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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 18:45

TGV 150Nous avons indiqué, dans notre édition d'hier, comment l'État, par la voie du préfet de région, Yves Dassonville, a fait savoir à la Région quelles étaient les mesures décidées après le refus de la collectivité Poitou-Charentes de participer au financement de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux.

La principale de ces mesures consiste à ne plus laisser à la Région le maintien de la délégation des crédits de l'Ademe (l'agence pour les économies d'énergie), qui, jusqu'alors, constituaient l'essentiel du fonds régional d'excellence environnemental sur lequel Ségolène Royal s'est bien souvent appuyée pour dire l'exemplarité de la politique qu'elle mène.

Dans un premier temps, c'est Jean-François Macaire, premier vice-président de la Région, qui a fait savoir que la méthode utilisée par l'État via le préfet n'était « pas la bonne ». Tout simplement parce qu'il la considère comme anticonstitutionnelle, les collectivités locales devant s'administrer librement par le biais de conseils d'élus.

Pas très républicain

« La méthode n'est pas très républicaine », juge M. Macaire qui ne demande qu'une chose : que les relations soient normalisées avec l'État. Sauf à dire que lorsque ce dernier annonce qu'il va stopper une tranche de travaux sur la nationale entre Cholet et Bressuire, ou qu'il ne mettra pas un centime d'euro dans la future gare de Niort, Jean-François Macaire persifle en notant que cela ne change pas de l'habitude. « L'État n'est pas souvent là ! » remarque-t-il.

Quant à l'histoire de l'Ademe, il estime que la mesure décidée va pénaliser tout le monde, les particuliers, les entreprises, les collectivités qui, désormais, devront s'adresser à deux guichets différents…

Hier, en fin de journée, Ségolène Royal a apporté son grain de sel à cette affaire en parlant de chantage, mettant en cause « les principes de l'État irréprochable, c'est-à-dire impartial ». Et d'ajouter que « si des aides dues à la Région étaient supprimées, le conseil d'État serait saisi » pour mettre fin à un comportement « antirépublicain ».

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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