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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 08:59

TGV_1258.jpgLa rumeur courait sur les voies : désormais en charge des dossiers laissés par sa ministre démissionnaire Nathalie Kosciusko-Morizet (elle est porte-parole du candidat Sarkozy), son Premier ministre François Fillon devait reporter la validation du tracé Bordeaux-Toulouse de la ligne à grande vitesse après les élections législatives de juin prochain. Finalement, la décision est intervenue en fin de semaine dernière, comme le prévoyait le calendrier initial (lire nos précédentes éditions). La décision est aussi conforme et n'est pas franchement un événement en soi : Fillon dit oui au tracé en question, et confirme le choix fait par le comité de pilotage de janvier dernier à Bordeaux. La ligne à grande vitesse (LGV) est donc prévue sur le H 226 pour sa partie en Lot-et-Garonne. Cette option écarte le double franchissement de la Garonne à Boé, et préconise un tunnel à Moirax et un fuseau passant au pied de Layrac. Ce H 226 doit contraindre les collectivités locales à faire un chèque supplémentaire de 80 millions d'€ (sources Réseau ferré de France). Avec l'État qui prendrait en charge une partie du financement, les conseils régional et général, la communauté d'agglomération se retrouvent ainsi dans l'obligation d'augmenter leur participation financière à la réalisation d'un tronçon trop cher pour les finances du département, selon le président du conseil général Pierre Camani. Ce dernier a, en effet, confirmé en février dernier qu'il n'entendait pas financer la Bordeaux-Toulouse comme il a redit récemment qu'il ne remettait pas en question le tronçon Tours-Bordeaux et le concept même de ligne à grande vitesse. Sur le plan purement politique, la LGV devrait ainsi être l'une des questions posées lors de la campagne pour les élections législatives. En 2020, cette ligne à grande vitesse peut mettre Agen à moins de trois heures de Paris. La semaine passée, le président de la SNCF Guillaume Pépy a déclaré qu'abandonner ce projet de LGV « serait une anomalie ».

La Dépêche du Midi

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