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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:42

presidentielle-020.jpgDevant plus de 8 000 personnes réunies au Zénith de Montpellier, mardi 28 février, Nicolas Sarkozy a fait de l’école sa priorité pour un second quinquennat.

Le Président de la République a expliqué sa conception de la mission de l’école, sa conviction que le travail, l’effort, le mérite sont les clés de la réussite de chacun et au cœur de la promesse de l’école républicaine. « Toutes les familles de France veulent pouvoir dire à leurs enfants, comme nos parents et nos grands-parents nous l’ont dit jadis : Travaillez bien à l’école et vous aurez une vie meilleure. Travaillez bien à l’école et vous serez libres. Libres de choisir la vie que vous voulez. Libres de devenir ce que vous souhaitez. Libres de réaliser vos rêves ».

Retour sur les 7 propositions du candidat en cliquant ici.

La France Forte

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:40

presidentielle-019.jpgCondition enseignante, conception du travail et de l’autorité à l’école, réforme du collège : comparez les approches et les propositions de Nicolas Sarkozy et celles de François Hollande (quand il y en a…).

1. Nicolas Sarkozy a une vision pour l’école, François Hollande n’a exprimé aucune vision sur le sujet.

Le Président de la République est convaincu que l’école est un lieu d’éducation, de transmission de valeurs mais aussi de repères où le travail, l’effort, le mérite sont les clés de la réussite de chacun.

Pour lui, « l’école de la République, c’est l’école de l’autorité. » «L’école est le lieu où l’enfant rencontre pour la première fois une autre autorité que celle de ses parents. C’est le lieu où il rencontre l’autorité du savoir et la discipline collective. La jeunesse se construit dans la contestation de l’autorité. Mais pour qu’elle puisse un jour contester l’autorité, il faut d’abord qu’elle commence par appendre à la respecter. »

2. Nicolas SARKOZY veut des professeurs mieux payés et mieux reconnus, François HOLLANDE refuse de faire évoluer les salaires.

Depuis 2007, Nicolas SARKOZY a revalorisé la condition enseignante : malgré la crise, les salaires des débuts de carrière ont augmenté de 18% pour atteindre 2 000 euros brut par mois et les enseignants ont été les premiers bénéficiaires des heures supplémentaires revalorisées et défiscalisées que le candidat socialiste entend, s’il est un jour élu, supprimer. En tout, le pouvoir d’achat des personnels de l’éducation nationale a ainsi progressé de 1,4 milliards depuis 2007.

Aujourd’hui, le Président de la République propose d’aller plus loin et que « tout enseignant qui voudra travailler plus puisse le faire avec 26 h de présence dans l’établissement au lieu de 18h de cours, avec en contrepartie une augmentation de son traitement de 25 %, soit près de 500 € net par mois. »

François HOLLANDE considère que l’Etat français n’a pas assez d’argent pour augmenter le salaire des enseignants mais assez pour dépenser 2,5 milliards d’euros pour créer 60 000 nouveaux postes dans l’éducation.

Dans Libération, le 19 janvier 2012, Vincent PEILLON, son conseiller en charge des thèmes « éducation, enseignement supérieur, enseignement et formation professionnels, recherche, jeunesse » estime que les enseignants n’ont besoin d’aucune augmentation de salaire : « Tout le monde ne fonctionne pas qu’à l’appât du gain, et ce n’est pas la demande première des enseignants. C’est même beaucoup de mépris envers eux : il y a encore une autre culture, d’autres valeurs. »

3. Les propositions de François HOLLANDE ne sont tout simplement pas finançables.

60 000 postes, c’est 2,5 milliards d’euros par an sur le budget de l’Etat. C’est encore, sur 40 ans, 100 milliards d’euros sans même prendre en compte ce que coûteront les pensions de retraites de ces enseignants.

4. François HOLLANDE propose des réformes déjà mises en œuvre…par Nicolas SARKOZY.

François HOLLANDE propose un accompagnement personnalisé pour les élèves en difficulté, Nicolas SARKOZY l’a déjà fait et il bénéficie aujourd’hui à 1,3 millions d’enfants.

François HOLLANDE s’engage à « offrir à tout jeune déscolarisé de 16 à 18 ans une solution de formation, d’apprentissage ou un service civique », Nicolas SARKOZY l’a déjà fait avec les plateformes de lutte contre le décrochage qui ont permis à 56 000 jeunes d’obtenir un emploi ou une formation.

François HOLLANDE veut « rétablir une formation initiale digne de ce nom pour les enseignants », Nicolas SARKOZY l’a déjà fait. Depuis 2007, le Président de la République a élevé le niveau de qualification jusqu’au master et fait des universités le lieu de la formation des enseignants, en lieu et place des IUFM qui, de l’avis de tous, n’étaient plus adaptés aux exigences du XXIème siècle. C’est une première étape. Le Président de la République veut maintenant poursuivre le développement des masters en alternance et faire des universités des centres de ressources en matière pédagogique et professionnelle pour les professeurs.

5. Nicolas SARKOZY croit en une relation individuelle faite de confiance entre professeurs et élèves. François HOLLANDE est pour un partage du travail des enseignants et la multiplication des interlocuteurs pour l’élève.

Nicolas SARKOZY propose de créer les conditions d’une présence, d’une disponibilité prolongée des mêmes adultes, qui peuvent alors développer une vraie relation, faite d’autorité et de confiance, avec les élèves qui leurs sont confiés, et dont ils sont responsables.

François HOLLANDE veut multiplier le nombre d’adultes en multipliant les postes dans l’éducation.

Pour un enfant, ce n’est pas la même chose que d’être « ballotté » en main en main, pris en charge de nombreux adultes qui ne les connaissent pas.

6. Les propositions de François HOLLANDE sont contraires aux recommandations de l’OCDE

Une étude comparative internationale de l‘OCDE, parue en février, est venue appuyer la position de Nicolas SARKOZY sur la revalorisation de la condition enseignante et non pour l’investissement inconsidéré dans la multiplication des postes : « parmi les pays et les économies à revenu élevé, les plus performants investissent, en général, dans les enseignants » et de conclure que « lorsqu’il s’agit d’argent, la question à se pose n’est pas combien mais plutôt pourquoi ? ».

