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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:52

2012-10-24-Jean-Francois-Cope 1431Il y a six mois aujourd’hui, François HOLLANDE était élu Président de la République, avec la promesse du changement et du « vous allez voir ce que vous allez voir ». Eh bien, voyons, puisque le Parti Socialiste, lorsqu’il était dans l’Opposition, était le champion du bilan permanent dès le lendemain de l’élection de Nicolas SARKOZY.

Alors que les couacs s’enchaînent et que la côte d’avenir du Président est la plus basse jamais enregistrée depuis 30 ans 6 mois après la Présidentielle, nos gouvernants justifient cette situation par des « maladresses de communication ».

 

Si on ne peut nier de telles erreurs, en particulier du Premier ministre, il n’en demeure pas moins que c’est l’absence d’un cap clair qui est la cause d’une telle impopularité aussi soudaine que profonde. Et je vois 6 points majeurs qui l’expliquent :

 

Les matraquages fiscaux de l’été et de l’automne : le Premier ministre, sur ordre du Président lui-même, a tenté de nous faire croire que seul un Français sur dix serait impacté par les hausses d’impôts. C’était un mensonge éhonté, puisque 16 millions de foyers seront touchés par une hausse de l’impôt sur le revenu, de même que 7,5 millions de retraités par la hausse de la fiscalité.

 

La baisse du pouvoir d’achat comme conséquence de la politique gouvernementale. Alors que le PS n’avait de cesse de se focaliser sur cette question pour critiquer, de manière injustifiée, la précédente Majorité, le Gouvernement l’a immédiatement diminué dès son arrivée au pouvoir : taxation des heures supplémentaires pour 9 millions de salariés ; hausse des cotisations retraite pour le retour partiel à la retraite à 60 ans ; taxation de l’épargne salariale.

 

La crise est là et toujours là. On nous avait fait croire que la crise était le fait de Nicolas SARKOZY et que, dès le jour de son départ, elle se serait envolée ! Or, en août, la barre des 3 millions de chômeurs a été franchie et la hausse de septembre montre que le rythme de progression du chômage a été multiplié par deux d’un mois sur l’autre. Une telle accélération, ce ne peut pas être le fait du Gouvernement précédent ! Et que dire de l’incapacité totale de M. MONTEBOURG à poser les bonnes questions sur la compétitivité, qui est la cause profonde de notre chômage structurel ?

 

Le laxisme généralisé en matière de justice. En nommant Manuel VALLS à l’Intérieur, on aurait pu voir un signe de fermeté contre la délinquance. Mais, en réalité, sa nomination a été compensée par celle de Mme TAUBIRA à la Justice qui a décidé le laisser-aller au plus grand bénéfice des délinquants : abrogation des peines plancher pour les multirécidivistes ; suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs ; renoncement à l’objectif d’atteindre 80.000 places dans les prisons ; couacs à répétition sur le cannabis et les salles de shoot…

 

La fin du politique d’intégration et d’immigration courageuse : pour bien accueillir les étrangers sur notre sol sans créer de communautarisme, il faut modérer les flux migratoires afin de ne pas dépasser notre capacité d’accueil. Pourtant, des signaux inverses ont été lancés : suppression de la franchise de 30€ par an pour bénéficer de l’aide médicale d’État (un sans-papier est donc mieux soigné à moindre coût qu’un immigré en situation légale ou qu’un national !) ; baisse de plus de 50% du coût du visa pour obtenir un titre de séjour ; assouplissement des critères exigeants pour obtenir la Nationalité française ; projet de droit de vote des étrangers qui a pour seul but de donner au PS un nouvel électorat, après avoir perdu celui des ouvriers dans les années 1980…

 

La Gauche ne propose rien d’autre que la division : après avoir tant critiqué le Président précédent, le PS et ses alliés passent leur temps à lancer des débats qui divisent profondément les Français ou à pointer des boucs-émissaires, comme pour cacher leur absence de solutions à la crise : mariage et adoption par les couples homosexuels, salles de shoot, dépénalisation du cannabis, droit de vote des étrangers, mesures en direction de ceux qui sont présumés nantis parce qu’ils ne votent pas à gauche (retraités, entrepreneurs, médecins, professions libérales…)

 

Bref, le changement promis n’a pas eu lieu dans le sens prévu, et j’en suis fortement préoccupé pour l’Avenir de notre pays…

Jean-Luc MOUDENC
Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

 

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Publié par Pascale Binet - dans Jean Luc Moudenc Député
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