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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 07:09

TGV_1340.jpgMaintenir le projet LGV Bordeaux-Toulouse-Narbonne dans la liste des infrastructures retenues par la commission Cuvillier. Jean-louis Chauzy, président d’Eurosud Transport, mobilise pour cela les collectivités et les entreprises au sein d’un colloque le 13 novembre prochain. Maintenir la pression pour que le projet de LGV Bordeaux-Toulouse-Narbonne voit le jour. C’est l’objectif affiché du colloque organisé par l’association Eurosud Transport* le 13 novembre prochain. Alors que le ministre des transports, Frédéric Cuvillier, a créé en juillet dernier une commission chargée d’opérer des coupes sombres dans le schéma national des infrastructures de transport (SNIT) et leur programmation, il n’est pas question pour Jean-Louis Chauzy, président d’Eurosud Transport, que « la LGV Bordeaux-Toulouse-Narbonne fasse partie du toboggan des renoncements. » Rendu de la copie de la commission parlementaire Cuvillier prévu pour le printemps 2013.Il ne s’agit donc pas « de lâcher les rênes », selon Didier Gardinal, président de la CCI de Midi-Pyrénées. Surtout dans le contexte d’un SNIT actuel évalué à 245 milliards d’euros d’investissements d’ici 2030, comptant notamment 14 LGV en projet sur le territoire national, qu’il faut ramener à 41,4 milliards d’euros, enveloppe budgétaire de l’Etat.

Une ligne rentable

Les enjeux sont considérables pour la région. Toulouse est la cinquième aire urbaine française gagnant 16.000 nouveaux habitants par an et la dernière grande ville de France à ne pas disposer de liaison ferroviaire performante avec la capitale. La LGV permettrait de hisser Toulouse au rang de métropole européenne du Sud la reliant à terme à l’Espagne, en premier lieu avec Barcelone, et avec l’Italie, Turin ou Milan. Elle pourrait aussi faire figure d’ici 10 à 15 ans de moyen de transport complémentaire de l’aérien compte-tenu de l’accroissement de trafic de l’aéroport de Blagnac. Un substitut du serpent de mer de second aéroport ? La rentabilité de la ligne LGV, avec près de 2,5 millions d’habitants à Bordeaux, Toulouse, Narbonne et dans le bassin régional, ne fait en tout cas aucun doute. Selon Jean-Louis Chauzy, le retour sur investissement est de l’ordre de 4,5 fois le coût initial, évalué à 8 milliards d’euros pour la partie Tours-Bordeaux, 4 milliards d’euros pour Bordeaux-Toulouse et 3 milliards d’euros pour Toulouse-Narbonne.

Un partenariat public-privé incontournable

Le financement fera appel à des partenariats public-privé. « Il faut accepter des modes de financement innovants alliant l’Etat mais aussi les collectivités locales et le privé pour faire avancer le projet. L’Etat ou les collectivités ne peuvent plus tout faire », explique Jean-Louis Chauzy. La LGV Tours-Bordeaux fait déjà l’objet d’une concession entre RFF et Vinci pour une durée de 30 ans. La région Midi-Pyrénées participe au financement de la ligne Tours-Bordeaux mais le conditionne au maintien de la seconde phase Bordeaux-Toulouse.

Des emplois à la clé

En termes d’emplois, Bruno Cavagné, président de la FRTP, chiffre à 8 emplois « préservés plutôt que créés pour être honnête en ces temps de crise » par million d’euros de travaux entrepris. Et d’assurer que les partenariats public-privé ne sont pas réservés aux grands groupes mais que « 20 à 30% des travaux sont aussi dévolus à des PME. »

Le colloque du 13 novembre , ouvert au public, réunissant experts et personnalités politiques, fera l’objet d’un rapport de conclusion qui sera présenté aux parlementaires et au ministre des transports. Du lobbying en bonne et due forme. « Et si cette fois on n’y arrive pas avec Alain Rousset, Sylvia Pinel, Anne-Marie Escoffier, Jérôme Cahuzac et Martin Malvy, c’est à désespérer », conclut Didier Gardinal.
Isabelle Meijers

*Eurosud Transport : Association loi 1901 dont les principaux membres sont la Région Midi-Pyrénées, Toulouse Métropole, FRTP Midi-Pyrénées, CCIR Toulouse, les CCI de région, la SNCF Midi-Pyrénées, la Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées, la Caisse des Dépôts et Consignations….

Sur la photo de gauche à droite : Didier Gardinal, président de la CCI de Midi-Pyrénées, Jean-louis Chauzy, président d’Eurosud Transport, et Bruno Cavagné, président de la FRTP Midi Pyrénées.

ToulEco

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Publié par Pascale Binet - dans TGV LGV
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