAVAUR, ce n'est pas pour détailler un programme et ce n'est pas pour dresser un bilan.
Si je suis venu ici aujourd'hui, c'est pour vous parler de l'avenir de la France.
« Il n'est de richesse que d'hommes » écrivait au XVIème siècle l'humaniste Jean BODIN, permettez-moi d'ajouter qu'il n'est de promesse d'avenir pour un peuple et pour une Nation que les enfants qui naissent et qui grandissent sur son sol.
Des empires ont été détruits faute d'enfants.
Des civilisations brillantes se sont effondrées faute d'enfants.
De vieilles nations s'abîment aujourd'hui dans le déclin, faute d'enfants.

Il n'est de richesse que d'hommes et la seule et unique source de cette richesse, ce sont les familles, d'abord les familles et toujours les familles.
C'est aux familles qui composent la première cellule de notre immense corps social que la France doit sa richesse et son dynamisme depuis des siècles.

La France est forte car la France est d'abord forte de sa démographie. La démographie française fait l'étonnement d'une Europe vieillissante.

La vitalité de notre démographie est même aujourd'hui supérieure à celle de pays de vieille tradition catholique comme l'Espagne ou l'Italie qui étaient connus, il y a encore trente ans, pour leur forte natalité. Dans un peu plus de trente ans, la population française dépassera la population de l'Allemagne et nous serons le premier pays d'Europe en termes d'importance de sa population.

Ainsi, notre pays n'est pas loin de retrouver au XXIème siècle la place qui était la sienne au XVIIème siècle, quand la France de Louis XIV était le royaume le plus peuplé d'Europe occidentale. Pendant près de deux siècles, la prépondérance démographique de la France fut à l'origine de la puissance de notre pays et de son rayonnement.

Cette embellie démographique, nous la devons aux familles de notre pays car, contrairement à ce que certains, avec les arrière-pensées qu'on imagine, aiment à faire croire, la croissance de la population française est due à sa croissance naturelle, non à l'immigration. Il faut rappeler cette vérité, car c'est une vérité.

Le principal gisement de cette croissance, sans laquelle il n'est pas de croissance du tout, c'est au cœur des familles qu'il se trouve.
En France, chaque femme donne naissance, en moyenne, à plus de deux enfants.
Un pays où l'on fait des enfants est un pays qui a l'avenir devant lui car il fait le plus beau des investissements, l'investissement dans la vie.
Cet investissement a un sens qui nous dépasse puisqu'il va au-delà des limites de notre propre existence.

Avoir des enfants, les élever et les voir partir, c'est le sens de la vie.
C'est l'investissement le moins égoïste, c'est l'investissement le plus gratuit, et évidemment c'est celui auquel nous sommes le plus viscéralement attachés. Ce choix de l'enfant, des centaines de milliers de couples et de familles le font tous les ans en France, malgré la crise, malgré le chômage, malgré les incertitudes d'un monde sans cesse bouleversé. Les familles le font malgré les difficultés que nos vies contemporaines opposent souvent à la construction d'une famille.

Ce choix, pourtant, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que les Françaises puissent le faire en toute liberté sans avoir à sacrifier leur vie professionnelle à leur vie de famille. Je dis les Françaises, car même si les mentalités changent, et c'est heureux, force est de constater que ce sont les Françaises qui assument encore aujourd'hui l'essentiel des tâches familiales.
C'est donc avant tout pour elles que nous avons créé en cinq ans 200 000 places supplémentaires de gardes d'enfants.

C'est pour elles que nous avons adopté des mesures d'aide à l'installation des assistants maternels qui bénéficient de prêts à taux zéro pour adapter et sécuriser leurs logements.

La force et l'honneur de la France, c'est d'avoir tout à la fois, un taux de natalité que l'Europe nous envie et dans le même temps, un taux d'activité professionnelle féminin de 85%. Preuve qu'en France la famille n'enferme pas les femmes à la maison.

Malgré la crise, les Français ne freinent pas les naissances. En 2011, il est né, en France, 40 000 enfants de plus qu'en 2002. Nous avons gagné en dix ans l'équivalent d'une ville moyenne de notre pays. Ces chiffres passent régulièrement inaperçus, ils sont pourtant absolument spectaculaires !

Les Français n'envisagent pas la famille sans enfants et les couples qui malheureusement ne peuvent pas en avoir attendent des pouvoirs publics qu'ils les accompagnent mieux dans cette autre forme de gestation qu'est l'adoption.

