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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 06:56

En meeting à Toulouse, ce dimanche 29 avril, un meeting diffusé simultanément dans toute la France – à Metz, Lyon, Marc-en-Baroeil, Orléans, Rennes, Limoges -, Nicolas Sarkozy est venu parler de la Nation française et de ses frontières.

« Le 6 mai : un moment de l’histoire où se décide en un instant les décennies à venir »

Le Président de la République a tenu à rappeler combien le choix que feraient les Français, le 6 mai prochain, déterminerait leur avenir et le destin de notre pays.

« Dans une semaine, le peuple français choisira son destin. Ce sera un choix historique, historique parce que les circonstances sont historiques. Je veux parler de l’un de ces moments de l’histoire où tout se décide maintenant, en quelques jours, pour les décennies à venir ».

« La France ne peut pas manquer ce rendez-vous avec l’histoire » a-t-il assuré. « La France n’a pas le droit à l’erreur parce que l’erreur se paiera pendant des décennies, parce que la France ne peut pas dilapider l’héritage de 20 siècles de travail, d’effort, de civilisation, l’héritage de la chrétienté, l’héritage des lumières, de la révolution et de la Résistance. Nous ne voulons pas sacrifier tout cela ! »

« A tous les Français qui tiennent le destin de la France entre leurs mains, souvenez-vous, au moment de faire votre choix le 6 mai, de la grande histoire de France, de la grande civilisation, souvenez-vous de tout ce que les Français ont accompli de grand dans le passé et de ce qu’ils peuvent accomplir de plus grand encore à l’avenir. Notre avenir ne peut pas être un avenir écrit avec de petites ambitions ».

Devant une salle comble et survoltée, applaudissant ses propos, le Président a lancé : « Vous êtes ininflencables, vous êtes extraordinaires, vous êtes le peuple de France ! » « Mais regardez-les, que tous les observateurs, les commentateurs regarde le peuple de France ! Voilà sa confiance, voilà ses valeurs, voilà son idéal ! » en réponse au système médiatique qui fait ostensiblement le jeu du candidat socialiste.

« Je veux affirmer l’importance cruciale des frontières »

Nicolas Sarkozy a fait valoir, ce jour, l’importance de « la Nation » et de ses frontières, déterminé à refuser de voir notre pays « se diluer dans la mondialisation ».

Le Président de la République a appelé ses concitoyens à « être fiers d'être français ».

Selon Nicolas Sarkozy, « l'Europe a trop laissé s'affaiblir la Nation alors que les pays qui gagnent dans le monde aujourd’hui, ce sont les pays qui croient dans l’esprit national ! ». Il a accusé « la pensée unique, le système, notamment le système médiatique » d'avoir « confondu le sentiment national, qui est hautement respectable, avec le nationalisme qui est une idéologie profondément dangereuse ».

« La Nation est un partage, le partage d’une identité collective, elle a toujours eu contre elle ceux qui ne croient qu’à la lutte des classes ! Ils ont oublié combien comptent pour un homme l’attachement à sa terre natale, au paysage dans lequel on a grandi, à la culture dont on a été nourri par ses parents et ses grands-parents, ils n’ont rien fait d’autres que d’ouvrir la porte à la loi des communautés et des tribus ! S’il y a du communautarisme et des tribus, c’est parce que l’on n’a pas assez défendu la Nation ! » a-t-il assuré.
Mais il a demandé de ne pas confondre « l'amour de sa patrie avec la haine des autres », mettant en valeur le patriotisme, qui est « l'amour de la patrie », et qui n’a rien à voir avec le nationalisme qui est « la haine de l'autre ».

Pour Nicolas Sarkozy, l’effacement des frontières quelles qu’elles soient – économiques, culturelles, morales – a été une grave erreur car « sans frontières, il n’y a pas de Nation, pas d’Etat, pas de République, pas de civilisation ». « La frontière, c’est l’affirmation que tout ne se vaut pas, qu’entre le dedans et le dehors ce n’est pas la même chose, tracer une frontière entre les cultures, le vrai et la faux, la beauté et laideur, c’est le long travail de la civilisation ». « L’Europe a trop cédé à la religion du libre-échange et de la déréglementation au nom de l’abaissement des frontières, trop cédé à une conception d’un monde sans Etat » a-t-il défendu.

