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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 17:55

jean françois copéCette semaine, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault s'est définitivement disqualifié. Non parce qu'il a eu le courage de porter une réforme nécessaire mais impopulaire dans l'opinion. Non, Jean-Marc Ayrault s'est discrédité car il a été l'auteur d'un incroyable « couac » qui, après 5 mois de reculades et d'amateurisme, achève de démontrer qu'il n'est pas au niveau de compétence qu'exige sa fonction. Mercredi 24 octobre, il a annoncé la censure du texte sur le logement social avant même que le Conseil constitutionnel, plus haute autorité judiciaire de la République, ne se réunisse pour délibérer sur cette loi. En clair, le Premier ministre a méprisé le principe de séparation des pouvoirs selon lequel le pouvoir exécutif ne doit jamais empiéter sur le pouvoir judiciaire. Une telle attitude est inédite dans l'histoire de la Vème République et justifierait à elle seule que Jean-Marc Ayrault quitte ses fonctions.

Mais cette faute lourde de Jean-Marc Ayrault ne doit pas masquer le fait que le vrai responsable de ces 5 mois de cafouillage à la tête de l'Etat, c'est François Hollande. Ne nous laissons pas leurrer par un Président de la République qui tente de faire porter le chapeau de son début de mandat raté à son Premier ministre. D'abord parce que c'est François Hollande qui a choisi lui-même de faire de Jean-Marc Ayrault son Premier ministre. Ensuite parce les difficultés du gouvernement sont directement liées à l'absence de stratégie lisible de François Hollande. Si François Hollande avait porté une vision ambitieuse pour la France, s'il avait donné un cap clair à son Premier ministre, s'il avait fait preuve d'autorité, jamais son gouvernement ne serait ainsi éparpillé dans une confondante médiocrité quotidienne.

C'est d'ailleurs bien François Hollande lui-même qui avait affiché au grand jour son impréparation, le 31 août dernier, en affirmant qu'il venait de prendre conscience de la « gravité » d'une crise qu'il avait niée durant toute sa campagne électorale. C'est François Hollande lui-même qui a repoussé toute réforme au mieux après 2014 en annonçant son « agenda du redressement », le 9 septembre dernier. C'est enfin François Hollande qui a enterré le rapport de Louis Gallois sur la compétitivité, qu'il avait pourtant lui-même commandé, en déclarant le 20 octobre dernier : « c'est un rapport qui engage son auteur, qui n'engage pas le gouvernement, pas le Président de la République ». Bref, on voit bien que l'absence de lucidité et de courage politique n'est pas l'exclusivité du Premier ministre, c'est un trait de caractère commun aux deux membres du couple exécutif.

Il apparaît finalement que François Hollande semble à l'aise dans ce climat d'improvisation et de luttes intestines qui ressemble au PS, lorsqu'il le dirigeait. Le problème est que la France n'est pas le PS. Alors que nous comptons près de 50 000 chômeurs de plus par mois et que la crise s'accélère nous avons besoin de toute urgence d'une politique de compétitivité au service de l'emploi, pas d'un vaudeville permanent qui décrédibilise notre pays et paralyse notre économie.

UMP

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Publié par Pascale Binet - dans UMP
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