A ces investisseurs de l'avenir, à ces « aventuriers des temps modernes », aurait dit Charles PÉGUY, à ces familles, je suis venu dire le soutien complet de l'Etat et l'admiration personnelle que je leur porte. La France doit beaucoup à ses familles, la France leur doit sa vitalité, mais j'irai plus loin, la France doit aux familles françaises sa continuité. Une continuité démographique, mais je veux dire aussi une continuité culturelle et une continuité historique, car si la France existe en tant que Nation, c'est que les Français partagent une Histoire commune. Cette Histoire, elle est transmise par l'École, mais elle est aussi transmise par la famille.

Personne n'a jamais dit mieux que Victor HUGO cette réalité : « L'éducation, c'est la famille qui la donne ; l'instruction c'est l'État qui la doit. ». Victor HUGO ! Je pense qu'on n'a rien dit de mieux sur le sujet.

Mais, mes chers compatriotes, il ne peut pas y avoir de mémoire collective sans mémoire familiale, c'est une idée à laquelle je crois beaucoup. La première étape de la mémoire collective, c'est la mémoire familiale. Et c'est bien la famille qui est le lieu par excellence de la transmission de la mémoire collective.
C'est parce que plusieurs générations coexistent au sein d'une même famille, même si aujourd'hui la distance géographique est devenue une contrainte de la vie familiale, c'est parce que plusieurs générations coexistent au sein d'une même famille, que l'identité de la France se forge et se transmet sur la très longue durée.

C'est au cœur de la famille que se transmettent d'abord les valeurs d'un peuple. C'est au sein de ce creuset familial qu'émergent les consciences, que l'on apprend à distinguer des choses aussi sensibles que le bien du mal, que l'on apprend à faire la différence entre ce qui se fait et ce qui ne doit pas se faire pas, que l'on découvre ce qui est interdit et ce qui ne l'est pas. C'est au cœur de la famille que l'on découvre cela.

Pour le dire clairement c'est au sein de la famille que se transmettent ces valeurs morales qui sont le préalable à toute vie sociale. Que la famille se désagrège, que l'autorité parentale s'émousse et alors ce sont les repères de toute une génération qui disparaitront. Or, mes chers compatriotes, sans repère, on ne peut pas obtenir le respect des règles qui permettent la vie en collectivité. Il y a un sens à tout cela. Le respect des règles, c'est parce qu'on a des repères, et les repères, ils s'acquièrent dans la famille.

Ainsi, les familles donnent la vie, transmettent des valeurs, transmettent une identité, mais elles structurent la société elle-même.

Lorsqu'un couple fonde une famille et fait des enfants, non seulement il entreprend de se survivre mais, au-delà de lui-même, ce couple perpétue la Nation, ce couple façonne une identité, ce couple insuffle des valeurs à la Nation dont il est membre.

Ce choix de donner la vie, car aujourd'hui c'est pour la plus grande majorité des femmes un choix parfaitement libre -- et c'est tant mieux, je soutiens cette liberté -- parfaitement libre et donc parfaitement assumé, c'est un choix courageux, mais c'est faire le choix de l'optimisme qui triomphe sur le pessimisme. Quand tant d'observateurs voudraient expliquer que la France est un pays menacé par le déclin et que les Français n'ont plus confiance dans l'avenir, je me dis que c'est peut-être ce que les Français disent aux sondeurs, parfois à leurs élus, mais que ce n'est pas ce qui ressort des choix familiaux. Et au fond, ne peut pas être un pays en déclin, un pays qui choisit de faire plus d'enfants, ne peut pas être un pays pessimiste, un pays qui croit à ce point en l'avenir qu'il donne la vie, c'est la plus belle réponse, non à ce que nous disons, mais à ce que nous faisons. Cela fait bien longtemps que je sais qu'il y a une différence entre ce que l'on dit et ce que font les gens.

Faire des enfants, c'est non seulement aimer la vie, mais c'est faire confiance à la vie.
Cette confiance dans notre pays, elle a une histoire, une histoire très ancienne car la France fut pendant des siècles le pays le plus peuplé du vieux continent, très loin devant ses voisins, mais elle a aussi une histoire plus récente.

L'honneur de la France, c'est d'avoir construit, depuis des décennies, une politique familiale. Nous sommes un pays pionnier, avec une politique familiale qui permet aux femmes - et aux hommes qui partagent avec elles la décision de donner la vie -- avec un cadre institutionnel stable, un cadre presque intangible, en tout cas, un cadre protecteur.

Personne ne peut comprendre ce choix politique qui faisait consensus jusqu'à présent, sans la double saignée que les deux guerres mondiales ont infligée à notre pays.
Personne ne peut comprendre cet effort consenti par un pays où tout devait être reconstruit si l'on n'a pas en mémoire les terribles classes creuses de 14-18.
Personne ne peut comprendre l'importance de la politique familiale si l'on ne garde pas en mémoire la France exsangue des années trente où les enfants étaient devenus plus rares que les anciens combattants.