7. Nicolas SARKOZY veut responsabiliser les familles des élèves qui sèchent les cours. François HOLLANDE veut revenir sur la lutte contre l’absentéisme scolaire.

François HOLLANDE veut revenir sur le mécanisme de suspension des allocations familiales pour les élèves absentéistes, mises en place par le Président de la République. La raison ? Elle n’aurait « aucun effet ». Les chiffres de l’éducation nationale attestent pourtant du contraire : depuis janvier 2011, 33 000 avertissements aux parents d’élèves absentéistes n’ont entraîné que 171 suspensions des allocations familiales. Cela veut dire que 99% des élèves concernés ont repris le chemin de l’école. Nicolas SARKOZY entend maintenir ce système qui fait ses preuves : « L’école de la République, c’est un droit et c’est un devoir ».

La France Forte

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:12

bouchons« La multiplication des travaux complique la circulation. Il ne s’est rien passé pendant 4 ans : le réveil n’en est que plus brutal. Lors de l’alternance municipale, les nouveaux édiles ont décrété que tout ce qu’avaient lancé leurs  prédécesseurs était mauvais et devait être « remis à plat ». Malgré l’ambition verbale affichée, cela a été suivi par 4  années d’endormissement de Toulouse. Mais à 2 ans des prochaines élections, la Municipalité s’est réveillée en  sursaut et a réalisé qu’elle n’avait d’autre choix que de bricoler une ébauche de bilan à la hâte. Résultat : les  chantiers qui auraient pu être étalés tout au long du mandat sont concentrés sur 2 ans. Cette simultanéité des  travaux crée une gêne indescriptible pour le trafic automobile : Fer-à-cheval, allées Jules Guesde, rue Gambetta,  rénovation interminable de la rue Alsace-Lorraine, rue Pargaminières… Saint-Michel : le point noir. Le point d’orgue des perturbations se situe au pied du Palais de Justice, sur les allées  Jules Guesde, en raison des travaux de l’absurde ligne de tramway Garonne. Malheureusement, cette situation n’est  pas temporaire. Ce que subissent les Toulousains aujourd’hui perdurera après les travaux : comblement définitif  du souterrain creusé il y a peu d’années, ce qui obligera 30.000 véhicules par jour à passer de nouveau en surface ;  suppression de la moitié des voies de circulation (plus qu’une voie dans chaque sens entre le Fer-à-cheval et le  Grand-Rond) ; suppression du parking sur les allées sans proposer aucune solution alternative de stationnement. La pagaille créée sur une telle entrée de ville, stratégique pour la fluidité du trafic, va rendre invivable la circulation  sur l’ensemble du secteur. Le crédo dogmatique : circuler moins bien pour mieux chasser la voiture ! L’adjoint en charge des transports  tient des propos… pour le moins surprenants ! Il considère que plus on gène la circulation et plus on diminue le  nombre de voies automobiles, plus le nombre de voitures diminuera… Nous refusons cette écologie par la terreur : on doit laisser le choix à chacun de prendre ou non sa « bagnole » ! C’est en incitant les Toulousains à emprunter des  transports en commun performants que l’on peut les favoriser. Mais certainement pas avec la ruineuse et peu utile  ligne G ! Enfin, ce même adjoint croit devoir se réjouir de la baisse du nombre de voitures sur les allées Jules Guesde  depuis le début des travaux. Il oublie qu’elles ne disparaissent pas mais se reportent ailleurs, notamment sur la  rocade, déjà bien suffisamment embouteillée ! » Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse de 2004 à 2008, Président du Groupe  d’Opposition municipale « Toulouse pour Tous » et de Toulouse Avenir.


3 minutes pour Toulouse - N°6 - Multiplication... par ToulouseAvecJLM

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Publié par Pascale Binet - dans Toulouse pour Tous
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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 09:44

journal.jpgA l’approche de nouvelles élections, il est étonnant d’observer la violence et l’injustice des opposants de Nicolas Sarkozy. Selon eux, il n’aurait rien fait, il n’aurait pas tenu ses promesses. Alors, regardons le travail qu’il a réalisé car, au contraire, j’ai l’impression qu’il a réalisé un travail considérable. Selon Alain Minc en 2010 : "En trois ans, Sarkozy a fait plus que Giscard en sept et encore plus que Chirac qui n'a rien fait en douze".

Qu'en est-il exactement ? J’ai extrait de quelques journaux la liste de ses principales réalisations mais aussi de ce qu'on lui reproche.

Concernant les reproches, j’ai toujours été frappé par la fragilité des accusations. Les critiques m’ont toujours paru futiles, superficielles, inconsistantes. Et elles reviennent sans cesse comme si tous les journalistes lui en voulaient :
- Sa soirée au Fouquet's après la victoire aux élections
- Ses réparties en langage trop populaire

- Le soutien d'un ministre de l'intérieur taxé d'injure raciale
- Ses liens avec des grands patrons
- Son franc parler, sa taille, etc.

Pourquoi cela ? Peut-être parce qu’il dérange par le nombre et l’importance des réformes qu’il fait (celui qui ne fait rien n’est pas critiqué). Mais surtout, je crois, les intellectuels ne lui pardonnent pas d’occuper le terrain des idées qu’ils occupaient depuis 1968. Contrairement à ses prédécesseurs, il dit les choses en toute simplicité, quitte à remettre en cause quelques idéologies sacralisées. Par exemple, sur les sanctions à la jeunesse délinquante, sur l’immigration incontrôlée, sur l’assistanat excessif, etc. L’intelligentsia parisienne ne lui a jamais pardonné de parler de manière décomplexée de vérités qui ne font pas partie de l’idéologie politiquement correcte. Ainsi, toutes les occasions ont été bonnes pour dire du mal de lui. Difficile d’être réélu lorsque tous les médias et beaux parleurs vous attaquent sans cesse comme le faisaient les prêtres de l’Inquisition.

Or quelle est la réalité ?

