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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:32

TGV 150Feu vert pour Bordeaux - Toulouse

Midi-Pyrénées peut souffler. Toulouse et sa région auront bien leur ligne à grande vitesse (LGV). Hier, Jean-Marc Ayrault a confirmé que le tronçon Bordeaux-Toulouse était «prioritaire» et serait bien mis en œuvre avant 2030. C’est donc le scénario n° 2 du rapport Duron, «le plus ambitieux» glisse-t-on dans l’entourage du Premier ministre qui a été retenu.

La Ville rose décroche donc une timbale estimée à 7,1 milliards d’euros. Ce dernier chaînon manquant pour relier la quatrième ville de France à Paris à grande vitesse se fera dans la foulée de la construction de la ligne Tours-Bordeaux qui sera mise en service en 2017.

C’est au prix d’un lobbying intensif de la part des élus de la région et notamment de Martin Malvy, qui a infléchi le choix du gouvernement. Le président du Conseil régional mettait d’autant plus la pression que Midi-Pyrénées avait accepté de financer une partie des travaux du tronçon Tours-Bordeaux «à condition que «Bordeaux - Toulouse» soit confirmé.

Car sur ce point, le rapport Duron qui avait fléché le 27 juin dernier les infrastructures de transports prioritaires avait soufflé le chaud et le froid. Il soulignait ainsi que «d’autres solutions reposant prioritairement sur une modernisation de l’existant permettraient d’apporter une réponse aussi satisfaisante et moins coûteuse» que le TGV. Mais le même rapport, un peu plus loin, n’hésitait pas à écrire : «La section Bordeaux-Toulouse, qui doit permettre de raccorder la quatrième ville de France au réseau ferroviaire à grande vitesse, devrait se concrétiser dans les meilleurs délais». En clair : la commission d’experts Duron a renvoyé la balle dans le camp du Premier ministre. C’est donc lui qui a décidé de trancher : Bordeaux-Toulouse se fera avec une date butoir : 2030. Les élus locaux militent déjà pour le démarrage de l’enquête publique dès septembre 2013.

En revanche, si la branche Bordeaux-Toulouse du Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO) est désormais sur les rails, le tronçon entre Bordeaux et Hendaye a du plomb dans l’aile. Pour le plus grand bonheur des écologistes du Pays Basque. Très cher (6,3 milliards pour 67 km) ce projet est presque recalé. Le scénario 2 du rapport Duron prévoit seulement la constitution d’une réserve de précaution de deux milliards d’euros «pour d’éventuels premiers travaux» concernant cinq grands projets dont la LGV dans le pays basque.

Le coup d’après qui était prévu dans le schéma initial de l’agence de financement des infrastructures de France (AFITF) devait concerner la ligne vers l’arc méditerranéen avec la liaison Toulouse-Narbonne. Cette dernière ne se fera pas car elle n’a pas été incluse dans les priorités. «Mais elle se fera ensuite» confie-t-on dans les ministères. Les priorités ont été clairement affichées par le Premier ministre : d’abord Il faut s’occuper de Bordeaux-Toulouse et Montpellier-Perpignan . Car les 130 km entre la Ville rose et Narbonne, aux portes de la mer, affiche au compteur un budget de trois milliards d’euros.

Castres aura enfin son autoroute

L’autoroute Toulouse - Castres a été confirmée au rang des «premières priorités» et verra donc le jour avant 2030. Pour l’instant, l’état n’a toutefois pas donné d’indication sur la future nature de la route. Le rapport Duron se borne à parler d’ «aménagement de la RN 126 Toulouse-Castres». Reste à savoir s’il s’agit d’un aménagement à 2x2 voies, d’une autoroute donnée en concession ou encore d’un partenariat public-privé. Toutefois, Matignon entend privilégier le retour en force des contrats de plan état-région. L’exécutif veut donc responsabiliser les acteurs locaux et territoriaux sur la mise en œuvre des meilleures solutions et des montages les plus pertinents à l’échelle du territoire. Le choix entre une réalisation concédée ou sur fonds d’état se prendra donc sur le terrain.

Parmi les projets qui ont obtenu le feu vert de Matignon on note aussi le contournement ferroviaire de Nîmes - Montpellier pour une meilleure desserte du Languedoc et du Roussillon. En revanche est reportée après 2030, donc aux calendes grecques la traversée centrale des Pyrénées (TCP) qui aurait coûté cinq à six milliards d’euros. La ligne Montpellier-Perpignan est elle aussi réalisable mais «après 2030» pour un coût de 6,3 milliards d’euros.

La Dépêche du Midi

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