Notre politique familiale est le fruit de cette histoire-là, cette histoire qui est une suite d'immenses souffrances pour les Français et pour la France.
Oublier cette histoire, c'est passer à côté de la France.

La politique familiale de notre pays est construite sur un principe simple ; nous n'avons jamais confondu la politique familiale et la politique sociale. La politique familiale s'adresse à tous les Français, tous, sans aucune distinction d'origine ou de milieu et selon un principe universel qui fait la grandeur de notre politique familiale et qui fait son efficacité.

La grandeur de notre politique familiale, c'est qu'elle ne fait aucune distinction entre les enfants.
Faut-il rappeler ici que le décret-loi du 12 novembre 1938 instituant les allocations familiales est une des dernières grandes décisions inspirées par le Front Populaire ?
La République ne regarde pas si les familles sont aisées ou si les familles sont modestes, la République reconnaît à chaque famille, et selon des modalités adaptées, un statut particulier qui permet de faciliter l'arrivée et l'éducation des enfants.

Pourquoi faudrait-il abattre cet édifice construit par près de trois générations de Français dans un formidable esprit de continuité politique ?
Au nom, mes chers compatriotes, de quel principe idéologique devrions-nous mettre un terme à une politique familiale qui est une réussite incontestée en Europe ?

La République ne fait aucune distinction entre les enfants car, pour la République, les enfants ont tous la même valeur. Et une politique familiale, c'est une politique pour encourager la natalité.

Faut-il encore rappeler, ici, que c'est la loi de finances du 31 décembre 1945 qui a institué le quotient familial ?

Cette politique familiale forte, voulue par tous les partis politiques au sortir de la dernière guerre, fait partie de notre héritage commun.

En tant que Président de la République, je suis le garant de nos institutions, mais je suis également le protecteur de ce pacte social qui a été passé entre le peuple français et toutes les organisations politiques et familiales de notre pays.

Hier encore, j'étais avec la Chancelière MERKEL. Nous discutions de la nécessaire convergence entre nos deux pays. Savez-vous quel exemple lui est venu spontanément à l'esprit lorsqu'on lui a demandé dans quel domaine l'Allemagne devait s'inspirer de l'exemple français ? La Chancelière MERKEL a répondu spontanément : «bien évidemment, nous voulons nous inspirer de votre politique familiale ». Pourquoi ce qui nous est envié par le monde entier, devrions-nous l'affaiblir alors que chacun dans le monde perçoit cette politique familiale comme un atout ?

La République ne doit prendre en compte qu'une seule chose, le nombre d'enfants que les familles lui donnent. A elle ensuite d'adapter son aide à la structure même de ces familles.
Mais dès lors que les Français décident de fonder une famille, ils ont le droit à ces prestations familiales et à ces aides fiscales.

La famille est par excellence le lieu de la gratuité et du don. La famille échappe à l'obsession matérialiste de notre société. Nous devons donc l'aider à garder ce caractère si particulier qui fait d'elle, peut-être, le dernier refuge de l'intimité et, si j'osais le mot, de la douceur.

Le principe du quotient familial, ce n'est pas d'aider les familles les plus aisées comme je l'entends dire, mais c'est de considérer que ce qu'un ménage dépense pour ses enfants participe aussi de la préparation de l'avenir de notre pays.

Et c'est pour cette simple raison qu'à revenu égal, les familles nombreuses doivent payer moins d'impôts que les autres. Je défendrai le quotient familial, parce que le quotient familial est un atout pour nos familles et donc pour notre pays.

D'ailleurs, c'est assez fascinant de voir, alors qu'il y a suffisamment de problèmes à régler dans notre pays, l'acharnement que mettent certains à vouloir détruire ce qui fonctionne dans notre pays. Franchement ! Qu'ils laissent tranquille ce qui marche ! Au nom de quoi, devrions-nous mettre en cause ce qui marche ? C'est quand même étrange : soixante ans pour mettre en place une politique familiale qui fait l'admiration du monde entier, qui permet aux femmes d'être libres, d'avoir des enfants et une activité professionnelle, pourquoi vouloir la démolir ? Pourquoi vouloir casser ? Pourquoi vouloir détruire ? Par idéologie ? Par sectarisme ? Pour faire plaisir à qui ? A ceux qui n'ont jamais cru à la famille ? Pourquoi vouloir détruire ce qui est la base de notre société ? Pourquoi le remettre en cause ? Franchement, il y a tant de sujets autres sur lesquels chacun peut exercer son imagination. Ne l'exercez pas sur ce qui marche !

