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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 07:45

TGV_1342.jpgLes tritons dont le triton hybride compliquent ce vaste chantier.

Ils étaient deux dans une mare. Un triton ambré et un triton crêté. Deux espèces connues et reconnues. Mais bien embarrassantes quand on veut construire la LGV (Ligne à grande vitesse Tours - Bordeaux), tout en préservant l'environnement. Une dérogation avait été obtenue pour détruire la mare et déplacer les fameux tritons.

L'affaire semblait classée lorsque surgit le triton de Blasius. Une bestiole hybride dont personne ne soupçonnait la présence. Il fallut arrêter le chantier dans le secteur concerné (Deux-Sèvres), le temps de trouver une solution, c'est-à-dire faire la peau au triton ou le mettre ailleurs. Des études ont été menées pour analyser l'impact des travaux sur l'animal hybride. Un arrêté va être pris très prochainement.

Les mulettes, des moules d'eau douce, ont également fait l'objet d'attentions particulières. Des plongeurs sont allés les pêcher et les ont déplacées. Idem pour les écrevisses à pieds blancs pour lesquelles on réfléchit encore. Probablement seront-elles transférées en 2013.

Toutes ces informations ont été données lundi dernier, lors du colloque sur le thème « Grands travaux et protection de l'environnement », au Conseil général.

En préambule, Sylvie Marcilly, vice-présidente du Conseil général, avait évoqué la réflexion actuelle sur l'aménagement et le développement du territoire, avec parallèlement un souci de protection de l'environnement et notamment des espèces protégées.

Grands travaux et protection peuvent se mener de pair mais visiblement ce n'est pas simple, comme en témoigne cette affaire de triton.

220 espèces protégées

Et bien sûr, la LGV est un chantier qui illustre particulièrement bien ce débat. 220 espèces protégées se trouvent sur ce trajet : l'alouette lulu, par exemple, ou la loche de rivière. Il y a également 80 cours d'eau et 1 240 hectares d'espaces boisés.

Des mesures compensatoires doivent être mises en œuvre. Éventuellement, quelque 3 500 hectares pourraient être achetés et rétrocédés ensuite au Conservatoire national du littoral. Autre solution : passer des conventions avec des propriétaires fonciers qui seraient volontaires.

« En ce qui nous concerne, jamais nous n'avons fait face à un défi de cette amplitude », a commenté Hervé Tricot, président de Lisea SAS, concessionnaire retenu par Réseau ferré de France pour concevoir, construire et exploiter durant cinquante ans cette ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux.

Le Sud Ouest

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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