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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 06:34

moudenc-39.jpgLes municipales, c’est parti ! La droite toulousaine est actuellement dans les grandes manœuvres afin de choisir un leader pour 2014. Au lendemain de sa défaite en 2008, Jean-Luc Moudenc s’est méthodiquement remis à la tâche pour reconquérir l’électorat toulousain. Maîtrisant ses dossiers sur le bout des doigts, il a repris mois après mois du « poil de la bête ». Après une bataille plus que virile, et avec des tacles qui ont laissé de sérieuses blessures, il réussit en 2010 à reprendre à Christine de Veyrac la fédération départementale de l’UMP. Nouvelle victoire en 2012 puisqu’il devient député au nez et à la barbe des socialistes locaux. Pourtant, si personne ne lui conteste sa légitimité, il n’aura jamais réussi à s’imposer comme un leader naturel…Une réalité qui fait qu’aujourd’hui Christine de Veyrac se sent pousser des ailes, et pense de plus en plus sérieusement à être tête de liste face à Pierre Cohen. Une aubaine pour Jean-Louis Borloo qui a fait de Toulouse une priorité de l’UDI ? Mais attention un certain René Bouscatel se sent prêt si aucun des deux prétendants ne vient sortir du chapeau. Enquête de Coralie Bombail et Thomas Simonian.

 

Depuis la formation de l’UDI (Union des démocrates indépendants), les deux rivaux de la droite toulousaine pourraient à nouveau s’affronter en 2014 pour les municipales. A supposer bien sûr qu’il y ait deux listes… Pour l’heure, seul Jean-Luc Moudenc est officiellement déclaré candidat : « Je serai donc au rendez-vous où je suis attendu : celui de cette échéance de 2014 » (Le Journal Toulousain du 20/09/12.) De l’autre côté, Christine de Veyrac entretient encore le suspense mais médiatise depuis de longues semaines une présence accrue sur le terrain. Pourtant, qu’elle se fasse au premier ou au second tour, l’union entre les deux sera inévitable pour battre Pierre Cohen. Alors lequel remportera ce bras-de-fer ?

Christine de Veyrac

Pour : Députée européenne depuis trois mandats et adjointe de Philippe Douste-Blazy puis de Jean-Luc Moudenc, de 2001 à 2008, Christine de Veyrac dispose à la fois d’une expérience locale et d’une vision de parlementaire. En septembre dernier, elle crée l’association Rive Droite Rive Gauche, avec laquelle elle organise de nombreuses visites dans les quartiers toulousains. Au lendemain des élections cantonales de 2011 (perdues sur le canton 1) un déclic se produit dans son comportement. Elle prend goût aux campagnes, et sa bonne humeur festive devient une arme.

Contre : En 2001 à la mairie, ou en tant que députée européenne, elle a toujours été élue sur des scrutins de liste et non sur son nom. Ne faisant pas partie de l’opposition municipale (en 2008, elle refuse d’être sur la liste Moudenc), Christine de Veyrac est donc moins connue des Toulousains que son rival, et devra prouver sa légitimité face à un candidat de la première heure.

 

Jean-Luc Moudenc

Pour : Maire de Toulouse pendant quatre ans (2004 – 2008), il est élu trois fois en son nom propre à Toulouse (par deux fois aux cantonales et aux législatives 2012). Suite à son échec aux dernières municipales, il entame un travail de fond pour reconquérir la ville, avec notamment l’association Toulouse avenir. Il est réputé à gauche comme à droite pour être « un homme de dossier ».

Contre : Pourtant patron local de l’UMP, leader de l’opposition à la mairie et député, Jean-Luc Moudenc n’a jamais vraiment su s’imposer en leader naturel de la droite toulousaine. En outre, l’étiquette UMP pourrait être un handicap dans une ville où le centre-droit a eu la part belle pendant des années. Avec les récentes prises de position de son parti sur des sujets sociétaux, il a « droitisé» son image, lui l’ancien CDS (centre des démocrates sociaux).

Lire la suite sur le Journal Toulousain

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Publié par Pascale Binet - dans Toulouse
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