« Nous ne sommes pas supérieurs aux autres mais nous sommes différents des autres et nous voulons que l’on respecte cette différence ! »

« Comment ferons nous si plus personne n’est fier d’être français si on banalise tout si on dit que tout se vaut ! Dans les 5 années qui viennent je ne veux pas laisser la France se diluer dans la mondialisation ! »

Une France forte

Sans s’isoler du monde et en restant ouverte, la France doit désormais faire respecter ses frontières, c’est le projet de Nicolas Sarkozy dont il a rappelé quelques-unes de ses propositions :

Réciprocité dans les échanges commerciaux en Europe pour protéger nos agriculteurs, nos producteurs, nos entrepreneurs,

Réserver une partie des commandes publiques à nos PME européennes,

Immigration maîtrisée, divisée de moitié ces 5 prochaines années et avec un examen de français et des valeurs de la République avant d’entrer sur le territoire,

Création d’un impôt minimal sur les bénéfices mondiaux des grande groupes,

• Création d’un impôt sur les exilés fiscaux,

• Instauration de 7 heures de travail d’intérêt général pour les bénéficiaires du RSA,

• Plutôt que de condamner les chômeurs à attendre passivement un entretien d’embauche, leur offrir une formation qualifiante qui multipliera les chances de retrouver un emploi,

Refuser le droit de vote des étrangers qui sépare le droit de vote de la nationalité, qui « est le contraire de l’idéal républicain,

• Refonder une école républicaine de l’exigence et de l’autorité où l’on apprend que tout ne se vaut pas, que tout n’est pas permis et que l’enfant n’est pas l’égal du maître
Je veux être la cohérence, le catalyseur de ces multitudes de résistances qui feront que nous garderons nos valeurs, notre culture, notre idéal !

Créer la croissance en suivant « la ligne de la raison »

C’est le juste équilibre, « la ligne de la raison » qu’il s’agit de trouver, loin de la fermeture de nos frontières ou de leur dilution. Cette raison pour Nicolas Sarkozy, « c’est l’identité française ».

« On ne créera pas la croissance en embauchant 60 000 nouveaux fonctionnaires, en réduisant la durée du travail, en alourdissant le coût du travail, cela fait plaisir au moment ou on l’annonce mais cela prépare un matraquage fiscal sans précédent sur les classes moyennes sur lesquelles repose l’avenir de la France ! » a fermement affirmé le Président de la République qui a mis un point d’honneur à ne pas alourdir les impôts des ménages à la différence du candidat socialiste.

« Ce programme là, ce n’est pas un programme de croissance, c’est un programme de récession ! a clamé Nicolas Sarkozy afin que la France ouvre les yeux.

« La croissance, nous allons la construire en exigeant la réciprocité car nos entreprises, nos producteurs, nos agriculteurs ne peuvent pas être mis en concurrence avec ceux qui ne sont soumis à aucune des règles qu’on leur impose ici ». « Si nous voulons retrouver la maîtrise de notre destin, nous devons réduire notre dette, ce n’est pas un choix, c’est la décision d’un pays souverain » a-t-il poursuivi.

« Aujourd’hui qui envie le sort de la Grèce ? »

Taclant François Hollande qui, à son entrée en campagne, est allé rencontrer son « modèle », José Luis Zapatero, Nicolas Sarkozy a encouragé chacun à regarder chez notre voisin : « Nos amis espagnols, grand pays, avez-vous la situation de l’Espagne après 7 années de gouvernement socialiste ? » Est-ce le sort enviable que M. Hollande nous promet ? »

« La France s’est battue pour sauver l’Europe et l’euro, j’ai toujours refusé la rigueur et l’austérité : car les mots ont un sens : la « rigueur » signifie que l’on diminue les pensions de retraites, les salaires, les allocations » et c’est ce qui se passe partout autour de nous : en Grande-Bretagne, en Espagne, en Grèce, en Irlande… « J’ai voulu vous protéger de ce risque et je l’ai fait » a rappelé le Président.

« Je n’ai pas tout réussi et bien des critiques sont légitimes à mon endroit mais je vous ai défendu et pas un seul d’entre vous n’a perdu son épargne, pas un seul des millions de retraités n’a vu sa pension baisser et leurs pensions ont été actualisées » a-t-il rappelé.

« Si cette réforme je ne l’avais pas voulu il y a deux ans, dans quelle situation serions-nous aujourd’hui ? Imaginez dans la tourmente que nous avons connue il y a 4 ans, imaginez que ce fut Hollande, Mélenchon et Joly ? Imaginez ! »

« Mais mes chers amis, le problème n’est pas moi, la question n’est pas celle de mon avenir, le problème c’est vous car c’est toujours le peuple qui paye la lâcheté, la démission et l’hypocrisie de ceux qui le dirige ».

« Je veux des frontières parce qu’elles sont la condition du nouveau modèle français que je vous propose qui repose sur le travail, le droit à la formation, l’investissement, l’innovation, l’autorité, la responsabilité ! Un modèle que je bâtirai sur la cohésion sociale. Je ne veux pas d’un monde où tout se vaut, où il n’y a plus de limite, je veux d’un monde où il y a une hiérarchie des valeurs, je veux que la France agisse et qu’elle puisse peser sur les affaires du monde, je veux que la France incarne aux yeux du monde la nouvelle frontière de la civilisation du XXIème siècle ».

Appelant chacun à s’unir et à se rassembler dimanche prochain, Nicolas Sarkozy a demandé à chacun de faire un choix dans sa conscience, au-delà des clivages politiques, en plaçant l’intérêt général au-dessus de tout : « c’est ensemble que nous allons construire le rassemblement immense du 6 mai ! Peuple de France, un vieux monde s’éteint, prend ton avenir en main ! »

La France Forte

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