Au préalable, pour l’honnêteté de mon propos, je dois dire que je ne suis pas un inconditionnel de la droite, j’ai parfois voté à gauche : en leur temps, j’ai fait confiance à Mendès-France ou à Michel Rocard. Si j’étais américain ou chinois, je serais certainement à gauche. Par ailleurs mes travaux personnels sont très nettement progressistes si l’on en juge par les deux livres que j’ai écrits. De plus, je n’ai pas toujours été d’accord avec les décisions de notre gouvernement actuel, par exemple sur la réduction des droits de succession, sur la baisse de TVA aux restaurateurs, sur le manque d’avancée fédéraliste européenne, etc. mais je constate qu’il a accompli un travail impressionnant, non seulement en nombre (931 réformes en cinq ans) mais en qualité. Il s’est attaqué aux réformes difficiles que même Lionel Jospin n’avait pas osé faire malgré une conjoncture meilleure. Et c’est vrai, il a remis la France à l’endroit sur des rails moins idéologiques, plus pragmatiques. C’est en tout cas l’avis de nombreux commentateurs étrangers qui se désolent de nos excès de religiosité socialiste.

On lui a reproché d’augmenter le déficit public. Mais est-ce de sa faute s'il fallait absolument sauver l'économie française suite à la crise des subprimes ? Puis s'il fallait sauver la Grèce pour ne pas engager une spirale contre l'Euro qui aurait été catastrophique pour tout le monde et surtout pour les plus faibles. La crise lui coûte cher car elle l'a obligé à nous endetter lourdement pour ne pas plomber nos emplois.

On lui a reproché d’aider les banques alors qu'elles sont responsables de la crise. Oui, mais sans ce plan de sauvetage les petits épargnants auraient tout perdu et le chômage aurait augmenté au détriment de l'ensemble des Français. De plus, elles ont maintenant totalement remboursé les aides reçues.

On lui a reproché l’augmentation du chômage. Mais la crise n’est pas de sa faute. Au contraire, il a réussi mieux que les Américains, et que la plupart des autres pays européens, à contenir le chômage. Celui-ci ne serait-il pas plus élevé avec des gouvernants de gauche qui, pour l'éviter, auraient dépensé des milliards contre-productifs dans l'assistanat et le dépannage à court terme ? Lui a privilégié le long terme en soutenant l'investissement. C’est courageux car les résultats n’apparaîtront que plus tard et ne lui profiteront pas sur le plan électoral.

On lui a reproché de favoriser les riches. En fait, peu de gens comprennent que son but n'est pas de faire de cadeaux aux riches mais d'empêcher les gens fortunés de quitter le pays et d'investir ailleurs, donc d'avoir suffisamment de gens riches en France pour qu'ils y investissent et créent du travail. Il faut absolument comprendre que la lutte contre le chômage passe par l'existence d’un grand nombre d’entrepreneurs aisés et soutenus dans leurs efforts.

On lui reproche d’être le président des riches. Mais il est au contraire le premier de nos présidents à avoir pris des mesures égalitaires importantes. Ainsi, alors qu’on lui reproche de favoriser le capital et de ne pas le taxer autant que le travail, il a fortement augmenté les taxes sur le capital afin de les mettre à peu près au même niveau (34,6%) alors qu’ils étaient taxés de 10% de moins sous Lionel Jospin. C’est passé inaperçu mais ses opposants ont continué à l’accabler d’une image anti pauvres qui continue, malgré les faits à lui coller à la peau. Même chose pour l’impôt sur la fortune qu’il a maintenu globalement au même niveau mais en sortant seulement les propriétaires de logements dont les valeurs sont conjoncturellement trop élevées du fait de la crise du logement. La baisse de recettes a été entièrement compensée par l’augmentation de fiscalité sur la transmission du capital. Autrement dit, il taxe la transmission de capital plutôt que le capital lui-même, ce qui est souvent décourageant.

On lui reproche d’avoir augmenté son salaire de Président de 30%. La vérité est toute autre. Avant lui, le budget de la Présidence était un mystère, un domaine réservé où les dépenses du président se confondaient avec le budget de l’Élysée. Il a voulu moderniser tout cela et installer la transparence. Il a donc décidé que son salaire serait égal à celui du premier ministre et que les comptes seraient désormais soumis au contrôle de la cour des comptes. Comment comprendre que les journalistes ne nous aient jamais expliqué cela ? Sont-ils si incapables ? Non, plus simplement partisans.

On lui a reproché de ne pas tenir ses promesses. C’est injuste car, non seulement il en a tenu beaucoup, mais il l’a fait dans une situation de crise inouïe que, personne n’avait vraiment prévu avant son élection.

En fait comme on est en crise, tout le monde se plaint et, comme il faut un bouc émissaire, on l'accuse naturellement de nos difficultés. Curieusement, au lieu de parler de "ce qu'il fait", les médias passent leur temps à parler de lui, de sa manière, de ses intentions cachées, de son omniprésence, de ses petites phrases, etc. Pourquoi parlent-ils si peu du contenu, autrement dit des vraies questions ?

Alors justement regardons ses résultats. Ils sont impressionnants.

Des réformes qui vont marquer le pays en profondeur et qui sont un véritable progrès de notre démocratie (elles sont courageuses car les cinq premières réduisent son propre pouvoir de président) :

- La possibilité de recours individuel devant le conseil constitutionnel
- Modification de la constitution et Réduction des pouvoirs du Président de la République au profit du Parlement et des citoyens
- La limitation à deux mandats de cinq ans pour le Président de la République
- Nouveau droit donné aux députés de fixer un tiers de l'ordre du jour de l'Assemblée, leur permettant de mieux contrôler le gouvernement
- Réunion annuelle des deux chambres réunies à Versailles pour entendre le Chef de l’État
- La loi de représentativité syndicale qui les renforcera tout en favorisant le dialogue social.
- L'autonomie de l'Université réclamée depuis 1968 par P. Mendès-France, leader de la gauche. Même imparfaite, elle met à bas le tabou de l'égalitarisme et sera porteuse de fruits sur le long terme.
- Réforme des collectivités territoriales que depuis 20 ans aucun gouvernement n'avait réussi
- Réduction du nombre d’élus avec la création des conseillers territoriaux en lieu et place des conseillers généraux et des conseillers régionaux.
- Redéfinition des cartes judiciaires qu'aucun gouvernement précédent n'osait faire
- Ouverture de la saisine du Conseil supérieur de la magistrature aux personnes qui veulent mettre en cause le fonctionnement de la justice jusqu’à même sanctionner des magistrats
- Redéfinition de la carte des villes de garnison que personne n'osait faire
- Redéfinition de la carte hospitalière
- Mise en chantier de la modernisation du Grand Paris
- Rapprochement des policiers et gendarmes sous la même autorité, d’où une amélioration de 50% d’élucidation des crimes et délits
- Création du service civique volontaire (15 000 jeunes engagés pour 45 000 demandes en 2011 et 75000 en objectif 2014)

