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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 11:10

bolzan-008.jpgJean-Jacques Bolzan, membre de l’UDI et soutien de Jean-Luc Moudenc (UMP) pour les municipales à Toulouse, lance un appel aux membres de son parti.

A l’heure où la bataille pour les élections municipales commence véritablement, quelle est l’ambiance dans le camp de Jean-Luc Moudenc ?

Tout se passe très bien sur le terrain comme dans la préparation du projet municipal. Le travail est conséquent et il portera ses fruits. On peut gagner, on peut mettre Cohen dehors, j’en ai la certitude et pour cela il faut poursuivre ce travail quotidien, se battre en parcourant la ville et en affichant notre bonne connaissance des dossiers. Le membre de l’UDI que je suis se sent très bien dans ce partenariat avec le candidat de l’UMP et je crois que la synergie que nous avons su mettre en place, entre l’équipe de Jean-Luc et ceux de l’UDI qui l’ont déjà rejoint est salutaire. Il est à l’écoute et la contribution que nous avons apportée au programme par l’intermédiaire de l’association Agir pour l’avenir des Toulousains que je préside a été bien prise en compte.

En cette rentrée politique, Christine de Veyrac, investie à Toulouse par votre parti de l’UDI, paraît toujours aussi déterminée et annonce qu’elle ira jusqu’au bout. Comment avez-vous écouté ses déclarations ?

Comme un tournant. Pour moi, Christine de Veyrac n’est plus la candidate de l’UDI. Elle n’affiche pas le logo du parti sur ses affiches ou tracts, elle se déclare libre de tout parti, elle promet qu’elle ira jusqu’au bout de sa démarche oubliant complètement qu’elle est membre d’un parti, l’UDI, qui va prendre des accords, nationaux et locaux, avec son partenaire naturel:  l’UMP. J’ajoute qu’elle ne parle plus non plus de liste unique tandis que c’est ce qu’elle prônait avant l’été, laissant prévaloir, dans la droite ligne des propos de Jean-Louis Borloo, que le partenariat avec l’UMP était incontournable et que la question se posait juste sur la tête de liste. En tant que membre de l’UDI, je ne peux accepter cette façon de faire de la politique consistant à faire valoir son ambition personnelle avant les valeurs de notre famille politique. On ne peut pas sacrifier Toulouse pour une ambition personnelle.

« Le messe est dite à Paris. L’UDI voit bien que rien n’a bougé depuis 6 mois»

Le fait est que nous n’avons pas entendu l’UDI, ni nationalement, ni localement, remettre en cause cette stratégie…

Pour moi, la messe est dite à Paris. Et le prochain accord qui sera conclu avec notre partenaire de l’UMP le confirmera. Les propos que Christine a tenu lors de sa conférence de presse, sa personnalisation de la campagne, m’indiquent d’ailleurs qu’elle l’a sans doute pressenti.

Croyez-vous que l’UDI a fait l’analyse que la proposition de Christine de Veyrac n’avait pas prise à Toulouse ?

Depuis longtemps. L’UDI voit bien que rien n’a bougé depuis 6 mois. Christine de Veyrac est une personnalité faite pour le Parlement européen, sans contestation possible, mais elle n’est pas faite pour une municipalité. Elle n’est pas en connaissance des dossiers et s’est lancée dans une élection dans la quatrième ville de France avec des néophytes qui lui ont par exemple fait faire du porte-à-porte en plein mois d’août… Quand tout le monde est en vacances. Soit un coup d’épée dans l’eau.

« L’UDI doit aussi envisager les élections de 2015. De concert avec l’UMP».

Vous avez fait parti de son équipe au départ…

Compte tenu de la situation politique de notre département, nous avons été plusieurs, le sénateur Alain Chatillon en tête, a faire le choix de porter notre contribution à Jean-Luc Moudenc dans l’intérêt de notre camp, pour voir le centre et la droite avoir une chance de renverser localement la situation. Aujourd’hui, à six mois de l’échéance, conscient des chances que nous avons de gagner, voyant que la candidature de Christine de Veyrac ne décolle pas, je dis que maintenant cela suffit, l’UDI doit rejoindre Jean-Luc Moudenc dans cette campagne et travailler de concert avec l’UMP à la constitution d’une liste unique. Je lance un appel à tous ceux qui veulent jouer un rôle dans ces élections municipales à me rejoindre rapidement pour poursuivre ce travail de partenariat avec la plus large base possible. Il s’agit également de ne plus s’occuper que de Toulouse comme le fait l’UDI de Haute-Garonne depuis un an mais d’avoir une vision départementale, de préparer les élections municipales dans tout le département et de commencer à envisager les échéances de 2015, de concert avec l’UMP, comme cela se fait partout en France, dans les autres fédérations UDI.

N’allez-vous pas complètement à l’encontre de vos instances par cet appel « à déserter» la candidature UDI avant le feu vert national ?

Lorsque j’ai quitté l’équipe de Christine de Veyrac, on me promettait l’exclusion. Suis-je exclu ? Non. Et j’ai même été élu à la tête du Parti radical valoisien de Midi-Pyrénées, avec 80% des voix, sur ma seule personnalité ! Sur le terrain à Toulouse, où je suis depuis longtemps, je n’entends aucun reproche. Les gens se moquent pas mal de nos petites affaires de parti. Ils veulent que l’on parle des problèmes de Toulouse. Et moi aussi. C’est l’esprit général qui m’anime.

La Voix du Midi

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Publié par Pascale Binet - dans Toulouse
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