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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 06:43

thierry-deville.jpgTout ça pour ça ! La spectaculaire concertation autour de la réforme de l’école a débouché sur rien que l’on ne savait déjà : le logiciel de la gauche en termes d’éducation n’a pas changé. La solution à tous les maux réside bien évidemment dans l’affectation de moyens supplémentaires.

Je finis par être désespéré de ce conformisme absolu, de cette absence d’envie de bousculer les conservatismes et les idées reçues qui caractérisent ceux qui nous dirigent, alors même que le contexte était propice à une révolution éducative. Il y avait de vraies questions dans ce débat, et le rapporteur de la concertation avait osé en esquisser quelques lignes : sur la remise en cause d’une pédagogie obsolète, à l’heure où les élèves baignent dans Google et Wikipédia ; sur les castes qui corsètent l’Education Nationale et annihilent toute ambition de réforme depuis des décennies : syndicats, corps des Inspecteurs ; sur la nécessaire évaluation des enseignants (mais vous aurez compris que la note, si traumatisante, n’est plus dans l’air du temps).

 

Un modèle pour les autres Nations

 

A l’heure où l’on propose de supprimer les devoirs à la maison, on oublie également de poser la question des contenus des médias et leur lien avec l’échec scolaire ? Le gavage médiatique que subissent les enfants qui passent trois heures devant la télé après l’école les abreuve d’insanité, de violence, de mondes virtuels, anxiogènes et sans repères. Il y a là un vrai défi éducatif, dont les enjeux dépassent d’ailleurs la simple question de la réussite scolaire.

A trop vouloir caresser le mammouth dans le sens de ses longs poils, on a raté une belle occasion de donner à l’école française le souffle salvateur qui aurait fait d’elle à nouveau ce qu’elle était il y a 150 ans : un modèle pour les autres nations.

Thierry Deville

 

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