Des résultats innombrables, et parmi les plus importants (pour ne pas lister ses 931 réformes) :

- La réforme des retraites. Il fallait la faire. Nécessairement impopulaire, aucun des prédécesseurs n'avait eu le courage de l'affronter mais tous la disaient indispensable et urgente.
- Mise en place du service minimum lors de grèves de secteurs publics
- La suppression de la taxe professionnelle (impôt imbécile selon F. Mitterrand)
- Effort considérable et sans précédent en faveur de la recherche et de l'Université ; et aussi le triplement du crédit d'impôt qui soutient la recherche des entreprises et permet un afflux de capitaux privés vers l'enseignement supérieur
- La suppression de la publicité à la télévision publique : les Français gagnent 20 minutes par jour
- *Revalorisation du salaire des enseignants (équivalent à un 13° mois) en contrepartie de leur réduction en nombre
- Réduction de la délinquance –17% ; des homicides –40% ; des atteintes aux biens – 28% ; de la délinquance de proximité – 40% ; et aussi de la mortalité routière
- Hausse de 20% du budget justice avec 1300 postes supplémentaires – Création de 9400 places de prison – Plusieurs mesures pour éviter les récidives (peines planchers, rétention de sûreté, traitements préventifs…) – Recouvrement des avoirs illégalement acquis par des condamnés, etc.
- Meilleure maîtrise de l’immigration (32 000 reconduite aux frontières de clandestins, naturalisation en baisse de 30%, 300 000 contrats d’intégration signés depuis 2007, etc.)
Emploi
- *La relance de l'économie par l'investissement et non par l'assistanat comme dans le passé qui ne donnait que des apaisements à court terme mais des affaiblissements économiques graves à long terme
- *L'aide à l'industrie automobile, industrie capitale et vitale pour l'économie française
- *La réduction de 160 000 fonctionnaires dont la pléthore plombent notre économie. Contrairement aux apparences, cette mesure est la plus efficace pour l’emploi
- Création du statut d'auto entrepreneur qui s'avère un grand succès
- Création de 2,5 millions d’entreprises durant le quinquennat avec soutiens renforcés et simplifiés
- Amélioration de la flexibilité de l'emploi avec la rupture contractuelle
- Les demandeurs d’emploi ne peuvent plus refuser plus de deux offres d’emploi valables sans risquer de perdre leur indemnité
- *Développement de l’apprentissage au lieu de forcer des jeunes à suivre des études secondaires qui ne leur servent à rien
Agriculture
- *Quatre mesures phares en faveur de l’agriculture ont permis aux agriculteurs de dépasser la crise et d’envisager plus sereinement l’avenir et à 7000 jeunes par an de s’installer
- Maintien de la PAC au niveau européen
- *Allègement des charges sociales sur l’heure de travail agricole qui passe de 12,81€ de l’heure à 9,43 payé par la taxe sur les sodas de 0,02€ par canette.
- *Amélioration des retraites agricoles (création d’un minimum, revalorisation, extension au conjoint)
Logement
- Encouragement de la construction (loi Scellier, pass foncier, prêts à taux zéro doublés)
- Construction au total sur le quinquennat de 2 millions de logements dont 600 000 logements sociaux contre la moitié seulement entre 1997 et 2001
- *Modération des loyers par la modification de l’indexation
- *Instauration du droit au logement opposable (34974 ménages ont pu être relogés après recours)
Assistance
- *Augmentation de 30% du budget de logement des Sans abri qui est passé à 1,13 milliards
- *Annoncés en mars 2010, onze établissements de réinsertion scolaire fonctionnent désormais (cent cinquante élèves de 13 à 16 ans ont rejoint ces structures, 9 autres sont prévus en 2011)
- *Forte augmentation des bourses et des logements pour étudiants
- *Création du RSA (1,9 millions de foyers aidés – mais surtout, il n’est plus aussi intéressant qu’avant de ne pas travailler
- *Revalorisation de 25% sur 5 ans l’allocation adulte handicapé et le minimum vieillesse
- *Création d’un prime pour les salariés des entreprises dont les dividendes augmentent
- *Assouplissement des accords d’intéressement des salariés aux fruits de leurs entreprises

Économie (chiffres selon l’Insee)
- Augmentation de 4% du pouvoir d’achat des Français durant le quinquennat
- Et diminution de 1 million du nombre de personnes qui gagnent moins de 15 000 € par an

J’ai repéré d’un * les mesures ci-dessus à fort impact social ou favorables aux chômeurs. On voit qu’elles sont nombreuses et contredisent radicalement l’idée d’un gouvernement pour les riches.

En politique étrangère :

- Efficacité dans le choix de la méthode (traité de Lisbonne) pour résoudre la crise européenne due au référendums négatifs en France et aux Pays-Bas
- Leadership de la France dans la résolution des multiples crises européennes. Même si le poids financier de l’Allemagne restait majeur, c’est toujours lui qui fut initiateur, moteur et entraîneur.
- Efficacité dans la gestion du conflit en Géorgie où il assura l’indépendance géorgienne
- Courage et efficacité déterminante dans la gestion militaire de la crise en Côte d’Ivoire
- Courage et efficacité déterminante dans la gestion militaire de la crise en Lybie
- Retour de la France dans l'Otan
- Création du G20 où son volontarisme fut décisif. Cette instance empêchera peu ou prou les facilités du chacun pour-soi en matière économique et réduira les risques de chaos mondial en augmentant la possibilité de prises de décisions internationales
- Meilleures relations avec les États-Unis, l'Angleterre, la Russie, la Chine, l'Inde, le Brésil…
- Signature de nombreux grands contrats dans de nombreux pays
- Engagement acharné en faveur de l’Euro
- Gestion imaginative et énergique de la crise
- Ses qualités d'intelligence, de courage et d'esprit de décision sont largement reconnues par des chefs d'État étrangers