J'ajoute que remettre en cause le quotient familial, puis proposer la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, alors, on aura affaibli durablement une politique fiscale intelligente qui permet aux familles des classes moyennes d'élever leurs enfants, de continuer à consommer sans avoir à sacrifier le nécessaire.

Le jour où on décourage toute une classe moyenne, en la trouvant toujours suffisamment riche pour participer à toutes les augmentations d'impôts et jamais assez pauvre pour lui permettre de participer aux allocations et au service publique, ce jour-là, on aura détruit un pays, parce qu'en détruisant des classes moyennes, on détruit le pays tout entier. Les classes moyennes, la politique familiale et le quotient familial font partie du consensus qu'il ne faut pas toucher.

J'ajoute que s'agissant des familles qui sont exonérées de l'impôt sur le revenu, elles le sont souvent d'ailleurs grâce au quotient familial. Et elles profitent évidemment comme les autres des prestations familiales et de l'ensemble des prestations sociales que l'État et les collectivités locales leurs réservent.

C'est donc bien l'ensemble de ces mécanismes sociaux et fiscaux qui font le socle de notre politique familiale universelle qu'il faut appréhender avant de prendre telle ou telle mesure de façon isolée.

Depuis cinq ans, avec François FILLON et le gouvernement, Chère Roselyne BACHELOT, Chère Claude GREFF, nous n'avons cessé de conduire une politique globale de soutien à toutes les familles.

Les 600 000 logements sociaux que nous avons construits en cinq ans.

Le droit à construire de 30% sans autre condition que de le consacrer au logement, c'est en pensant aux familles que nous l'avons décidé. Dans une période où les enfants qui entrent dans la vie adulte ont de plus en plus de mal à se loger, nous avons voulu que les propriétaires d'un pavillon, d'un petit terrain puissent construire de quoi les loger.
Le milliard et demi de revalorisation des allocations familiales, Monsieur le Président FONDARD, c'est pour les familles que nous l'avons investi.

La suppression des droits de succession pour 95% des familles françaises, sur lequel je me suis battu et pour lequel j'ai tenu, n'avait pas d'autre but que de permettre à ceux qui ont travaillé et payé des impôts toute leur vie de transmettre le fruit de cette vie de travail à leurs enfants. La famille est par définition le lieu de la transmission et nous avons voulu aider les familles à transmettre leur patrimoine. Laisser à ses enfants une maison, un appartement, un terrain, des économies, c'est le rêve de tout parent et souvent le travail de toute une vie. L'État n'a pas le droit de confisquer ce rêve. Qu'est-ce qu'il y a de plus beau dans la vie que de vouloir que ses enfants commencent un peu plus haut que l'endroit où soi-même on a commencé ? Qu'est-ce qu'il y a de plus beau dans la vie que de travailler dur en pensant que ses enfants et ses petits-enfants auront une vie moins dure que soi-même ? Quand on a travaillé dur, qu'on a payé ses impôts, au nom de quoi devrait-on interdire à ces familles de transmettre à leurs enfants le fruit du travail de toute une génération ?

L'État doit également préparer l'avenir des enfants de France. Voilà bien l'un des objectifs de la réforme des retraites : cette réforme permet aux parents d'avoir la certitude que leur retraite sera payée, mais je veux le dire aussi ici, sans cette réforme, nous aurions mis sur la tête de nos enfants une dette supplémentaire. Chaque génération, mes chers compatriotes, doit assumer sa responsabilité. Quand l'espérance de vie s'allonge, il est juste, il est légitime, il est logique de travailler plus longtemps. Si on refuse de travailler plus longtemps alors que l'espérance de vie s'allonge, nous ne faisons que reporter le prix de notre inconscience sur la tête de nos enfants ! Où est la politique familiale d'un pays qui dirait : « je n'ai pas de quoi payer les retraites mais je transmets mes dettes à la génération d'après » ? Où est la solidarité d'un pays où les parents se diraient : « peu importe ce qui se passera demain, ce sont nos enfants qui règleront les dettes » ?

C'est aussi pour cela que je souhaite modifier le financement de notre protection sociale et en particulier celui de la branche famille, je m'en suis expliqué avec les dirigeants du mouvement familial. En allégeant le coût du travail, nous préservons l'emploi en France. Et nous aidons les jeunes, parce que ce sont eux qui sont le plus pénalisés avec un coût du travail élevé.

Mais cette réforme doit se faire à recettes équivalentes pour la politique familiale, c'est un engagement que j'ai pris devant le mouvement familial. La baisse des cotisations sociales sur le travail sera compensée par l'attribution de 1,6 point de TVA et de 2 points de CSG sur les revenus du patrimoine. Ce sont des recettes dynamiques, qui garantissent que les prestations familiales de la branche famille continueront à être payées et continueront à être correctement indexées. Ce sont aussi des recettes qui font participer les importations et les hauts revenus au financement de notre protection sociale.

