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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 07:10

TGV_1220.jpgALTernative LGV dénonce toujours le coût d'un projet qui met du temps à voir le jour.

Symbolique l'action menée hier matin par les coprésidents et le secrétaire d'ALTernative 47. Devant les grilles de la préfecture à Agen - « symbole de l'État qui pilote le dossier LGV » - Raymond Girardi, Bernard Faucon-Lambert et Michel Pontereau ont brûlé les plans du fuseau LGV Bordeaux-Toulouse.

Ils demandent à rencontrer le préfet d'Aquitaine, coordinateur du dossier LGV pour le Sud-Ouest, afin de lui commenter l'étude réalisée par le cabinet Claraco qui étaye les arguments avancés par leur association. « Le préfet doit prendre de vraies mesures. »

Ils réclament aussi au Conseil général de Lot-et-Garonne de ne pas participer au financement du fuseau Tours-Bordeaux, soit un engagement de 6,7 millions d'euros. « Si nous nous réjouissons que le Conseil général a voté contre le financement du fuseau Bordeaux-Toulouse, il est toujours favorable au projet. Nous restons donc vigilants », commente Raymond Girardi, conseiller général au Département.

Le temps, c'est de l'argent

« Hormis la région Aquitaine, aucune autre collectivité territoriale ne veut aujourd'hui payer pour l'ensemble du projet LGV. Les uns retirent leur participation et les autres la suspendent, chacun à de bonnes raisons. Depuis une quinzaine de jours, nous constatons la prise de conscience de tous dans un dossier qui traîne en longueur. »

ALTernative LGV affirme que son projet de réaménagement des lignes actuelles coûterait 2,5 milliards contre 7,8 milliards pour la LGV. « Surtout, d'ici trois ans, les travaux de notre projet pourraient être réalisés, contre dix à quinze ans pour la LGV. Tout cela pour quelques minutes de gagnées. Nous sommes des élus responsables. Nous demandons à ce que chacun le soit d'autant plus en cette période difficile. Notre projet tient compte l'aménagement du territoire, et ce de manière concrète et raisonnable. »

« Le dossier LGV avance à la vitesse d'un escargot... », a expliqué Bernard Faucon-Lambert, joignant alors le geste à la parole. Les responsables d'ALTernative LGV ajoutent : « Depuis le début nous affirmons que le dossier LGV est un château de cartes qui, au premier coup de vent, s'écroulerait. C'est exactement ce qui se passe ces derniers jours et ce face à un coût exorbitant, et qui, avec le temps, ne cesse d'augmenter. »

Le Sud Ouest

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