En politique intérieure

- Il a gouverné sans drame et assuré la paix, la justice et le respect des libertés et opinions
- On peut dire que globalement il a gouverné au centre
- *Il a intégralement maintenu notre système de protection sociale.
- *Il a fait preuve d’une grand esprit d’ouverture (comme jamais auparavant) en nommant des opposants à des postes majeurs comme la présidence du FMI en 2007, la présidence de la commission des finances, la cour constitutionnelle et la présidence de la cour des comptes
- Il n'a calé sur aucune réforme qu'il croyait juste malgré des grèves et manifestations importantes pour les Régimes spéciaux et l'Université. Il a reculé sur la réforme des lycées avec Xavier Darcos mais il l’a réalisée avec Luc Chatel. A l'occasion des retraites, il a rétabli le fonctionnement de la démocratie grâce à sa fermeté devant des millions de manifestants qui, enfin, replace la légitimité des décisions à sa vraie place : le parlement. Il en a eu le courage alors qu'il était tellement plus facile de céder (comme l'ont toujours fait avant lui Balladur, Chirac, Jospin …)
- *Il n'a pas taxé nos transactions bancaires comme Angela Merkel en Allemagne
- *Il a garanti les crédits des banques, énorme décision qui a stoppé net la panique des épargnants au point qu'ils étaient prêts à vider leurs compte, ce qui aurait été un pur désastre

Autres résultats

- Réunion des Assedic et de l'Anpe, pour l’efficacité.
- Fusion réussie entre les services des impôts et la comptabilité à Bercy (qui avait même fait tomber un ministre socialiste)
- *Remise de la France au travail par diverses mesures d’encouragement
- *Changement des règles de la grande distribution et mise en place d'une autorité renforcée de la concurrence
- *Refus d'augmenter nos impôts
- *Délais de paiements raccourcis aux entreprises
- *Aide aux PME par les contribuables qui veulent alléger leur ISF
- *Aide aux associations d'utilité publique par les contribuables qui veulent alléger leurs impôts

Chantiers en cours où sa volonté permet d'espérer

- *Lutte (en pointe des autres États) contre la spéculation, l'excès de puissance des Hedgefunds et les paradis fiscaux qui seraient une vraie réponse à la crise mais qui ne peuvent se réussir sans accords internationaux très difficiles à obtenir.
- *Courageuse mise en place cependant de la fameuse taxe Tobin pour freiner la folie des transactions financières
- *TVA anti délocalisation de notre industrie
- Militance pour la mise en place d’une règle d’or assurant constitutionnellement l’équilibre de nos comptes

En conclusion

Un dirigeant politique se juge sur ses réalisations. Alors, même si on n'est pas d'accord sur certaines d'entre elles, ce qui est inévitable, on doit reconnaître l'importance du travail réalisé.

La première question à se poser quand on vote pour un homme politique est de savoir s'il joue pour lui ou pour son pays. La liste impressionnante ci-dessus (et le courage qu’elle a nécessité) oblige à reconnaître qu'il travaille pour la France et pour ses concitoyens. Sinon, il en aurait fait beaucoup moins et sa popularité serait plus élevée.

Ses réalisations permettent de dire qu'il est le meilleur des hommes d'État que nous ayons eu en France depuis longtemps. Doué d’une grande intelligence, il comprend très vite. Il a un grand pouvoir d’entraînement. C’est un leader. Dans les situations difficiles, c’est lui qui comprend le plus vite ce qu’il faut faire, et qui, de l’avis des autres chefs d’État européens, sait trouver le chemin des décisions difficiles. Le sociologue Marcel Gauchet lui reconnaît une grande habileté tactique, une vraie volonté politique, un sens poussé de l'opinion et de ses propres insuffisances. Ne dit-il pas lui-même :"Mon meilleur ennemi, c'est moi-même". Même s'il n'est pas toujours parfait, tout le monde reconnaît largement son énergie, son efficacité, sa connaissance des dossiers et surtout, car c'est la vertu la plus rare en politique, son courage.

Voilà, j’ai tenu à faire cette clarification car, quelles que soient nos tendances politiques, il serait dommage de perdre le bénéfice du meilleur chef d’État que la France ait eu depuis longtemps.

Jean Marichez - 19/2/2012

 
Jean Marichez, Retraité
Ingénieur Icam, en retraite, Marié, 3 enfants, 9 petits-enfants.
Carrière chez Merlin Gerin, entreprise multinationale de construction électrique, à diverses fonctions de direction.
Au CA de l'École de la paix depuis 2000.

Travaux concernant la paix :
1 - Communications sur les Résistances Civiles de Masse

Naissance en 1936 d'une famille chrétienne de 7 enfants à Armentières (Nord). Père Ingénieur Icam, directeur de filature.
Période de guerre dans la ferme de mes grands parents à Armentières et collège Saint Jude.
De 1945 à 1949 à Voiron, Isère, collège chez les Dominicains de Coublevie et de Oullins. Louveteaux, scoutisme...
De 1949 à 1954 à Laveline-devant-Bruyères dans les Vosqes, études secondaires à Epinal à Saint Joseph. Baccalauréat maths et techniques.
De 1954 à 1959, études d'ingénieur à l'Icam à Lille. Diplôme d'ingénieur.
De 1959 à 1961, Service militaire en Algérie, (Jemmapes, Philippeville) comme Sous-Lieutenant appelé.
De 1962 à 1994 au sein du groupe Merlin Gerin à Grenoble, d'abord ingénieur de production, puis directeur d'usines, gérant de filiales du groupe et autres fonctions d'état major.

Depuis 1994, à Montmélian (Savoie), en retraite avec des travaux pour la paix en collaboration avec l'Ecole de la paix.

Hobbies : Famille, Amis, Randonnées en montagne, Spiritualité, Basket, Vélo...