Là encore, Mesdames et Messieurs, mes chers compatriotes, nous ne pouvons pas accepter que continue le phénomène des délocalisations, si le prix du travail est plus cher chez nous qu'ailleurs, je ne parle pas des salaires, je parle des charges sur le travail, alors il ne faudra pas se plaindre que les emplois s'en vont ! Il faut alléger le coût du travail pour garder nos emplois. J'entends bien les critiques, mais à ceux qui critiquent, je demande : que proposez-vous ? Que les délocalisations continuent ? Votre département en a suffisamment souffert, votre région en a souffert. Un demi-million d'emplois industriels détruits dans notre pays depuis dix ans parce que les charges sur le travail sont plus lourdes en France qu'ailleurs ! Pas simplement par rapport aux Chinois ou aux Indiens, mais le double par rapport aux Allemands ! Je veux que la France reste une terre de production, je veux que l'on puisse continuer à produire en France, qu'il y ait des usines, qu'il y ait des emplois. Si le travail est plus taxé ici qu'ailleurs, comment nous plaindre que le travail s'en aille, que le travail se délocalise ? Voilà la raison de la réforme que nous avons décidée.

Si nous voulons continuer à soutenir les familles, les principes qui régissent notre politique familiale doivent rester, me semble-t-il, intangibles car ils sont un point de repère essentiel pour nos concitoyens. Pour trouver une place en crèche comme pour s'occuper de ses enfants quelques mois à la maison en mettant entre parenthèse la vie professionnelle. Pour financer quelques heures de prise en charge à domicile ou pour assumer les dépenses nouvelles liées à une naissance. C'est tout cela notre politique familiale : un appui permanent pour les familles pour mieux assumer les charges de la vie, une action concrète dans leur vie quotidienne, à proximité de chez eux, en leur offrant une solution de garde, une écoute, des conseils à travers les réseaux de soutien, ou une aide financière à un moment où on en a besoin. Les familles ont besoin de savoir que cette politique s'inscrira dans la continuité, qu'on ne va pas embaucher un emploi familial et puis le lendemain matin se retrouver avec une modification des règles de défiscalisation.

Pour autant, cela ne veut pas dire que l'État ne doit pas prendre en compte l'évolution des familles elles-mêmes. La famille française a ses permanences, mais elle a aussi beaucoup évolué depuis 1945, je le sais.
Le divorce sur l'ensemble du territoire national touche un couple sur trois. Mais la femme seule qui élève ses enfants, elle a encore plus besoin d'une politique familiale.
Les familles se recomposent et parfois plusieurs fois au cours d'une même existence.

Les familles monoparentales, chère Roselyne BACHELOT, incarnent une réalité sociale croissante. Elles représentaient 17% des familles avec enfants mineurs il y a dix ans, elles sont 21 % aujourd'hui. Dans 86 % des cas, c'est une femme seule qui élève souvent un enfant unique. Cette femme a besoin d'une politique familiale, cet enfant participe du dynamisme de la Nation, du dynamisme de la France.

Ces familles doivent être au cœur de nos préoccupations parce qu'elles sont les plus fragiles. Dès que la crise a fait ressentir ses effets, nous avons pris des mesures qui leur étaient adaptées et les familles monoparentales à faible revenu ont bénéficié d'aides renforcées avec le versement d'aides exceptionnelles.

Le nombre des mariages baisse et l'on célèbre aujourd'hui dans nos mairies cinquante mille mariages de moins qu'il y a dix ans. En revanche, le Pacte Civil de Solidarité, le PACS, ne cesse de progresser. 200 000 PACS ont été signés l'année dernière.

Inventé pour offrir un cadre juridique protecteur aux couples homosexuels, le PACS concerne aujourd'hui à plus de 95% des couples hétérosexuels offrant ainsi au concubinage une existence légale. Certains utilisent le PACS comme une sorte de contrat de fiançailles qui se termine par un mariage. D'autres, au contraire apprécient la souplesse de ce contrat dont la durée moyenne est de 3 ans.

Devant le nombre de couples qui font ce choix pour leur union, nous avons pris un certain nombre de mesures fiscales qui ont permis de réduire les inégalités entre les couples mariés et les couples pacsés. C'est le cas, par exemple, avec l'exonération des droits de succession ou la représentation du partenaire devant les juridictions.

Moi, je n'ai pas à porter de jugement sur la forme juridique que prend la famille, je veux simplement acter l'importance de ces liens forts, de ces liens durables, sur lesquels repose une solidarité que ne pourront jamais remplacer les pouvoirs publics.

