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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 06:25

moudenc-31.jpgIl le dit clairement : «Je serai au rendez-vous de 2014». Voici en exclusivité l’interview de rentrée de Jean-Luc Moudenc. Une rencontre qui s’est faite à quelques mètres du Capitole… L’objet de tous les désirs et d’une stratégie qui commence à se dessiner, avec des messages clairs notamment envoyés à Christine de Veyrac, François Chollet et René Bouscatel. Les bras sont aujourd’hui ouverts mais pourraient se refermer définitivement en 2014 si le projet de deuxième liste à droite et au centre perdure. Quant au bilan de l’action de Pierre Cohen, il est sans concession : «Il faut stopper le processus de dégradation.» Ambitieux et clair dans ses intentions, Moudenc dit tout. Rencontre avec un député déjà en campagne… Municipale !

 

De votre défaite aux municipales en 2008 à votre élection à l’Assemblée nationale en 2012, peut-on qualifier cette période de «traversée du désert» ?

 

Ce fut un peu ça effectivement… Mais, si cette période a été difficile, elle m’a permis d’affirmer ma détermination, de m’ouvrir à des réalités nouvelles, de procéder à certaines remises en cause, de mieux connaître la nature humaine en faisant, par exemple, le tri dans mon entourage. C’est un chemin d’humilité, qui teste la solidité de la personnalité : soit on craque, soit on se renforce… Pas un instant, je n’ai lâché quoi que ce soit dans mon combat pour Toulouse, pour mes idées et contre les mauvaises décisions du pouvoir municipal en place. Avec de nombreux amis, les fidèles et beaucoup de nouveaux – que je remercie – , j’ai fait un travail de fond qui a fini par payer.

Depuis juin dernier, vous êtes le seul député non PS du département. Quel enseignement majeur tirez-vous de votre élection ?

 

Mon élection a redonné espoir à tous ceux qui, en Haute-Garonne, et à Toulouse en particulier, aspirent à l’alternance face à l’hégémonie étouffante du Parti socialiste. Elle montre que tout est possible en 2014 ! Alors qu’il y avait partout en France et dans notre région une poussée de gauche, nous avons tout de même su gagner six semaines après l’élection présidentielle. Sur les 577 circonscriptions françaises, seules 4, dont la 3e

de la Haute-Garonne, sont passées de gauche à droite ; mais dans les 3 autres, Nicolas Sarkozy avait atteint 52 à 56% le 6 mai… Seul Député du Centre et de Droite, unique parlementaire de l’Opposition élu au suffrage universel direct, j’ai une responsabilité morale et politique particulière pour représenter nos électeurs et faire entendre une voix différente en Haute-Garonne. Cette responsabilité, je l’exercerai pleinement au cours des cinq années à venir.

 

En tant que député, notamment avec les sessions extraordinaires, comment jugez-vous le départ du quinquennat Hollande ? Et êtes-vous inquiet pour la suite ? ...

 

Pour lire la suite de l'interview exclusif de Jean Luc Moudenc ! Son nom de code est 2014, procurez vous le Journal Toulousain dans tous les kiosques

 

L’œil de notre politologue

Le politologue du JT, Stéphane Baumont, dresse le portrait de Jean-Luc Moudenc

«Il est animé d’une forme de respect vis-à-vis de ceux qui sont les leaders du moment. Cela a été le cas successivement avec Dominique Baudis et Philippe Douste-Blazy. C’est un travailleur rigoureux voire méticuleux, qui avec une lenteur très républicaine, conquiert un à un tous les mandats locaux. Il a l’ambition affichée de reconquérir le Capitole mais a du mal à assumer les risques de cette ambition… Un exemple : Le non-choix entre Copé et Fillon pour la présidence de l’UMP. C’est en cela qu'à sa manière, il est centriste. Il laisse entrevoir tous les scénario pour être certain d’embrasser l’un d’eux. Sa force est d’assumer des victoires qu'on n’imaginait pas, et donc de surprendre !»

 

Repère

1987 : Première élection au conseil municipal de Toulouse

1989 : Directeur de cabinet de Philippe Douste-Blazy à la Mairie de Lourdes

1992 : Elu conseiller régional (aux côtés de Marc Censi)

1994 : Devient conseiller général

2004 : Elu Maire de Toulouse suite à la démission de Philippe Douste-Blazy, et «au nez et à la barbe» des Baudisiens historiques (Jean Diébold, Françoise de Veyrinas et Serge Didier)

2008 : Battu aux municipales par Pierre Cohen

2010 : Devient le président départemental de l’UMP après un terrible affrontement avec la députée européenne Christine de Veyrac

2012 : Elu député de la troisième circonscription

Le JournalToulousain

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