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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:53

presidentielle-123.jpgEn meeting place du Trocadéro à Paris, devant des dizaines de milliers de personnes, le président-candidat s'est adressé aux responsables syndicaux. "Laissez de côté les partis" , leur a-t-il dit. Car "ceux que vous soutenez aujourd'hui ne vous le rendrons pas". La "marée de drapeaux tricolores" qu'il avait évoquée à Toulouse, dimanche, était bien devant lui. Devant des dizaines de milliers de personnes - "nous sommes 200.000", a-t-il lui-même lancé - réunies place du Trocadéro à Paris, Nicolas Sarkozy a tenu l'un de ses derniers grands meetings de campagne. Dans un décor plein de symbole, la Tour Eiffel dans son dos. Une date pas vraiment choisie au hasard. Un 1er mai, jour de "fête du travail" que le chef de l'Etat avait qualifiée de "vraie fête du travail" avant de se reprendre. Et alors que près de 48.000 personnes défilaient au même moment dans les rues de la capitale, le président-candidat avait un interlocuteur tout trouvé : les syndicats. "Posez le drapeau rouge et servez la France !", leur a-t-il lancé, leur demandant de "regarder le monde tel qu'il est".

Alors que dans la matinée Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a annoncé son intention de voter pour François Hollande dimanche, Nicolas Sarkozy a invité les syndicats à "laisser de côté les partis", une phrase qu'il a répétée à plusieurs reprises. "Laissez de côté les partis. Parce que ceux que vous soutenez aujourd'hui ne vous le rendrons pas", sans doute en allusion à son rival socialiste François Hollande, dont il avait dit qu'il "défilerait derrière les drapeaux rouges de la CGT". "Laissez de côté les partis parce que votre rôle n'est pas de faire de la politique. Votre rôle n'est pas de défendre une idéologie, votre rôle est de défendre les salariés", a-t-il poursuivi.

"Nous ne voulons pas du socialisme"

Au cours d'une intervention d'une quarantaine de minutes, lors de laquelle il a notamment évoqué le général de Gaulle, Hugo ou encore Chateaubriand, il a ainsi répété que "dans la République, ce ne sont pas les syndicats qui gouvernent, c'est le gouvernement". Et a fustigé ce fameux drapeau rouge "qui a été l'étendard de tant de tyrannies à travers le monde", indiquant qu'il n'accepterait "jamais de recevoir de leçons de morale de la part de ceux qui l'ont brandi". "Le drapeau rouge est celui d'un parti, le drapeau tricolore, notre drapeau, c'est celui de la France", a-t-il lancé sous les applaudissements de la foule. Pour lui, ce rassemblement du 1er mai en faveur du travail n'a de sens que dans le rassemblement de tous les Français.

Une preuve que "nous assumons la France dans toute sa diversité, nous assumons toute son histoire, toutes les familles spirituelles de la France, toutes les sensibilités, sans aucune exception". En réponse à son rival du second tour, qui a quelques heures plus tôt défendu la "fête du syndicalisme" et de ceux qui défendent le travail, Nicolas Sarkozy a affirmé que ceux qui ont défilé ce mardi aux côtés des syndicats l'ont fait "non pas pour le travail, mais contre nous". Il a également eu quelques mots contre le projet proposé, selon, par François Hollande. "Nous ne voulons pas du socialisme", a-t-il lancé:

Et le bras de fer à distance entre les deux candidats ne s'est pas arrêté une fois les micros des tribunes éteints. Alors qu'Hollande avait déjà dit "au revoir" au président-candidat lors d'un discours à Nevers quelques heures plus tôt, Nicolas Sarkozy a mis en avant "un peu d'arrogance" chez le candidat socialiste. "Il pourra dire 'au revoir' quand les Français lui autoriseront cela. Ce que je sens, c'est qu'il va être déçu, mais je saurais être généreux pour les gens déuçs", a-t-il déclaré sur BFMTV à peine descendu de scène, encore essoufflée après son discours.

Interrogé sur LCI après l'intervention du candidat UMP, son porte-parole Guillaume Peltier a lui ironisé sur la "gauche ringarde" :

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