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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 06:37

A320.jpgLe site Croix-du-Sud, à Blagnac, est un des trois pôles de maintenance aéronautique d’Air France sur notre territoire, spécialisé dans les grosses révisions des courts et moyens courriers.

Existant depuis les années 30, le site de Montaudran employait 1.000 salariés avant son déménagement à Blagnac en 2004. Aujourd’hui, il ne reste plus que 500 employés à Blagnac.

Les organisations syndicales m’ont alerté au sujet d’un nouveau plan de la direction visant à délocaliser une partie de l’activité vers le Maroc pour ne conserver que 380 emplois sur le site.

Il s’agit là d’une grave remise en cause de la parole donnée en 2004, lors du déménagement de Montaudran vers Blagnac par Jean-Cyril SPINETTA, qui s’était engagé au maintien de 500 emplois sans limitation de durée.

La direction annonce le maintien de la maintenance des A320 à Croix-du-Sud mais sans indiquer dans quelle proportion. Si la plupart reste à Blagnac, alors il s’agit d’un plan d’économies qui peut s’expliquer par la crise du secteur, mais qui n’excuse pas le reniement de la parole donnée. Si la majeure partie de l’activité est reprise par le site marocain, alors il s’agira purement et simplement d’une délocalisation qui n’a rien à voir avec un plan d’économies conjoncturel. Et cette situation serait d’autant plus en contradiction avec les engagements de 2004 !

Très attentif à ce dossier, j’attends de la Direction qu’elle précise ses orientations : dans quelle proportion la maintenance des A320 sera-t-elle délocalisée au Maroc ? Air France Industries ne peut-elle pas compenser ce déménagement partiel d’activité par l’arrivée à Blagnac de la maintenance de longs courriers ?

Le Gouvernement lui aussi doit agir pour faire respecter la parole donnée : il en a le pouvoir car l’État est actionnaire d’Air France à hauteur de 16%. C’est la raison pour laquelle je saisis le Ministre concerné, M. MONTEBOURG, d’une Question Écrite.

Cette annonce est une bien mauvaise nouvelle pour l’économie locale après celles de Freescale, Sanofi, Thalès… Les salariés peuvent être assurés de mon entier soutien et de ma détermination à ne pas laisser saboter les établissements locaux, en particulier quand leur excellence est reconnue bien au-delà de notre territoire !

Sur le fond, ce dossier souligne l’urgence pour notre pays de s’engager, au plus vite et avec courage, dans la voie de réformes destinées à restaurer sa compétitivité : il y a urgence ! C’est la condition indispensable pour stopper le processus de désindustrialisation, permettre à nos entreprises de regagner des parts de marchés et des marges, maintenir les emplois, en créer d’autres et redonner du pouvoir d’achat aux salariés.


Jean-Luc Moudenc

Député de la Haute-Garonne
Maire de Toulouse de 2004 à 2008

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