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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 10:28

TGV_1372.jpgLe gouvernement a annoncé hier un plan d’investissement de 12 milliards pour les dix prochaines années. La santé, le numérique, mais surtout les transports et la transition énergétique sont au centre des projets qui veulent aussi envoyer un signal positif aux écologistes.

Cap sur les années 2020. Jean-Marc Ayrault a dévoilé hier un plan d’investissements pour les dix ans à venir qui recycle nombre de chantiers déjà engagés, mais sera doté d’une enveloppe de 12 milliards d’euros et conditionné à des critères écologiques pour amadouer les partenaires Verts de la majorité. Alors que des voix ne cessent de s’élever dans la majorité pour réclamer moins de rigueur, le gouvernement veut ainsi montrer que la réduction du déficit ne constitue pas le seul horizon. «L’investissement public doit être ciblé, réfléchi, rigoureux», a résumé le chef du gouvernement à l’université Jussieu à Paris.

Le Premier ministre a souhaité «placer ce programme sous le double emblème de la compétitivité et de la transition écologique», selon son entourage. Le financement du plan sera en partie assuré par des ventes de participations de l’État dans des entreprises publiques. Sur les douze milliards, «la moitié» sera «consacrée» directement ou indirectement «à la transition écologique», a promis Ayrault. Une semaine après le limogeage de Delphine Batho et ses violentes critiques, le gouvernement peut ainsi afficher des ambitions écologiques intactes. Cela n’a pas empêché l’ancienne ministre d’estimer que ce plan «ne permett (ait) malheureusement pas de doter la transition énergétique des moyens nécessaires à sa concrétisation».

Ayrault a ainsi annoncé la généralisation d’ici 2020 du compteur électrique intelligent «Linky» qui permet notamment des économies d’énergie et des relevés à distance. Le budget de l’assurance maladie et l’enveloppe de dépenses hospitalières seront pour leur part mis à contribution à hauteur de 4,5 milliards d’euros par an en faveur de la modernisation des établissements. Autre gros morceau de ce plan d’investissements d’avenir, les transports.

Le gouvernement a voulu rompre, selon Matignon, avec la «logique de grands projets pharaoniques sans le début d’un financement.» «La logique est inverse, on part des besoins des territoires.» L’objectif est ainsi de concentrer les investissements sur le réseau déjà existant et sur les transports du quotidien.

«Une ligne TGV à 12 milliards d’euros, c’est quatre fois le remplacement de tous les trains Corail de France», fait-on valoir à Matignon. «Il s’agit d’agir sur la vie quotidienne des Français

[…] Il nous revient de garantir des moyens de transport rapides, réguliers, sûrs», confirme Ayrault. «Les trains Intercités seront intégralement renouvelés entre 2015 et 2025», a-t-il ainsi annoncé. Concrètement, le gouvernement doit maintenir le début des travaux d’une seule ligne à grande vitesse (LGV) avant 2030 : Bordeaux-Toulouse (voir ci-contre). Les autres LGV sont renvoyées à l’après 2030.

La Dépêche du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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