Mes chers compatriotes, les contours de la famille changent. Je veux bien me faire comprendre, les contours de la famille changent. Vous-mêmes, dans vos familles, vous connaissez cela. Mais les liens de solidarité à l'intérieur de contours qui ont changé, restent indestructibles et jamais les pouvoirs publics ne pourront les remplacer. Donc ne confondons pas l'évolution juridique des familles, ne confondons pas l'évolution du contour des familles, et la force des liens qui existent dans la famille. C'est souvent un contresens que je vois dans les commentaires : au prétexte que le divorce existe, au prétexte que le PACS se développe, on parle mal de la famille. Mais c'est la même famille, je veux dire, c'est le même amour organisé différemment. Parce que la vie est ce qu'elle est et qu'il ne faut pas regarder le passé avec nostalgie. Parce que les contraintes sont ce qu'elles sont, mais à l'intérieur, l'attachement à ces liens familiaux reste le même, la force de la famille est la même, seulement cette famille s'exprime selon différentes organisations.

Enfin, je voudrais terminer par là pour rappeler une chose : fonder une famille, c'est une responsabilité. L'école, l'Etat, les collectivités locales, peuvent aider les parents, mais je veux dire une chose : jamais l'école, l'État, les collectivités locales ne doivent se substituer aux parents. Voilà pourquoi la responsabilité des parents, doit être confortée. Je l'ai voulu dans une décision qui concerne l'absentéisme scolaire et je l'assume : les parents qui ne remédient pas à l'absentéisme scolaire de leurs enfants voient désormais leurs allocations familiales suspendues, jusqu'à ce qu'ils aient répondu à l'obligation de scolariser leurs enfants.

Je veux revenir sur ce sujet parce qu'avec le torrent de démagogie, parfois on se demande si certains font exprès de ne pas comprendre ou s'il y a un problème plus sérieux. Moi je pense qu'ils font exprès, je suis optimiste. Dans cette affaire, il ne s'agit pas de stigmatiser qui que ce soit, mais je veux vous citer ces chiffres car ce sont les premiers que l'on connaisse. Entre janvier et juillet 2011, puisque nous avons fait voter ce texte en 2010, entre janvier et juillet 2011, nous avons envoyé 33 000 avertissements à des familles qui semblaient ne pas se préoccuper de l'absentéisme de leurs enfants. On considère qu'un enfant est absent à l'école à partir de 4 demi-journées par mois, c'est-à-dire au moins 4 demi-journée par mois, ce qui n'est pas rien, il faut déjà se donner du mal, sans que les parents ne fassent un mot, sans que personne ne se préoccupe, vous imaginez votre enfant va à l'école, manque l'école 4 demi-journée dans le mois sans que nous n'ayez réagi en rien. Nous avons repéré 33 000 absentéismes, nous avons envoyé 33 000 avertissements et je vous demande, mes chers compatriotes, d'être attentifs à cela, la moitié des enfants absentéistes sont retournés suivre leur cours dès la première lettre d'avertissement. Cela veut dire que sur 33 000 cas d'absentéisme, il y en a la moitié qu'on a réglé juste en disant « attention, si cela continue, on supprimera les allocations ». Cela prouve que l'on a bien fait de les solliciter. C'est plus de 16 000 enfants qui retrouvent le chemin de l'école simplement parce que l'on s'est donné la peine de faire une lettre. Mais ce n'est pas fini. Premier avertissement, pour les 16 500 qui n'ont pas répondu au premier avertissement, on leur a envoyé un deuxième avertissement, en disant : « maintenant si vous ne répondez pas à cette lettre, on supprime ». Savez-vous combien il reste de cas d'enfants qui ne retournent pas à l'école ? 2% ! Voilà très simplement, ce sont les premiers chiffres sur 6 mois d'expérience.
Est-ce que cela valait la peine de faire une polémique, est-ce que cela valait la peine de s'insulter d'un camp à l'autre, est-ce que cela valait la peine de perdre tout son temps avec ce torrent de démagogie, de propos déplacés, de réflexions sottes il faut bien le dire ? Sur 33 000 absentéistes après deux lettres d'avertissement, il n'y en a que 2% qui restent. Nous en avons en vérité supprimé des allocations familiales pour 171 familles. Je vous rappelle que l'on est parti de 33 000 enfants et ces allocations supprimées pour 171 familles, comme je m'y étais engagé, seront à nouveau versées aux familles quand leurs enfants seront revenus suivre leurs cours à l'école.