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 09:16
françois fillonMartin Malvy, Pierre Izard, Pierre Cohen demandent au Premier ministre la réalisation dans les meilleurs délais de la LGV Tours – Bordeaux – Toulouse

 

 

Ouvrant l’assemblée générale de l’Association « LGV Sud-Ouest », Pierre Cohen, président de la Communauté urbaine du Grand Toulouse, Pierre Izard, président du Conseil Général de Haute-Garonne et Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, ainsi que Didier Gardinal, président de la Chambre de commerce et d’industrie de région, ont réaffirmé leur « détermination à obtenir le lancement du chantier Bordeaux-Toulouse dans cinq ans et son achèvement dans les meilleurs délais. »

Les présidents des trois collectivités locales qui ont adressé un courrier en ce sens au Premier Ministre, ont pris acte des décisions de certaines collectivités de ne pas accompagner le financement de tout ou partie de la LGV. Se refusant à « porter un jugement sur leur choix dont aucun n’est sans doute définitif », ils s’interrogent dans ce courrier sur « la pertinence du modèle qui a été retenu » par le Gouvernement.

 

« Si l’analyse à laquelle nous nous sommes astreints à partir des documents dont nous disposons devait s’avérer exacte », poursuivent les signataires, « dans l’intérêt de tous et surtout de la bonne fin du projet, ne serait-il pas opportun d’envisager que les collectivités de Midi-Pyrénées se retirent du financement Tours-Bordeaux Sud pour, en contrepartie, prendre à leur compte la totalité de la charge Sud Bordeaux-Toulouse, incombant aux collectivités locales. »

 

Pour Martin Malvy, Pierre Cohen et Pierre Izard, cette proposition, « qui ne vaut pas approbation du dispositif qui a été retenu » par le Gouvernement, n’a d’autre objectif que de servir « leur action déterminée et permanente pour que Toulouse, la 4ème ville de France, le département de la Haute-Garonne et la Région Midi-Pyrénées ne restent pas à l’écart des liaisons à grande vitesse ».

 

 

 

Téléchargez le texte de la lettre de Martin Malvy, Pierre Cohen et Pierre Izard au Premier Ministre

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:56

TGV 150Si la toile tendue en arrière-plan affichait une image bucolique d'un TGV traversant une campagne rayonnante, l'ambiance se voulait solennelle, voire grave, hier, au conseil régional de Midi-Pyrénées. Son président, Martin Malvy, y avait convié son homologue du conseil général de Haute-Garonne Pierre Izard, le maire de Toulouse Pierre Cohen, et le président de la chambre régionale de commerce et d'industrie Didier Gardinal. En préambule à l'assemblée générale de l'association TGV Sud-Ouest, qui défend le projet de ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux - Toulouse, les édiles ont tenu à mettre les points sur les i.

« Nous avons tous les trois saisis hier le Premier ministre pour avoir la garantie que lorsque la LGV Tours - Bordeaux sera terminée, la Bordeaux - Toulouse soit lancée. Or, nous sommes légitimes à avoir des craintes. Le système imaginé par le gouvernement est fou : demander à 58 collectivités territoriales de financer. Ce qui a débouché sur le refus de certaines (NDLR : dernières en date, le Lot-et-Garonne et le Gers). Le gouvernement essaie de nous le faire payer, c'est tout à fait inacceptable. Nous proposons d'arrêter de financer Tours - Bordeaux, et de prendre en compensation l'intégralité du tracé Sud-Gironde- Toulouse à notre charge ».

La lassitude d'Izard, le coup de gueule de Gardinal

Pierre Izard, lui, a choisi de laisser transparaître sa lassitude. « ça fait 24 ans que je me bats pour la LGV, et mon enthousiasme commence à être mis en péril. Nous avons sans cesse de nouveaux obstacles. Nous avons eu la surprise désagréable de voir des collectivités nous quitter. Le bouclage financier est loin d'être déterminé, surtout dans cette période de crise. Si la LGV est capitale pour notre région, nos collectivités au bord de l'asphyxie ne peuvent aller plus loin. » Une position confortée par le maire de Toulouse, pour qui « nous avons décidé tous les trois depuis le début d'être partie prenante sur un sujet qui n'est pas de notre domaine de compétence. Il n'est pas question que l'Etat se désengage une fois de plus ».

Le président de la CRCI a lui aussi écrit au Premier ministre, joignant à son courrier une maquette de TGV. « Une façon de lui rappeler l'urgence des décisions. Aujourd'hui je pousse un coup de gueule : ça suffit, on a trop attendu ! Nous souhaitons avoir désormais une date, le coup de pistolet de départ. »

Les quatre hommes sont bien d'accord là-dessus, et attendent tous de l'Etat la même chose : un engagement à commencer les travaux de la LGV Bordeaux - Toulouse en 2017. Et ils auront au moins eu la satisfaction de recevoir le soutien, hier, du président de la SNCF Guillaume Pépy, qui a affirmé que « l'absence de LGV sur Toulouse est une anomalie ».


Les écologistes se démarquent

Par la voix de François Simon, les élus EELV au conseil régional Midi-Pyrénées ont à nouveau voulu proposer une autre voie, que celle de la LGV. « Le principe de réalité fait son travail, et pose la question de la pertinence d'investissements colossaux au regard de la situation économique actuelle. Pourquoi ne pas rénover les lignes existantes, plutôt que construire des LGV qui ne seront utilisées qu'à 20 % » ?

La Dépêche du Midi

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:47

TGV 1230C’est dit : « Martin Malvy est tiraillé entre Louis Gallois* et moi… Pour les usagers, c’est fromage et dessert »
Guillaume Pepy, président de la SNCF, lors de la soirée organisée par le cercle toulousain Capitolium ce mercredi 29 février.

*président d’EADS, maison mère d’Airbus

 

ToulEco

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:41

TGV 150Malgré les difficultés qui entourent le financement du projet de ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, optimisme et détermination ont été les maîtres-mots ce mercredi 29 février lors de l’assemblée générale de l’association TGV Sud-Ouest, qui défend la future LGV. « Nous réaffirmons notre volonté que le chantier de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse démarre comme prévu en 2017 ». C’est en affichant sa détermination que le président de Région Midi-Pyrénées Martin Malvy, accompagné du président du Conseil général de la Haute-Garonne Pierre Izard et du député-maire de Toulouse Pierre Cohen, a abordé ce mercredi 29 février l’assemblée générale de TGV Sud-Ouest. Une association créée il y a deux ans à l’initiative des collectivités régionales afin de promouvoir le grand projet ferroviaire.

