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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 07:00

legislative-015.jpgIls sont un maigre lot de consolation pour la droite: Jean- Luc Moudenc, Laurent Marcangeli et Jean-Frédéric Poisson ont pris à contrepied les résultats nationaux. En comparaison des lourdes pertes enregistrées dimanche soir, ils sont un maigre lot de consolation. Mais ils accomplissent un exploit: chiper des circonscriptions à la gauche, à rebours du mouvement national. Si l’on met de côté les effets du redécoupage de 2009 –par exemple, des circonscriptions coupées en deux qui envoient deux députés de droite à l’Assemblée au lieu d’un–, ils sont trois élus, deux UMP et un du parti chrétien démocrate, à rejoindre les «survivants» de la droite au Palais bourbon. Dans les Yvelines, Jean-Frédéric Poisson (photo AFP) a fait la joie de Christine Boutin, en reprenant le siège de sa mentor à Rambouillet. Le candidat du petit Parti chrétien démocrate, soutenu par l’UMP, l’avait déjà occupé de 2007 à 2009 lorsque la ministre du Logement était entrée au gouvernement. Avant de céder sa place, lors d’une législative partielle en 2010, à la Verte Anny Poursinoff. Opposé à la candidate sortante, ce chef d’entreprise de 49 ans était en tête de onze petites voix au premier tour. Et l’a emporté dimanche plus confortablement avec 53,65% des voix.

Egalement à rebrousse-poil des résultats nationaux, la Corse a élu trois députés UMP sur les quatre circonscriptions, dont Laurent Marcangeli (UMP) dans la 1re de Corse du Sud. Le jeune Ajaccien de 31 ans passe sur le fil, à 50,52%, contre le divers gauche sortant Simon Renucci. Déjà conseiller général de Corse-du-Sud et conseiller municipal d’Ajaccio depuis plus de dix ans, il prend date pour les prochaines municipales.

Le cas Moudenc, à Toulouse, est moins simple, sa circonscription, la 3e de Haute-Garonne, ayant été redessinée. Mais dans un département où la gauche emportait les huit sièges en 2007, l’ancien maire UMP la prive cette fois du grand chelem. Jean- Luc Moudenc, avec ses 350 voix d’avance (50,41%) sur François Simon (EELV), reprend donc le siège de l’actuel maire (PS) de Toulouse, Pierre Cohen, qui ne se représentait pas aux législatives. Le candidat «majorité présidentielle» avait été handicapé par la candidature dissidente du socialiste Alain Fillola, au premier tour.

Libération

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