Mes chers compatriotes, c'est tout simple : les allocations familiales sont faites pour aider les familles à élever leurs enfants. Si certaines familles renoncent à élever leurs enfants, l'État renoncera à leur donner les allocations familiales. Des droits et des devoirs. Et si des familles n'y arrivent pas, on peut le comprendre ! Quand on est seul à élever de grands adolescents, on peut comprendre qu'on n'y arrive pas. C'est si difficile. Mais ce que l'on ne peut pas comprendre, c'est que l'on ne demande pas d'aide, c'est que l'on ne signale pas le problème. Parce que quel sera l'avenir d'un adolescent qui ne va pas à l'école ? Ce sera l'école de la rue et l'école de la rue, elle conduit à l'impasse, au drame, à la violence, à l'exclusion et au fait qu'un jeune qui est dans l'école de la rue n'a pas d'avenir.

Mesdames et Messieurs, mes chers compatriotes,
Notre société traverse une période d'intenses difficultés. Le monde que nous connaissions est en train de disparaître, oui le monde que nous connaissions, quel que soit notre âge, pour donner naissance à un monde dont les contours nous apparaissent encore bien mal définis.

La pérennité de notre modèle social est menacée, si nous ne prenons pas des mesures courageuses.

La crise fragilise et menace des acquis que l'on croyait intangibles.

La société française a besoin de se réformer, mais elle également besoin de calme, de stabilité et de pérennité.
Elle a besoin de se rassembler, et non pas de se diviser sur des sujets qui touchent à la vie même et donc aux passions les plus vives.

Tout ce qui pourrait, aujourd'hui, en menacer l'organisation ou la cohésion doit être écarté.
La famille est aujourd'hui l'un des rares piliers de certitude auquel les Français aiment pouvoir se référer.

Nous devons aimer la famille, nous devons défendre la famille, nous devons préserver la famille, car elle est le socle de la société française, de notre identité nationale. Elle est l'avenir, elle est sans doute le plus bel atout que nous ont laissé nos parents et ceux qui nous ont précédés.
Je vous remercie.

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 09:46

TGV 150Le tracé retenu par le COPIL, soumis à la Ministre, l'anticipation des actions foncières, retombées socio-économiques de la LGV Rhin-Rhône...Lire la suite

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 09:31

Sarkozy-26.jpgLe président de la République Nicolas Sarkozy était en visite à Lavaur ce mardi 7 février. Un déplacement consacré à la politique familiale menée par le gouvernement dans le cadre du plan 2008-2012. L’occasion pour le chef de l’État d’annoncer « la création de 200.000 solutions de garde supplémentaires pour la petite enfance, pour permettre la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle ».Nicolas Sarkozy avait choisi Lavaur, dans le Tarn, classée 11ème ville de plus de 10.000 habitants la plus dynamique de France par le Journal du Net pour un déplacement consacré à la famille. Entouré de deux membres du gouvernement, Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, et Claude Greff, secrétaire d’État chargée de la Famille, le président de la République a été reçu par le dépurté-maire UMP de la cité vauréenne, Bernard Carayon.

Après la visite éclair d’une crèche intercommunale, le président de la République est venu à la mairie tenir une réunion à huis clos avec des parents, des associations familiales et des professionnels de la petite enfance.

« La France est forte de sa démographie »

Devant un parterre de près de 1200 invités triés sur le volet, le chef de l’État a ensuite prononcé un discours dans lequel il a assuré que « la France est d’abord forte de sa démographie. Dans un peu plus de trente ans, la population française devrait dépasser celle de l’Allemagne et nous serons alors le premier pays d’Europe en matière de prépondérance démographique. Une embellie démographique due essentiellement à sa croissance naturelle et pas à l’immigration ». Décrit comme le principal gisement de croissance, ce taux de natalité « que l’Europe nous envie », n’est pas freiné par la crise, a martelé Nicolas Sarkozy. « En 2011, sont nés 40. 000 enfants de plus qu’en 2002. »

Le président de la République s’est ensuite posé en ardent défenseur du quotient familial : « A revenu égal, les familles nombreuses doivent payer moins d’impôts que les autres ». Après un tour d’horizon sur la suppression des droits de succession pour 95% des familles françaises, puis la réforme des retraites, Nicolas Sarkozy a ensuite confirmé son souhait de modifier le financement de notre protection sociale : « En allégeant le coût du travail, nous préservons l’emploi en France… La baisse des cotisations sur le travail est donc entièrement compensée par l’attribution de 1,6 point de TVA et de deux points de CSG sur les revenus du patrimoine ». Une réforme qu’il estime « juste » pour conforter la compétitivité de notre pays. Avant de conclure : « La famille est aujourd’hui l’un des rares piliers de certitude auquel les Français aiment pouvoir se référer ».