Cette réunion se profilait dans un contexte tendu alors que, parmi les 58 collectivités appelées à contribuer au financement de la future LGV, les départements du Lot-et-Garonne et du Gers ont récemment annoncé qu’ils ne participeraient finalement pas. Estimée à 7,8 milliards d’euros et classée « axe européen de transport prioritaire », la ligne a grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse doit prolonger le futur tronçon entre Tours et Bordeaux et ainsi créer une ligne TGV entre Paris et Toulouse à horizon 2020. Un projet dont l’addition ne cesse d’augmenter pour les collectivités. La Région Midi-Pyrénées a ainsi vu sa contribution passer de 460 à 800 millions d’euros, celle de la Haute-Garonne de 250 à 400 millions d’euros, et celle de la communauté urbaine du Grand Toulouse augmenter dans des proportions similaires.

Lettre à François Fillon

Les trois élus ont d’ailleurs annoncé avoir écrit au Premier ministre François Fillon pour « obtenir des garanties qu’une fois le tronçon entre Tours et Bordeaux sera réalisé, celui entre Bordeaux et Toulouse le soit aussi ». Mais également pour présenter des alternatives de financement du projet. « Nous proposons, soit d’abandonner notre participation dans le tronçon Tours-Bordeaux (pour lequel il manquerait 280 millions d’euros, ndlr) afin de prendre intégralement en charge la partie Sud Gironde-Toulouse, soit de maintenir notre contribution à Tours-Bordeaux (un total de 250 millions d’euros pour les collectivités de Midi-Pyrénées) en échange d’un remboursement de la part des collectivités d’Aquitaine au moment de financer Sud Gironde-Toulouse », détaille Martin Malvy.

Cette détermination des collectivités de Midi-Pyrénées a été saluée par Guillaume Pepy. Invité par l’association TGV Sud-Ouest, le président de la SNCF a ainsi rappelé que l’unité et la détermination des porteurs du projet de LGV est primordiale pour sa réussite, comparant Paris-Bordeaux-Toulouse à Paris-Lyon-Marseille. Avant d’ajouter, à l’issue de l’assemblée générale : « Il est normal que des questions se posent. Mais nous avons déjà su régler les problèmes pour sept lignes à grande vitesse. Il faut rester serein. C’est sérieux mais pas de panique ».

L’exemple alsacien

François Fillon devrait recevoir une autre lettre dans les prochains jours. Émanant cette fois de la Chambre de commerce et d’industrie régionale, dont le président Didier Gardinal a souhaité « pousser un coup de gueule ». « Nous avons déjà trop attendu et nous ne pouvons plus attendre. Certes, nous ne participons pas directement au financement, mais une part importante des recettes fiscales des collectivités provient des entreprises. Nous avons donc notre mot à dire. J’ai été missionné en 2010 par l’association pour étudier les retombées économiques. Le constat et les préconisations qui ont suivi à l’époque n’ont servi à rien. Nous avons perdu deux ans », assure-t-il.

Son homologue de la CCIR d’Alsace, Jean-Louis Hoerle, était lui aussi présent à Toulouse pour présenter aux membres de l’association un premier bilan de l’impact de l’arrivée du TGV à Strasbourg. Une ligne ferroviaire dont le chantier a permis de créer 6.500 emplois « parmi lesquels beaucoup ont pu être maintenus », précise l’élu consulaire. Le tourisme a pour sa part progressé de manière assez significative, aussi bien celui d’agrément que celui d’affaires - avec une hausse de 30% du nombre de congrès et de salons et de plus de 25% des journées d’affaires. Enfin, Jean-Louis Hoerle a noté que le TGV a permis « d’étendre la zone de chalandise des entreprises, notamment celles de servies », mais n’a en revanche « engendré directement aucune implantation de société ».

Les élus écologistes toujours opposés au projet

Un peu plus tôt dans l’après-midi, les élus Europe Écologie-Les Verts du Conseil régional avaient tenu à rappeler leur opposition au projet de LGV, eux qui préfèreraient simplement moderniser les lignes existantes. « Nous sommes pour que le TGV arrive à Toulouse, mais il faut réfléchir de quelle manière », a ainsi précisé le vice-président de Région François Simon, qui estime que le gain de temps sera plus réduit qu’annoncé et met avant trois arguments : « Tout d’abord le coût exorbitant, avec une estimation de Réseau ferré de France qui est passée de 2,9 milliards d’euros en 2005 à 7,8 milliards aujourd’hui. Ensuite le mode de financement, avec un partenariat public-privé et une concession sur cinquante ans qui est une drôle de façon de faire rentrer le secteur privé. Et enfin la part de financement de 50% demandée aux collectivités, qui montre que l’État n’assume pas ses responsabilités ».

« L’assemblée générale va tenter de sauver les meubles mais la réalité est en train de faire son œuvre. Le système de ciseaux ne pouvait qu’arriver », a poursuivi l’élu au sujet du retrait de certaines collectivités, appelant à un moratoire sur le projet. Et d’ajouter : « Sur le plan économique, les cinq villes les plus dynamiques sont Toulouse, Montpellier, Bayonne, Nice et Ajaccio. Et aucune n’a le TGV… »
ToulEco

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:28

Sacha BRIAND, candidat UMP à lélection législative sur la 1ère circonscription de Haute Garonne a décidé de saisir la Commission nationale des comptes de campagne et du financement politique ainsi que le Conseil Constitutionnel après avoir constaté des manquements répétés du Conseil général de Haute-Garonne et du Conseil régional de Midi-Pyrénées aux règles de financement de la campagne présidentielle. Cest ainsi que Pierre IZARD a utilisé le service de presse du Conseil général pour différer un communiqué de presse louant les mérites des propositions de M. HOLLANDE. M. Martin MALVY a de son côté utilisé le service de presse du Conseil régional pour stigmatiser les propositions de Nicolas SARKOZY sur la formation professionnelle des demandeurs demploi. Ces prises de position purement politiciennes nont pas à être assurées avec les moyens humains et financiers des collectivités locales. Sils veulent être les porte-parole du candidat socialiste, MM. IZARD et MALVY nont quà faire comme Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET qui pour éviter tout mélange des genres a démissionné de ses fonctions ministérielles.

