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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 15:00

« Je tiens à vous faire part de mes réserves sur les conséquences environnementales du projet de gravière aux lieux dits les Maçons et Le Poutou à Saint Jory. … Il n’y a aucune étude d’impact sur les conséquences de ce projet couplé avec le projet de remblaiement partiel et simultané du lac de Braguessous. Comment va se réaliser le remblaiement partiel de ce lac ? Les côtés de ce lac peuvent-ils être considérés comme colmatés ? Doit-on, aujourd’hui envisager un effet drainant comme pour tout nouveau lac ou au contraire un phénomène inverse lié à la nature du sol et à l’ancienneté de la gravière ? Le fait de combler une partie du lac aura nécessairement une incidence sur l’écoulement naturel de la nappe. Sur le dossier ne figure aucune étude sur la variation de la piézométrie (compressibilité des liquides) due aux 2 phénomènes cumulés. … L’étude d’impact de la création de la future gravière concernant les estimations sur le phénomène de l’évaporation de la ressource d’eau ne tient pas suffisamment compte de ce même phénomène déjà existant dans les lacs alentours. A terme, leurs actions conjuguées vont ralentir davantage la réalimentation de la nappe par infiltration et conduira donc au déficit en eau, déficit aussi aggravé par des précipitations annuelles amenées à diminuer. En revanche le nombre d’habitants dépendant de la ressource en eau dans cette zone nord de Toulouse est amené à augmenter considérablement au vu des zonages des PLU des communes aux environs. Il y a donc contradiction entre la nécessité de protéger la ressource en eau et la faisabilité de cette nouvelle carrière. Cette nouvelle perturbation de la ressource en eau va à l’encontre des décisions prises par arrêté du 07 septembre 2009 qui impose des mesures de restriction des prélèvements d’eau à usage agricole « sur la rivière Garonne et sa nappe d’accompagnement ». Certes ces dispositions sont définies à moins de 100 m des rivières mais cette même nappe permet, avec le canal, d’alimenter nos réserves d’eau. Le « système gravière » est étudié de façon isolé alors qu’il est en interaction avec les autres plans d’eau. Il est donc nécessaire de réaliser une étude d’impact avec effet cumulé notamment sur la piézométrie et sur l’évaporation de la ressource d’eau.  La conclusion de l’expert hydrologue « on retiendra en particulier que l’impact a un effet favorable pour la prise de surface du Grand Lac de Lagarde » devrait être plus modérée selon l’échelle de temps envisagée. Il est certes démontré que dans un premier temps, une carrière en eau libre crée un effet drainant à l’amont et donc que le niveau du Lac de Lagarde en aval, augmente de 0,15 m. En revanche, en considérant un effet à moyen et long terme, il est également prouvé que les berges en aval ont tendance à se colmater, ce qui inverse alors le phénomène. A terme nous aurions donc une hausse de la nappe en amont et une baisse de la nappe en aval correspondant au Lac de lagarde. Phénomène tout à fait défavorable au rôle du Grand Lac de Lagarde en tant que ressource d’eau intercommunale. » Thierry Fourcassier, conseiller municipal

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