Rassemblement en marge de la visite

Pendant ce temps, de l’autre côté de la ville, à Labastide Saint-Georges, l’ambiance était plus chaude : la CGT et le Parti de gauche y ont organisé un rassemblement d’une centaine de personnes. Dés la veille, alors que le candidat Modem à l’élection présidentielle François Bayrou était lui aussi dans le Tarn pour visiter la Verrerie ouvrière d’Albi (VOA) et une coopérative ouvrière textile à Montredon-Labessonnié, des barrières avaient cerclé le centre-ville de la cité vauréenne pour canaliser le passage présidentiel.
ToulEco

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 09:07

TGV_1196.jpgJeudi 2 février en soirée, l'association Alternative LGV 47 a tenu sa réunion d'information au centre culturel du Passage-d'Agen, réunion qui a fait salle comble. Sous la houlette de Bernard Faucon-Lambert, président de l'association ; de Raymond Girardi, coprésident et de Michel Ponthoreau, secrétaire, le débat mené lors de cette assemblée a été porteur de nombreuses informations.

Les expertises demandées par Alternative LGV 47 opposent de nombreux arguments face à la proposition faite par Réseau ferré de France (RFF). Deux bureaux d'études ont donc planché sur les diverses possibilités de modernisation de la ligne existante. Le cabinet d'études R. Claraco, spécialisé dans les études ferroviaires, ainsi que le bureau de géomètre expert AC2I, conseil de la Communauté d'agglomération d'Agen (CAA) pour le tracé du contournement d'Agen, mettent en évidence des points qui dérangent RFF ainsi que certains élus du département.

Un coût croissant

Les annonces faites par RFF en 2005 présentaient un coût global de 2,9 milliards d'euros, puis en 2008 un réajustement estimait les travaux à 4,3 milliards d'euros. Aujourd'hui, on annonce un montant de 7,8 milliards d'euros, ce qui représente 169 % d'augmentation en six ans. Sachant que ces coûts ne tiennent pas compte des investissements d'équipements publics complémentaires pour les collectivités locales. Le coût d'une amélioration de ligne serait, lui, de 2,83 milliards.

Une ligne existante adaptée

La ligne existante, dont l'utilisation capacitaire n'est actuellement que de 50 %, saurait supporter la croissance des flux générés par le TGV et pourrait aussi permettre un arrêt à Agen. Raymond Giradi affirme : « RFF justifie la ligne à grande vitesse par la saturation de la ligne actuelle. Or, lors d'un entretien avec eux, ils expliquent que cette ligne n'est en rien saturée ».

Des décisions attendues

Dans les mois à venir, des points importants seront traités. La décision définitive du ministère des Transports sur le tracé LGV ainsi que le lancement de l'enquête publique qui aura lieu l'année prochaine donneront les indications sur la voie à prendre. À suivre…

Le Sud Ouest

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:22

gregoire-carneiro-02.jpgSuite à la tentative de vol à la voiture bélier de l'Intermarché de Castelginest, la semaine dernière, Grégoire Carneiro, maire de Castelginest, nous sollicite pour apporter son soutien à l'ensemble du personnel du supermarché dans nos colonnes. Voilà qui est fait.

Interpellé sur ce fait-divers

Ce casse raté mais qui avait causé de nombreux dégâts, avait en effet secoué les esprits d'autant que, rappelons-le, deux ans auparavant des braqueurs cagoulés avaient menacé les employés du même supermarché le soir, à l'heure de la fermeture.

Interpellé sur ce fait-divers dont sa commune se serait bien passée, le maire en a profité pour nous livrer quelques chiffres afin aussi de rassurer ses administrés. Selon lui, « tout au long de l'année 2 011 les taux officiels de la délinquance ont été très faibles à Castelginest grâce, dit-il, notamment à une police municipale très présente et bien formée et un partenariat très actif mené avec la Gendarmerie Nationale ».

Le maire avance des chiffres

Grégoire Carneiro ajoute : « Le nombre de délits recensés par la Mission d'observation de la délinquance de l'Agglomération Toulousaine est de 81 pour 1 000 habitants dans le territoire du Grand Toulouse alors qu'il n'est à Castelginest que de 25, soit 3 fois moins ! ». S'agissant des cambriolages, il explique que « 10 pour 1000 habitants ont été commis dans le Grand Toulouse et 2,5 fois moins sur la commune ». Concernant les agressions à la personne, il ajoute : « 3 ont été comptabilisés dans l'agglomération toulousaine pour 1000 habitants et 15 fois moins à Castelginest. Enfin, le premier M$magistrat souligne qu'aucun vol à main armée n'a eu lieu sur sa commune en 2 011 alors qu'il y en a eu 51 dans le reste du Grand Toulouse ».

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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