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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 18:04

TGV 150Le ministre dévoile le tracé définitif aujourd’hui et le calendrier. Ce n’est pas une surprise au regard des conclusions du rapport Mobilité 21 et des différentes interventions du gouvernement : oui, la LGV Bordeaux-Toulouse va se faire, du moins le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, l’annoncera ce mercredi en dévoilant le tracé définitif. Dans la foulée, il demandera à RFF de lancer l’enquête publique. Enquête publique soumise à des délais incompressibles de procédures qui débutera à la fin du premier semestre 2014, soit après les élections municipales. L’objectif du ministre est d’obtenir une déclaration d’utilité publique pour cette ligne en 2015 avec une mise en service en 2024. À noter que Frédéric Cuvillier annoncera également ce mercredi la réalisation d’une LGV Bordeaux-Dax, avec une mise en service pour 2027.

Ces annonces - dont la rédaction a donné la primeur mardi soir aux élus et représentants d’associations anti-LGV - ne vont pas manquer de soulever des réactions, des satisfactions et des inquiétudes. Pour le président du Conseil général de Lot-et-Garonne, Pierre Camani, convaincu de la nécessité de la LGV comme « clé de développement économique et de l’attractivité du territoire », c’est la satisfaction. « Je suis par ailleurs satisfait que Bordeaux-Dax soit retenu. Il est impensable que l’Aquitaine ne soit pas reliée à l’Espagne, d’autant que cette ligne n’est pas la plus coûteuse. »

 

Même satisfaction du côté du président de l’Agglomération d’Agen, Jean Dionis du Séjour : « L’AA a l’obligation impérative maintenant à se préparer à cette perspective, notamment en accompagnant systématiquement les familles et communes concernées par le tracé afin que ce projet les perturbe le moins possible. »

La question du financement

Néanmoins, les deux élus sont plus circonspects sur le financement de cette LGV. Le maire d’Agen est convaincu que « le plan de financement état-collectivités ne se fera pas. Il faudra penser à une délégation de service public et à des concessions privées. Toujours est-il que l’AA restera fidèle à ses engagements et financera ce qu’elle a promis ». Pierre Camani reste lui aussi sur sa position : « Ce n’est pas que le Conseil général est contre la LGV, au contraire, mais il ne peut pas la financer, à moins de ne plus investir sur le département, ce qui serait impensable. Il va falloir effectivement revoir le plan de financement… et peut-être envisager une part plus importante des opérateurs. »

Le financement. C’est un des spectres brandis depuis des mois par les associations anti-LGV. « Je vois que le ministre s’incline devant le lobbying du BTP, s’assoit sur les recours que nous avons déposés contre ce projet, persiste dans le gaspillage des dépenses publiques et couvre les mensonges de RFF sur la réelle rentabilité de cette ligne. Sans compter que Bordeaux-Toulouse n’est pas une priorité européenne et donc l’Europe ne la financera pas », argue Charles d’Huyvetter pour la Coordination 47. L’association ALTernative LGV, elle aussi, par la voix de son représentant Bernard Faucon-Lambert, parle d’un scandale. « Mais le combat n’est pas fini », ajoute ce dernier tandis que Charles d’Huyvetter promet : « La Coordination 47 fera tout pour empêcher le bon déroulement de l’enquête publique. Et nous envisageons aussi des actions avec nos amis basques… »

Le Sud Ouest

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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