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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 07:25

molex-001.jpgJustice La maison mère américaine de l'usine qui a fermé à Villemur cherche à sortir du dossier

Ils ont beau être licenciés depuis trois ans maintenant, les ex-Molex restent fidèles au poste. Ressortant leur légendaire tenue de travail bleue et grise, les anciens salariés de l'usine de Villemur sont venus en nombre mardi devant le Palais de justice pour un énième bras de fer avec leurs actionnaires américains.

Question d'indemnisation
Bus affrété spécialement, stand pour casser la croûte et musique d'ambiance. « Cela faisait longtemps qu'on ne s'était pas vus, c'est un plaisir », reconnaissait Denis Parise, l'ex-secrétaire du CE, aujourd'hui conseiller régional. Il y avait là de jeunes retraités, ceux qui, à l'usine, travaillent désormais pour VMI, le repreneur, ou encore Jean-Jacques, épanoui dans son nouveau métier auprès des handicapés. Leurs routes se sont séparées mais le combat continue. D'autant qu'une procédure collective est toujours en cours aux prud'hommes pour licenciement abusif.
Dans ce contexte, l'audience de mardi à la Cour d'appel était loin d'être anecdotique. La maison mère, Molex Incorporation, y contestait son statut de co-employeur des licenciés Haut-Garonnais. Pour elle, l'usine villemurienne aujourd'hui liquidée était une entité « autonome ». Elle considère que le directeur local n'avait aucun lien de subordination avec l'actionnaire américain et qu'il « avait tout pouvoir » chez lui. Derrière cette démarche, il y a la volonté de Molex de disparaître du dossier au cas où les prud'hommes donneraient raison aux salariés. « La maison mère. veut éviter d'avoir une nouvelle fois à indemniser ses collaborateurs », a expliqué Julien Duffour, l'avocat du liquidateur.
Pour celui des salariés, Jean-Marc Denjean, ce sont les actionnaires qui étaient aux manettes d'un bout à l'autre de dossier. « Pendant la négociation du plan social, il fallait sans arrêt interrompre la séance pour demander l'avis des Américains », a-t-il rappelé. La cour d'appel doit rendre sa décision le 7 février. La suite du feuilleton dépend d'elle.

Hélène Ménal

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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