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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 10:51

Moudenc-Chollet-Deque-Toutu-LGV.jpgLes groupes d’opposition au maire de Toulouse, Toulouse pour Tous présidé par Jean-Luc Moudenc (UMP) et Toulouse métropole d’Europe piloté par François Chollet (UMP) ont réuni leurs forces et leurs arguments, ce lundi 8 juillet.

A la veille de l’arbitrage que doit rendre le premier ministre Jean-Marc Ayrault sur les préconisations du rapport Duron en matière d’investissements pour les transports, ils « lancent un appel commun à Jean-Marc Ayrault pour la concrétisation du projet Toulouse-Paris en Ligne à grande vitesse (LGV)», résume Jean-Luc Moudenc.

Les préconisations du rapport, établissant deux scenarii pour le projet de ligne Toulouse-Paris via Bordeaux, les inquiètent. « Le premier scénario ne nous inscrit pas au rang des premières priorités. Le deuxième oui, mais par une formule assez aléatoire disant que les travaux seraient lancés à l’horizon 2030. J’ajoute que ce scénario 2 repose sur la mobilisation de ressources considérables et les 5 ou 6 pistes données par le rapport consiste en la création de nouvelles taxes et une amélioration de la conjoncture… En clair: ce rapport Duron ne donne aucune garantie», poursuit Jean-Luc Moudenc, prudent.

Moudenc se méfie d’une opération politicienne

L’imprécision actuelle qui entoure le financement d’un projet évalué à quelques 7 milliards d’euros, inquiète fortement la droite toulousaine. François Chollet, qui s’étonne de l’enthousiasme de la gauche face à autant d’incertitudes, attend que Jean-Marc Ayrault le rassure: « Il ne peut y avoir de LGV crédible sans un engagement majeur de l’Etat et il n’est pas certain qu’il le fasse».

Pour lui, ce rapport Duron repoussant le projet à 2030 quand toutes les prévisions le situaient jusqu’ici pour 2020 est un aveu: « C’est un changement de cap et l’espèce d’élan sacré autour de la LGV s’effrite». Jean-Luc Moudenc remarque que le manque d’unité locale autour du sujet a pu en être l’un des facteurs: « Aucun initiative de lobbying groupé n’a existé. Le parlementaire que je suis n’a d’ailleurs jamais été sollicité pour constituer un bloc autour de ce projet». Marie Déqué regrette, de son côté, l’opposition systématique des écologistes dans ce dossier, tant au conseil régional qu’à la mairie de Toulouse.

Craignant que le gouvernement tente de solliciter considérablement les collectivités locales au financement du projet, malgré des budgets de plus en plus exsangues, la droite toulousaine redoute jusqu’à l’abandon, au final, de cet équipement. »Nous attendons une vraie décision à long terme et nous serons très vigilants face aux effets d’annonce qui pourraient masquer la réalité à l’approche des échéances électorales», signale Jean-Luc Moudenc.

Ne voulant pas qu’une annonce une nouvelle fois imprécise ne serve « de bouée de sauvetage pour Pierre Cohen en vue des élections municipales de 2014», il prévient que « si rien de concret n’est exprimé nous dénoncerons une opération politicienne».

La Voix du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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