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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 05:31

communaute-001.jpgCertaines naissances se font dans la douleur, d'autres dans la douceur. Quel sera le cas de la future communauté de communes du Frontonnais ? A ce jour, la question reste en suspens pour ce grand changement qui devrait être effectif en janvier 2013. Sur le principe, la préfecture a donné son accord sans avoir encore signé le document officiel. Afin de mieux mesurer les attentes des dix communes concernées,et pour répondre aux diverses questions de leurs maires ou élus les représentant, le préfet de région, Henri-Michel Comet est venu à leur rencontre, mercredi, invité sur les terres de Marie-Hélène Champagnac, maire de Fronton.

Un tour de table a permis d'évaluer l'état d'avancée du projet mais aussi les attentes et les craintes. Sur la question de la mutualisation des moyens visant à dessiner au mieux l'avenir de ce bassin de vie qui devra accueillir plus de 10 000 nouveaux arrivants d'ici une quinzaine d'années, tout le monde s'accorde à dire qu' «ensemble on est plus fort». Logement, développement économique, petite enfance, social... sur ces compétences et quelques autres, l'unanimité est acquise. En revanche, des doutes des incertitudes subsistent notamment sur l'organisation du temps de travail ou encore sur le rôle des maires une fois la «CCF»créée, le maire, il est vrai, restant toujours le premier élu dans le cœur des Français. «La démocratie y perd beaucoup. Et va-t-on se limiter aux mariages et aux baptèmes?», interroge Louis Vidal, maire de Castelnau- d'Estrétefonds. «La démocratie n'y perd pas. Le travail des uns et des autres, en revanche, change», a expliqué Henri-Michel Comet insistant sur le fait «qu'aujourd'hui, on ne peut jamais apporter une réponse seul».

Un grand virage

Les paroles rassurantes suffiront-elles à faire retomber les inquiétudes ? Ce n'est pas gagné d'autant que tous les élus, dans ce dossier mené avec passion depuis le début, avancent à petit pas, faute souvent de connaissances pléthoriques mais aussi afin d'éviter de commettre des erreurs. L'appréhension, palpable mercredi, est donc normale. La première pierre de l'édifice posée, les élus prennent conscience, chaque jour un peu plus, des enjeux et difficultés qui s'annoncent dans ce bassin de vie à l'aube d'une vraie mutation.

Mais, confiance, il reste encore des semaines avant le grand bond ! Le temps pour tous les acteurs de cette révolution de peaufiner leur copie et également, de commencer à expliquer les rouages de l'intercommunalité. «Je suis conscient que les exigences de nos concitotyens sont à la hausse et les moyens à la baisse (...). Je note une motivation chez vous mais vous invite aussi à prendre des délibérations claires», a conseillé le préfet. L' invitation se mettre autour de la table pour câler au mieux l'avenir est claire. Les prochains mois seront donc chargés. Il feront naître des engouements,des consensus et sans doute des désaccords sur un sujet très difficile. Mais c'est là tout l'intérêt du débat démocratique auquel les communes sont rôdées depuis si longtemps. A elles maintenant de transférer ces échanges constructifs, fédérateurs et souvent passionnés en une vraie réflexion communautaire. De toute façon, ont-elles vraiment le choix?

La Dépêche du Midi

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