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Publié par Pascale Binet - dans UMP 31
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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 07:06

TGV_1232.jpgDes riverains de la LGV contestent les indemnisations devant le juge des expropriations. Comme Dominique Martini, propriétaire d'un corps de ferme moyenâgeux. Les piquets qui délimitent l'emprise de la LGV frôlent les dépendances aux charpentes rénovées de La Joffrie, à Roullet-Saint-Estèphe. La ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, encore virtuelle, mordille même une partie du terrain gazonné à l'entrée du corps de ferme moyenâgeux.

En dépit de la proximité de la RN 10, La Joffrie conserve ce charme discret des solides demeures patrimoniales charentaises où l'on aime goûter au silence. Mais, très bientôt, La Joffrie sera cernée par la route nationale, la RD 910, sa nouvelle bretelle d'accès pour les camions et, bien sûr, la voie ferrée dédiée à la grande vitesse.

Propriétaire des lieux, Dominique Martini ne se résigne pas à voir la maison familiale être ainsi dépréciée, malgré les isolations phoniques promises par le constructeur de la voie : « C'est viscéral. Il s'agit de la maison où je suis née, où j'ai grandie. Si je monte au créneau, c'est parce que cette maison symbolise les valeurs que mes parents m'ont transmises. Je me bats pour eux, pour mon arrière-grand-mère qui avait acheté la maison en 1870 et pour les seigneurs d'antan. »

Confisqués à la Révolution

La Joffrie en a effectivement vu d'autres. Anoblie en 1574, la propriété a abrité un certain André François qui, au XVIe siècle, portait le titre d'écuyer et seigneur de « La Geoffrie », comme on l'écrivait autrefois. Passées dans la famille Terrasson, la demeure et ses terres sont, à l'aube de la Révolution, la propriété d'Henry de La Faux de Chabrignac, doyen du chapitre cathédral d'Angoulême.

Las, l'homme refuse de prêter les serments exigés par les révolutionnaires et se hâte d'émigrer. Ses biens sont alors confisqués et adjugés, le 17 nivôse an II, au sieur Nadaud pour la somme de 33 110 livres en numéraires et assignats.

De la Révolution française à Réseau ferré de France, donc… Pour construire sa ligne, RFF a amputé de 4,6 hectares, actuellement en fermage, un domaine qui en compte 29. « Au départ, ils prévoyaient d'en prendre six. Ça s'est réduit comme une peau de chagrin », constate Dominique Martini. À 60 centimes le mètre carré pour des terres agricoles, la propriétaire s'estime mal indemnisée. La semaine dernière, devant le juge des expropriations, elle a demandé que RFF double la mise, à 1,20 € le mètre carré. Début avril, une audience décidera du sort de la requête.

Vibrations

« Ce n'est pas qu'une question d'argent même si j'attends une meilleure indemnisation. C'est aussi une question de principe. » Demeurant à Paris pour des raisons professionnelles, Dominique Martini avait planifié sa retraite à La Joffrie. « Je voulais aménager la ferme et les dépendances en chambres d'hôtes. »

Un projet qui a flétri au fur et à mesure que le tracé définitif de la LGV se rapprochait des murs de La Joffrie. « Tout tombe complètement à l'eau. La maison va être prise dans un triangle infernal, entre la route et le rail. Maintenant, elle ne vaut plus rien. Les agences refusent de l'estimer et d'établir des attestations immobilières. Et aujourd'hui, j'ai peur pour cette maison : elle date du Moyen Âge, elle n'a pas de fondations. Je crains que les vibrations, les tirs de mine pendant le chantier ne viennent à l'endommager. »

Ironie du sort, la ferme de La Joffrie avait été un temps au centre d'un débat capital pour la LGV. Lors de l'enquête publique originelle, RFF avait imaginé racheter l'ensemble pour y poser une gare. Un scénario obsolète depuis que la gare LGV a été confirmée à Angoulême.

Adir : audience au tribunal le 4 avril

Ils ont, eux aussi, rencontré le juge des expropriations, sur leurs terres, la semaine dernière. Une quinzaine de propriétaires de Nersac, La Couronne et Roullet, dont les terres seront en partie mangées par la LGV, contestent l'indemnisation qui leur est accordée.

Une indemnisation qui culmine, comme dans le cas de Dominique Martine, à 60 centimes d'euros le mètre carré. « Cette offre a été refusée, confirme Franck Decet, président de l'Association de défense des riverains (Adir) qui regroupe les mécontents.

« Nous ne contestons pas l'utilité publique de la LGV, mais nous estimons que nos terres valent plus que cela. »

Les propriétaires concernés mettent en avant la situation de ces terrains agricoles périurbains susceptibles, à plus ou moins long terme, de devenir constructibles, d'accueillir zones artisanales ou industrielle : « C'est ce que nous appelons des terrains en situation privilégiée parce qu'ils auraient capacité à être urbanisés dans un avenir proche. »

10 à 30 € le mètre carré

Selon les cas, les propriétaires réclament à RFF des prix variant de 10 à 30 euros le mètre carré : « Si on en restait aux prix actuellement proposés, ce serait une grosse perte patrimoniale pour ces propriétaires qui seraient dans l'incapacité d'acquérir les mêmes surfaces à des endroits présentant les mêmes caractéristiques. »

Les propriétaires vont-ils obtenir gain de cause ? La décision est aujourd'hui entre les mains de la justice. Avec une première audience capitale, devant le juge des expropriations, le 4 avril.

Lors de cette audience, le tribunal statuera sur une indemnisation provisionnelle à hauteur de ce que proposera l'expropriant. « Une deuxième audience sera ensuite programmée, une fois que les avocats des différentes parties auront communiqué leur mémoire. Nous espérons à ce moment-là percevoir le supplément que nous demandons. »

D'ici cette seconde audience, RFF et Coséa, le constructeur de la LGV, pourront disposer des terrains à leur guise. Le grand chantier débutera vaille que vaille, même si les cas des propriétaires mécontents des indemnisations touchées ne seront pas tout à fait réglés.

Le Sud Ouest
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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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