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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 18:05

gregoire-carneiro-02.jpgLe 26 septembre dernier, le conseil municipal a émis un avis défavorable, 23 voix contre, 2 abstentions, contre la proposition communautaire du dossier de mise en compatibilité du Plan d’Occupation des Sols avec le projet du BUN. Grégoire Carneiro, maire de Castelginest, revient sur les motivations de cette décision. Interview.

Nous avons toujours été favorables à la création d’un boulevard urbain tant qu’il s’est inscrit dans la perspective d’une mise à niveau des équipements du Nord-Toulouse. Mais nous restons méfiants quant à une volonté de densification de logement, à mon sens basée sur une hypothèse de croissance démographique erronée.

C’est-à-dire ?

Le Grand Toulouse table sur 5 % d’augmentation de la population, or sur le secteur, on prévoit une hausse qui ne dépassera pas les 2 %. Nous ne voulons pas d’un boulevard pour faire uniquement de l’habitat. Qui plus est, le BUN a un coût, 150 M d’€. La communauté urbaine va demander aux promoteurs immobiliers d’y contribuer. Comment cela va se traduire ? Par des logements bâtis à la va-vite et en hauteur pour un maximum de rentabilité. Le BUN oui, mais pas avec des collectifs de plus de deux, voire trois étages. Je refuse que Castelginest ressemble à quelques Zones d’Aménagement Concerté (ZAC) qu’on retrouve d’ailleurs à Toulouse, et pas très loin d’ici…

Que comptez-vous faire alors ?

Tout d’abord, certaines remarques que nous avions formulées lors de l’Enquête ont été prises en compte, ainsi, aucune maison ne sera détruite. En revanche, d’autres ont été refusées dont deux importantes ; nous voulions récupérer un terrain communal de 2 ha dédié à l’origine à la création de logements, mais destiné par le Grand Toulouse à la création d’un parking, mais j’ai bon espoir d’une négociation intelligente. Nous avions aussi demandé à ce que les terrains concernés par le tracé ne soient pas tous bloqués afin que leurs propriétaires puissent continuer à en garder la maîtrise. Néanmoins, pour éviter qu’on nous impose cette densification liée au BUN, nous avons mis en place une ZAC de 50 ha d’intérêt communal, donc réservée. Nous coopérerons quand même avec le Grand Toulouse, si nos demandes sont entendues.

La Dépêche du Midi

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