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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 11:06
pyreneenne-15.jpgL'administrateur judiciaire maintient l'entreprise en liquidation.

Le Tribunal de Commerce de Toulouse a mis sa décision en délibéré au 26 juillet prochain mais l'issue ne fait plus guère de doute : La Pyrénéenne sera liquidée.

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La fin d'un feuilleton éprouvant pour les 87 salariés de cette entreprise de BTP, au chômage technique depuis le 27 juin 2012. Sans grand espoir, quelques-uns d'entre eux ont assisté à l'audience du tribunal de commerce. Et accueilli avec fatalisme cette décision sans surprise.

L'entreprise, basée à Villeneuve-les-Bouloc en Haute-Garonne, est en conflit depuis le début de l'année avec la SNCF, Réseau Ferré de France (RFF) et Eiffage. Elle leur réclame plusieurs millions d'euros de factures impayées, selon elle, pour les travaux de doublement de la voie SNCF entre Toulouse et Saint-Sulpice (81).

Ce chantier, qui a duré un an et demi, s'est accompagné selon la Pyrénéenne d'un dépassement du coût des travaux prévu. Un dépassement estimé aujourd'hui à 11 millions d'euros et pour lequel plusieurs réunions de concertation entre les parties ont eu lieu. Sans succès pour l'instant.

Lundi, une trentaine de salariés de l'entreprise de BTP s'était installée devant la gare Matabiau à Toulouse, décidés à passer la journée devant la gare Matabiau à Toulouse. Ils attendaient un signe, notamment des élus régionaux. En vain. Une délégation a finalement été reçue par le nouveau commissaire au redressement productif. A l'issue de la réunion, plus désabusés que jamais, ils ont laissé entendre qu'ils allaient mener d'autres actions.
Si le Tribunal de Commerce confirme la liquidation (ce dont plus personne ne doute), le 26 juillet prochain, l'entreprise disposera alors de quinze jours pour licencier tous les salariés.
En fin d'après-midi, le président socialiste de la région Midi-Pyrénées a réagi à cette liquidation : "Je partage la forte déception suscitée par cette annonce. [...]Je demande que dans les jours qui viennent le dialogue soit repris d’une manière ou d’une autre entre le président du tribunal de commerce, le préfet de région, la direction d’Eiffage, les représentants du personnel de La Pyrénéenne, les fournisseurs et la direction du travail".
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