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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 05:50

voix-du-midi.jpgSur ce sondage qui encourage le candidat UMP et surprend désagréablement un parti à la rose toutefois encore loin d’être fané…

La maladie n’est pas encore sur les poules, mais les coqs socialistes se font un peu déplumer le plastron par ce vieux renard de Moudenc.

C’est ce que dit assez clairement le sondage BVA-La Dépêche sur les municipales 2014 à Toulouse, publié ces jours-ci.

Ce sondage a beau donner l’avantage à Pierre Cohen, maire sortant, crédité de 52 % d’intentions de vote au second tour, le vainqueur moral est son challenger. Car Moudenc, pointé à 48 %, avale cinq points de plus que la précédente mesure opérée par Objectif News/Harris interactive début mars, reprenant du coup 10 points au score de la gauche lors de la présidentielle à Toulouse intra-muros.

Pour comparaison : à Angoulême, où l’on reconnaît en bien des points la situation électorale toulousaine, avec un candidat Hollande élu avec 60 % de suffrages et un maire sortant socialiste élu avec 52 % des voix en 2007, celui-ci vient d’être crédité de 55 % d’intentions de vote dans un sondage.

Mais le plus intéressant pour Moudenc est qu’il voit son crédit progresser alors qu’il n’a pas encore dévoilé un seul alinéa de son projet pour Toulouse. Le sondage traduit donc le ressenti, très peu favorable, des Toulousains, vis-à-vis du bilan de Pierre Cohen…

Le candidat Moudenc voit encore ce sondage confirmer sa stratégie, pourtant contestée jusque dans son camp : celle d’un positionnement à la lisière de la droite forte, braconnage tout à fait inédit dans une ville qui se gagne, selon l’adage, au centre. Mesurant un FN à 9 % au premier tour, soit aux portes d’une triangulaire, le sondage valide que la droite ne pourra d’abord espérer gagner cette élection que sur sa droite.

Cueillant des socialistes ne l’attendant pas aussi vigoureux, redynamisant une droite craignant tellement des capacités de son leader qu’elle n’osait plus espérer, Moudenc franchit une étape. Mais il ne s’agit que de confiance. Il reste un outsider dont le droit d’espérer dépend de sa capacité à se dépasser lui-même, avec beaucoup d’audace, dans la définition d’un projet à la hauteur de Toulouse, dans la gestion d’un entourage pas toujours bon conseiller.

C’est encore le minimum dans une ville plus que jamais ancrée à gauche et où Pierre Cohen ne s’est pas encore mis en mode électoral pour faire valoir son bilan et sa vision de la ville. Pas plus qu’une impressionnante artillerie de campagne socialiste, laissant qu’à peu d’occasions ses plumes au combat électoral.

La Voix du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans Toulouse
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