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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 05:47

thomas simonianEntre 1988 et 1991 Jérôme Cahuzac était conseillé du ministre de la santé de l’époque Claude Evin, en charge notamment des relations avec l’industrie pharmaceutique. Deux ans après il crée un cabinet de conseil à destination de cette même industrie… Cet état de fait n’a semble-t-il pas alerté grand monde, et pourtant tous les indices de probité concernant l’intéressé étaient déjà là. Cela n’a pas empêché François Hollande et Jean-Marc Ayrault d’en faire leur ministre du budget. Mais comment les rendre pour seuls responsables de l’affaire qui éclate aujourd’hui ? C’est tout un système qui arrive à bout de souffle. Un système qui confine nos élus dans un microcosme où sans qu’ils s’en rendent forcément compte, tout est permis.

Profitons de cette crise morale

Mediapart a révélé coup sur coup les affaires Bettencourt et Cahuzac… Le pire reste d’ailleurs peut-être à venir. Sûrement. Mais il faut toujours savoir profiter d’une crise pour rebondir. François Hollande a donc cette chance d’être dans une situation où rien ne peut être pire. Il a l’opportunité de devenir le président qui aura enfin moralisé la vie politique… A lui de faire ! Ou pas. Si en revanche il ne fait rien, ou pas grand-chose (des « mesurettes »), il prend le risque de rompre à jamais le lien avec les Français. L’autre risque étant que l’enquête en cours mette en lumière le fait qu’il ait été informé de l’existence du fameux compte de Cahuzac… Alors que lui resterait-il comme cartouche ? Je cherche, je cherche. Je ne vois pas. Hollande est sur le fil du rasoir et il le sait. Son élection s’est déjà faite en plein d’une crise économique et financière sans précédent, elle coïncide désormais avec une grave crise morale. La responsabilité est lourde.

Une responsabilité qui incombe aussi aux élus locaux

S’ils sont aujourd’hui les premières victimes de ces affaires en cascade, les élus locaux ont maintenant un vrai rôle à jouer, dans une confiance à retrouver entre le corps politique et les citoyens. La transparence va leur être exigée en priorité. Ils sont notre premier lien avec le pouvoir. Pour les aider dans cette tâche, une loi sur la moralisation de la vie publique est donc nécessaire. Et vite ! Alors les questions du cumul des mandats, du cumul des émoluments, des avantages divers et variés, des déclarations de patrimoines, des conflits d’intérêts (éviter par exemple qu’un parlementaire puisse être également avocat d’affaires) et de la lutte contre les paradis fiscaux doivent être mises sur la table. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas …

Le Journal Toulousain

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Publié par Pascale Binet - dans Région
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