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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 07:23

gerard-depardieu.jpgIl y a des moments dans la gestion d’un pays, où les signes et les symboles envoyés sont aussi importants que les actes. Pendant sa campagne, François Hollande avait fait de la finance son ennemi n°1 afin de satisfaire un électorat. Aujourd’hui à l’Elysée, et secondé par le gouvernement Ayrault, le Président continue à inquiéter les marchés avec des mesures toutes aussi discutables les unes que les autres. Avec toujours la même cible : le monde de l’entreprise. La fiscalité est annoncée galopante et les perspectives d’une quelconque reprise ne semblent pas arriver. Les chefs d’entreprises, les hommes d’affaires, les créateurs d’emplois, ceux qui innovent, ont besoin de confiance pour avancer. Ils ont besoin d’y voir clair pour construire l’avenir. Or, ce contexte n’est pas de rigueur aujourd’hui. Pire, les décideurs économiques sont montrés du doigt par les politiques… Alors comment ne pas s’étonner d’une rumeur annonçant il y a quelques semaines l’exil fiscal de Bernard Arnault, le patron du groupe de luxe LVMH ? C’est au tour maintenant de notre «monstre sacré» du cinéma, Gérard Depardieu, de faire la une de l’actualité, en dévoilant son départ pour la Belgique et plus particulièrement le village de Néchin où résident déjà près de 2000 exilés français.

«Cyrano de Bergerac» ne sera que le premier d’une longue liste

Un exemple qui devrait interpeller notre gouvernement. A ce rythme-là, et en maintenant son projet de taxe à 75% sur les hauts revenus, François Hollande ne va faire qu’accentuer cette exode, et l’acteur de «Cyrano de Bergerac» ne sera que le premier d’une longue liste. A la faveur d’une mesure qui n’est que symbolique, car non impactante sur l’ensemble de notre économie, le gouvernement va faire fuir ceux par qui le salut devrait venir… Se tromper de cible peut parfois avoir de lourdes conséquences, car le dogme et l’idéologie en temps de crise ne sont souvent pas la bonne recette. Le politique n’a qu’une seule responsabilité aujourd’hui : le pragmatisme. En conséquence, l’ennemi ne peut pas être la finance…

Marcial-Gérald Layani

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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